moinillon au quotidien

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mardi 6 mai 2008

de la charité 4-LXIII

maxime le confesseur Ne consacre pas tout ton temps à discipliner ta chair, mais fixe-lui un programme en rapport avec ses forces et, ton esprit tout entier, tourne-le vers l’intérieur. Car l'entraînement du corps est profitable pour un peu, mais la piété, profitable en tout… (1 Tim 4, 8) et la suite.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

lundi 5 mai 2008

de la charité 4-LXII

maxime le confesseur Si, jugé digne de la connaissance, on garde contre un homme de l’amertume ou de la rancune, on de l'aversion, c’est comme si l'on se blessait les yeux aux buissons et aux ronces. C'est pourquoi la connaissance a besoin nécessairement de l’amour.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

dimanche 4 mai 2008

de la charité 4-LXI

maxime le confesseur Il est en quelque sorte naturel que, surtout au début, la connaissance tire après soi la présomption et l'envie, la présomption à l'intérieur seulement, l'envie et à l’intérieur et à l'extérieur (à l'intérieur, contre ceux qui la possèdent, à l'extérieur, chez eux). La charité donc supprime ces trois défauts : la présomption, puisqu'elle n'enfle pas ; l'envie intérieure, puisqu'elle n'est pas envieuse ; l’envie à l'extérieur, puisqu'elle est patiente et bonne. Il est donc nécessaire à qui possède la connaissance d'avoir aussi l’amour afin de garder toujours son esprit sans blessure.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

samedi 26 avril 2008

de la charité 4-LX

maxime le confesseur L’amour tient son pouvoir d'édification de ce qu'elle n'est ni envieuse, ni amère contre les envieux ; de ce qu'elle ne fait pas montre de ce qu'on lui envie et ne pense même pas quelle l'a déjà acquis, mais, lorsqu'elle ne sait pas, avoue sans fausse honte son ignorance. Ainsi elle rend l'esprit exempt d'orgueil et le prépare sans cesse à progresser dans la connaissance.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

vendredi 25 avril 2008

de la charité 4-LIX

maxime le confesseur Puisque la connaissance enfle et que l’amour édifie (1 Cor. 8, 1), joins connaissance et amour, et, pur d'orgueil, vrai bâtisseur spirituel, tu t'édifieras toi-même et tous ceux qui t'approcheront.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

jeudi 24 avril 2008

de la charité 4-LVIII

maxime le confesseurLe chemin de la connaissance, c'est la liberté intérieure et l'humilité. Sans elles, on ne verra jamais le Seigneur.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

mercredi 23 avril 2008

de la charité 4-LVII

maxime le confesseurSi tu as reçu de Dieu une grâce de connaissance, bien que partielle, garde-toi de négliger la charité et la tempérance, car ce sont elles qui, en purifiant à fond les puissances pathétiques de l'âme, te fraient sans cesse le chemin de la connaissance.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

mardi 22 avril 2008

de la charité 4-LVI

maxime le confesseurTout le but des préceptes du Sauveur, c'est d'arracher l'esprit au désordre et à la haine, pour le mener à Son amour et à celui du prochain. D'où jaillit comme un éclair l'acte de la sainte connaissance.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

lundi 21 avril 2008

de la charité 4-LV

maxime le confesseurQui aime le Christ l'imite en tout tant qu'il peut. Ainsi le Christ n'a cessé de faire du bien aux hommes ; devant l'ingratitude et le blasphème, Il a gardé la longanimité ; outragé et mis à mort, Il est resté patient, sans jamais rejeter le mal sur personne. Voilà les trois grands actes de l'amour du prochain, sans lesquels celui qui prétend aimer le Christ ou posséder son royaume est dans l'illusion : Ce n'est pas celui qui Me dit : « Maître, Maître, qui entrera dans mon royaume, mais celui qui fait la Volonté de mon Père » (Mt 7, 21) ou encore : « Celui qui M'aime gardera aussi mes commandements » (Jn 14, 15).
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

Quelle belle introduction à la semaine de la Passion !

dimanche 20 avril 2008

de la charité 4-LIV

maxime le confesseurNe t'imagine pas avoir la parfaite liberté intérieure, tant que l'objet n'est pas là. Lorsqu'il paraît, si tu restes sans t'émouvoir, pour lui d'abord, et pour son souvenir ensuite, sache alors que tu as atteint ses frontières. Toutefois, même en ce cas, garde-toi des sentiments de mépris : car la vertu, si elle dure, tue les passions ; mais, négligée, elle les réveille.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

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