moinillon au quotidien

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 31 août 2008

propos ascétiques LXXIV

Diadoque Lorsque l'âme est parvenue à la connaissance d'elle-même, elle produit aussi d'elle-même une certaine ferveur qui plaît à Dieu. Car, n'étant plus troublée par les soucis de la vie présente, elle engendre un amour de la paix qui cherche dans une certaine mesure le Dieu de la paix. Mais elle en est vite distraite, soit que le souvenir de Dieu se laisse trahir par les sens, soit que la nature ait vite fait d'épuiser son bien à cause de sa pauvreté. 

Lire la suite...

samedi 30 août 2008

propos ascétiques LXXIII

Diadoque Lorsque l'âme se trouve dans l'abondance de ses fruits naturels, elle met d'autant plus d'ardeur à chanter les psaumes et elle préfère la prière vocale. Mais lorsque l'Esprit Saint agit en elle, alors dans un grand abandon et une grande suavité, elle psalmodie et prie seulement dans son cœur. Lorsqu'elle s'attache au premier mode de prière, elle éprouve une joie imaginative, mais dans le deuxième mode viennent les larmes spirituelles, suivies d'une sorte de jubilation avide de silence.

Lire la suite...

vendredi 29 août 2008

propos ascétiques LXXII

Diadoque Le théologien dont l'âme s'affine et s'enflamme au contact de la parole de Dieu, s'approche, après des vicissitudes des larges espaces de l'impassibilité. Car il est dit les paroles du Seigneur sont des paroles pures, de l'argent épuré au creuset, affiné dans la terre (Ps 11, 7). Le gnostique, lui, fortifié par l'expérience en acte, s'élève au-dessus des passions.

Lire la suite...

jeudi 28 août 2008

propos ascétiques LXXI

Diadoque La parole de la science nous apprend que nombreuses sont les passions qui, dans les débuts, viennent troubler l'âme contemplative, mais surtout la colère et la haine. Cela vient non pas tant des démons qui fomentent ces passions, que du progrès même de l'âme. En effet, tant que l'âme accorde sa conduite à la sagesse du monde, elle a beau voir le droit foulé aux pieds par certains, elle demeure sans émotion ni trouble, car elle est trop préoccupée par ses propres désirs pour considérer le droit de Dieu.

Lire la suite...

mercredi 27 août 2008

propos ascétiques LXX

Diadoque De même que les portes des bains, si on les ouvre trop souvent, laissent bien vite partir au dehors la chaleur du dedans, de même l'âme, lorsqu'elle veut multiplier les paroles, même si elle ne dit rien que de bon, disperse son propre souvenir de Dieu, à travers la porte de la voix.

Lire la suite...

mardi 26 août 2008

propos ascétiques LXIX

Diadoque Dans les débuts, d'ordinaire, la grâce illumine l'âme, en lui donnant une perception intense de sa lumière ; mais dans la suite du combat spirituel, le plus souvent, c'est en secret qu'elle réalise ses opérations mystérieuses dans l'âme contemplative. Ainsi, elle nous remplit de joie au moment où elle nous lance sur la trace des contemplations divines, en nous appelant de l'ignorance à la science, mais, au milieu des combats, elle maintient notre science à l'abri de la vaine gloire. Il convient donc de modérer notre affliction quand nous nous croyons abandonnés, pour nous amener à plus d'humilité et à plus de soumission devant la gloire du Seigneur, mais aussi de savoir nous réjouir au moment favorable, lorsque nous sommes soulevés par une bonne espérance.

Lire la suite...

lundi 25 août 2008

propos ascétiques LXVIII

Diadoque Le plus souvent, notre esprit supporte avec peine la prière, parce qu'étroite et resserrée est la vertu de prière, mais pour la théologie, il s'y adonne avec joie parce que larges et amples sont les contemplations divines. Donc, pour éviter de laisser le champ libre à notre esprit pour multiplier les paroles ou pour s'envoler à l'excès dans sa joie, livrons-nous le plus souvent possible à la prière, à la psalmodie, à la lecture de l'Ecriture Sainte, sans négliger les méditations d'hommes instruits qui affirment leur foi dans leurs paroles.

Lire la suite...

dimanche 24 août 2008

propos ascétiques LXVII

Diadoque Tous les dons de notre Dieu sont très bons et nous procurent toute bonté, mais rien n'enflamme notre cœur et ne l'entraîne à l'amour de Sa bonté autant que la théologie. Germe printanier de la grâce divine, elle accorde aussi à l'âme des dons qui sont absolument premiers. D'abord, en effet, elle nous dispose à mépriser avec joie tout l'attachement à cette vie, à la pensée que à la place de nos désirs périssables, nous trouvons dans la Parole de Dieu une richesse qui dépasse toute expression. Ensuite, elle illumine notre esprit, de son feu transformant et l'associe aux esprits liturgiques.

Lire la suite...

samedi 23 août 2008

propos ascétiques LXVI

Diadoque C'est en fonction des biens que nous avons que le Seigneur nous demandera compte de notre compassion et non en fonction de ceux que nous n'avons pas. Si donc ce que je peux donner sur un long espace de temps, je le distribue bonnement, par crainte de Dieu, en peu de temps, en quoi pourrais-je encore encourir des reproches, moi qui n'ai plus rien ? Mais quelqu'un dira : « D'où viendront désormais les secours pour les pauvres, habitués à recevoir de nous, jour après jour, des dons modestes ?»

Lire la suite...

vendredi 22 août 2008

propos ascétiques LXV

Diadoque C'est une détermination bien appropriée et utile en tous points, sitôt connu le chemin de la piété, que de vendre tous nos biens, pour distribuer l'argent ainsi obtenu, selon le commandement du Seigneur, et de ne pas en venir, sous prétexte de vouloir obéir en tout aux commandements divins, à négliger ce précepte salutaire.

Lire la suite...

- page 4 de 98 -