moinillon au quotidien

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samedi 18 novembre 2017

degré IV, CXXIII

Lestvitsa

Nous tous, qui craignons le Seigneur, efforçons-nous de combattre sous Ses étendards avec toute l’énergie et le courage dont nous sommes capables, de peur que, placés dans une école de vertu, au lieu d’apprendre la science heureuse des bonnes œuvres, nous n’apprenions l’art funeste de devenir vicieux et méchants, astucieux et trompeurs, emportés et colères; et ne soyez pas étonnés que ce malheur arrive quelquefois : car tant que nous sommes dans le monde, soit parmi les matelots, soit parmi les laboureurs, soit ailleurs, les ennemis de notre roi, les démons, ne nous attaquent pas avec une si grande violence; mais dès qu’ils nous voient sous les étendards de notre divin Général, et qu’ils aperçoivent qu’Il nous a reçus à son service, donné des armes, une épée, un habit militaire, alors ils frémissent de fureur, cherchent et emploient toute sorte de moyens et de ruses pour nous perdre; c’est pourquoi nous sommes essentiellement obligés de veiller sans cesse sur nous et autour de nous.

saint Jean Climaque : L'Échelle sainte
(«De la bienheureuse et toujours louable obéissance»  О блаженном и приснопамятном послушании.)

prologue 5 novembre

prologueNous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre Aristocle (un ancien de chez nous).
Les dates sont celles de l'ancien calendrier (julien) qui ont donc 13 jours de décalage par rapport au calendrier civil.
Podcast К молодым любителям монашеского жития


On peut télécharger le fichier en cliquant sur le «podcast».

vendredi 17 novembre 2017

vue d'automne

degré IV, CXXII

Lestvitsa

Mais considérons encore quelle a été sa rare prudence dans les jugements qu’il portait sur les dispositions intérieures des hommes; prudence admirable qu’il n’avait acquise que par une obéissance très parfaite. Dans le temps qu’il demeurait au monastère de Saint-Sabbas, trois moines se présentèrent à lui pour se mettre sous sa discipline. Il les reçut avec une affection toute particulière, et fit tout ce que sa charité lui suggéra pour les remettre de la fatigue du voyage; mais après trois jours, ce saint vieillard leur adressa ces paroles : «Mes Frères, leur dit-il, je ne suis qu’un misérable pécheur; il m’est donc impossible de vous accorder ce que vous me demandez.»
Ces moines ne donnant aucune suite à cette réponse, ni à la raison qu’il alléguait, le prièrent avec, instance de les recevoir au nombre de ses disciples : tant était grande l’idée qu’ils avaient de sa vertu ! Mais, comme ils virent que rien ne pouvait le fléchir ni le gagner, ils se précipitèrent tous à ses pieds, et le conjurèrent avec instance de leur donner au moins quelques règles salutaires de conduite et de leur dire de quelle manière et dans quel lieu ils devaient passer le reste de leur vie. Cédant alors à leurs vœux ardents, et sachant d’ailleurs qu’ils recevraient ses avis avec soumission et humilité, ce saint vieillard dit à l’un d’eux : «Mon fils, il est agréable au Seigneur que vous viviez dans la solitude, sous la direction d’un père spirituel.» Puis s’adressant au second : «Pour vous, lui dit-il, allez et consacrez au Seigneur votre volonté, sans vous en rien réserver, chargez-vous de la croix qu’il vous a destinée; vivez dans un monastère, au milieu de la société des frères, et vous aurez indubitablement un trésor dans le ciel.» Enfin il dit au troisième : «Quant à vous, il faut qu’il n’y ait pas un instant dans votre vie, où vous ne pensiez à cette sentence de notre Seigneur : Celui qui persévérera jusqu’à la fin, sera sauvé (Mt 10.22); allez donc, et faites en sorte que parmi tous les hommes il n’y en ait point qui soient plus sévères ni plus pénibles que celui que vous prendrez pour maître et pour conducteur dans la vie religieuse; ne vous séparez jamais de lui, et chaque jour avalez, comme du lait et du miel, les mépris et les humiliations par lesquelles il vous fera passer.» À ces paroles, un frère répartit à ce grand homme : Mais si ce père spirituel vivait dans la paresse et la négligence, que faudrait-il faire ? — «Quand même vous le verriez, lui répondit-il, tomber dans quelque faute qui vous ferait horreur, demeurez avec lui et contentez- vous de vous dire à vous-même : Mon ami, qu’es-tu venu faire ici ? Alors triomphant de la tentation, vous sentirez toute l’enflure de l’orgueil tomber et s’évanouir, et le feu de la concupiscence diminuer et s’éteindre.»

saint Jean Climaque : L'Échelle sainte
(«De la bienheureuse et toujours louable obéissance»  О блаженном и приснопамятном послушании.)

prologue 4 novembre

Пример терпения и послушания

prologueNous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre Aristocle (un ancien de chez nous).
Les dates sont celles de l'ancien calendrier (julien) qui ont donc 13 jours de décalage par rapport au calendrier civil.
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jeudi 16 novembre 2017

récolte de la betterave sucrière

Vidéo : betterave


C'est sans doute l'ami Joseph qui est au volant de l'arracheuse, mais il est trop tard pour s'en assurer.
Tous les détails sur l'arracheuse-effeuilleuse-décolleteuse dans cette VIDÉO conacrée à la récolte dans la Sarthe

la clef

"Ключом разумения" Господь назвал учение и руководство посредством Закона, могущего приводить ко Христу. Ибо Закон, без сомнения, служит руководителем ко Христу (Гал. 3, 24). Итак, законники по-видимому объясняли Закон, а между тем злонамеренно удерживали ключ разумения и не отворяли дверей Закона, чрез которые могли бы сами они и народ прийти ко Христу. Закон служит дверью ко Христу. Но эта дверь остается заключенной, если кто-нибудь не объяснит премрачной стороны Закона и таким образом не отворит двери.

Толкование Св. Писания блаженного Феофилакта. (Luc, 11, 52)

degré IV, CXXI

Lestvitsa

Histoire de Jean le Sabaïte, ou d’Antiochos
Tandis que j’étais, me dit-il, dans le même monastère, je remarquai un autre moine qu’on avait mis sous la discipline d’un père, homme d’un âge avancé, d’un esprit doux, patient, raisonnable et modéré; mais comme le jeune moine s’aperçut que son maître était plein de respect et de prévenance pour lui, il jugea sagement que cette conduite lui serait autant nuisible et funeste qu’elle l’avait été à plusieurs autres personnes. Il se permit donc de prier ce bon moine qu’il daignât lui accorder de se retirer de sa compagnie. Or, comme il avait encore un autre disciple, il ne fit pas difficulté de lui octroyer sa demande. Ce moine quitta donc ce maître, qui lui donna avec bonté des lettres de recommandation, pour qu’il pût entrer dans un des monastères du Pont.

La première nuit qu’il passa dans ce monastère, il vit en songe des personnes qui le pressaient fortement de leur rendre compte d’une somme d’argent qu’il leur devait; lesquelles, après avoir sérieusement examiné l’état des choses, le convainquirent qu’il était redevable de cent livres d’or. Quand il fut éveillé, il comprit fort bien ce que signifiait cette vision. C’est pourquoi il ne cessait de se répéter à lui-même : Malheureux Antiochos, c’était son nom, il n’est que trop vrai qu’il te reste bien des dettes à acquitter. Je demeurai, continua-t-il, trois ans dans ce monastère, obéissant aveuglément à tout ce qu’on me commandait, et comme j’étais étranger, tout le monde me méprisait, m’humiliait et me maltraitait. Or, après avoir passé ainsi ces trois premières années, j’eus une seconde vision, pendant laquelle un personnage me remit une quittance seulement de dix livres d’or sur les cent que je devais. Je m’éveillai, je compris l’avertissement qui me venait d’en-haut, et je me dis à moi-même : Hélas ! Pendant ces trois ans de travaux et de peines, tu n’as pu payer que dix livres d’or; quand pourras-tu, misérable, t’acquitter des autres ? Il faut donc, pauvre Antiochos, que pour te libérer entièrement, tu supportes de plus grands travaux, et que tu dévores des humiliations plus profondes. Je pris donc la résolution extraordinaire de contrefaire le fou, sans néanmoins faire croire que j’avais entièrement perdu la raison. Les pères du monastère, en me voyant dans cet état, et connaissant d’ailleurs la promptitude avec laquelle j’accomplissais les ordres qu’on me donnait, me chargèrent de toutes les occupations les plus pénibles et les plus difficiles de la maison, et ne me regardèrent plus que comme l’ordure de la communauté. Je passai encore treize ans dans cet état, au bout desquels, les mêmes hommes que j’avais vus, m’apparurent encore pendant mon sommeil, et me donnèrent enfin la quittance de toute ma dette. Or pendant toutes ces années, lorsque les pères m’accablaient de mauvais traitements, la pensée et le souvenir de la dette énorme que j’avais à payer, me remplissaient de force et de courage, et me les faisaient souffrir avec patience et résignation". Voilà, mon cher père Jean, ce que Jean le Sabaïte, ce trésor de sagesse, m’a raconté de lui-même, sous le nom emprunté d’Antiochos. C’était Lui-même qui, par son héroïque patience, avait obtenu d’être déchargé de toute cette dette, et avait mérité le pardon de tous ses péchés.

saint Jean Climaque : L'Échelle sainte
(«De la bienheureuse et toujours louable obéissance»  О блаженном и приснопамятном послушании.)

prologue 3 novembre

1) Необходимо слушаться пастырей и учителей духовных
2) Должно ли сокрушаться в грехах в которых мы уже исповедались перед священником?

prologueNous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre Aristocle (un ancien de chez nous).
Les dates sont celles de l'ancien calendrier (julien) qui ont donc 13 jours de décalage par rapport au calendrier civil.
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mercredi 15 novembre 2017

émission ce soir



A regarder ce soir sur internet à 21 h 35 :
www.histoire.fr/actualit%C3%A9s/historiquement-show-291-le-corps-exp%C3%A9ditionnaire-russe

prologue 2 novembre

1) С кающимися грешниками должно обращаться кротко
2) Неправда, что срок запрещений сокращать невозможно
3) Против лжи

prologueNous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre Aristocle (un ancien de chez nous).
Les dates sont celles de l'ancien calendrier (julien) qui ont donc 13 jours de décalage par rapport au calendrier civil.
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mardi 14 novembre 2017

vue du bois

des baffes

« Des claques maintenant sur les visages de ceux qui ne te confessent pas comme Mère de Dieu, ô Très sainte Souveraine ! »
— Signé saint Jean Damascène, dans le canon des Matines des saints Cosme et Damien célébrés aujourd'hui

degré IV, CXX

Lestvitsa

Histoire de saint Acace
Je me rendrais également coupable de malice et de cruauté si je passais sous silence des choses qu’il n’est pas permis de taire. Or c’est Jean Sabaïte, qui ne m’est pas peu cher, lequel m’a raconté ces choses merveilleuses; et vous savez par votre propre expérience, mon respectable père, combien ce grand homme est exempt de passions et d’exaltation; vous savez aussi combien il abhorre la vaine gloire dans ses paroles. Voici donc ce qu’il m’a dit :
« Il y avait dans un monastère de l’Asie où je demeurais alors un vieillard très négligent et d’une conduite très mauvaise; je vous le dis, non pour juger des intentions secrètes de cet homme, mais pour l’honneur de la vérité. Or il arriva, je ne sais comment, que ce vieillard eut pour disciple Acace, jeune homme d’une admirable simplicité et d’une prudence étonnante.


Ce jeune moine souffrit de la part de son maître tant et de si mauvais traitements que bien des personnes refuseront de les croire; car il ne se contentait pas de le couvrir et de l’accabler d’injures, d’outrages et d’humiliations, mais il le déchirait et lui sillonnait le corps de blessures et de plaies par les coups redoublés qu’il déchargeait sur lui tous les jours. Acace souffrait toutes ces indignités et ces cruautés avec une patience et une sagesse vraiment étonnantes. Or comme chaque jour je voyais que ce saint jeune homme était plus cruellement traité qu’un vil esclave, je lui adressais quelques paroles de consolation lorsque je le rencontrais : "Eh bien, mon cher Acace, lui disais-je, comment vous trouvez-vous aujourd’hui ? Qu’y a-t-il de nouveau pour vous ?" Et, pour toute réponse, ce bon moine me montrait des yeux tout ternes et sans vivacité, un cou tout meurtri et une tête remplie de plaies et de contusions; et comme je savais combien sa patience était grande et généreuse, je me contentais de lui dire pour l’encourager : Courage, mon cher frère, tout va bien; oui, tout va bien : souffrez toujours avec douceur et résignation, et vous recueillerez bientôt les fruits abondants de la patience. Or, après avoir ainsi passé neuf ans sous la férule de cet impitoyable vieillard, son âme sainte s’envola vers le ciel. Cinq jours après la mort d’Acace, son maître alla voir un ancien solitaire, homme très recommandable par ses vertus, et, après l’avoir salué, lui raconta la mort de son saint et fervent disciple. Mais ce bon vieillard lui répondit qu’en vérité il ne pouvait le croire. Alors le maître d’Acace ajouta : "Venez donc avec moi, et vous verrez si je vous trompe". Le solitaire se leva et vint avec ce père sur la tombe de ce grand et vaillant athlète de Jésus-Christ. Quand il y fut arrivé, comme si Acace eût été encore en vie, et en effet il n’était pas mort, puisqu’il n’était que dans le sommeil des justes, il lui adressa ces paroles : "Frère Acace, est-ce bien vrai que vous êtes mort ?" Alors ce noble enfant de l’obéissance donna, même après sa mort, un illustre exemple de soumission; car il obéit à celui qui l’interrogeait, et lui répondit : "Comment pourrait-il arriver, mon Père, qu’un disciple sincère de l’obéissance puisse mourir ?" Ces mots frappèrent le maître de ce jeune moine d’une terreur si forte, que, fondant en larmes, il tomba le visage contre terre, et s’empressa de demander au supérieur de la Laure de lui permettre de fixer sa demeure auprès du tombeau de son disciple. Il obtint cette permission, et passa dans ce lieu le reste de sa vie, en pratiquant une modestie, une patience et une soumission parfaites. Il ne cessait pas de répéter aux pères de cette communauté : Hélas, mes pères, j’ai commis un homicide. »
Or, mon père, je crois devoir vous déclarer que celui qui parlait au jeune Acace était lui-même l’abbé Jean, qui nous a conservé et raconté cette histoire, car cet admirable abbé m’en a raconté une autre, sous un nom emprunté, et j’ai ensuite découvert que c’était à lui-même qu’elle était arrivée.


saint Jean Climaque : L'Échelle sainte
«De la bienheureuse et toujours louable obéissance»

lundi 13 novembre 2017

40e jour

P. Evfimij est décédé il y a 40 jours.
En souvenir, une vidéo de la première homélie qu'il prononça au monastère, il y a plus de six ans.
Sur le Jugement dernier. 

Homélie P. Evfimij 27/02/2011


Царствие Небесное! Вечная память!

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