moinillon au quotidien

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mardi 22 avril 2008

métropolite Philarète de Kiev

Philarete-KievLe Saint-Synode de l'Église orthodoxe d'Ukraine (PM) a décidé (Journal n° 27) de présenter au patriarche Alexis la documentation nécessaire à la canonisation universelle du métropolite Philarète (Amphithéatrov) de Kiev. Le métropolite de Kiev a vécu (1779-1857) à la même époque que son homonyme — le célèbre métropolite de Moscou (Drozdov) qui a été canonisé récemment.
Né  le 30 avril 1779, Théodor Amphithéatrov est tonsuré à 19 ans, à la fin de ses études au séminaire. En 1798, il devient diacre, en 1799 (à 20 ans !) il devient prêtre-moine, à 25 ans il est promu archimandrite.
Il eut à subir bien des misères de la part de son évêque d'Orlov, qui le fit exiler à Ufa, puis de la part de celui d'Ufa. Il est "sauvé" par sa mutation à l'académie théologique de Saint-Pétersbourg, puis à celle de Moscou grâce à la protection du futur métropolite Philarète de Moscou.
En 1819, il est ordonné évêque de Kalouga, en 1825 à Riazan, en 1828 à Kazan ; en 1837 il devient métropolite de Kiev.
Il meurt le 21 décembre/3 janvier 1857. En 1994, ses reliques furent transportées à la laure des Grottes de Kiev dans les grottes éloignées où reposent de très nombreuses reliques de saints, comme saint local de l'Église d'Ukraine.

Saint Philarète de Kiev était plus praticien que théoricien — il incarnait l'esprit de l'orthodoxie et du monachisme plus dans les actes que dans les mots.
J'ai une affection particulière pour ce saint évêque qui fut si humble devant les adversités. Ses relations avec saint Théophile, le fol en Christ de Kiev, — un autre de mes saints préférés — sont décrites dans le livre sur sa vie (un ouvrage à recommander !).
Il y a donc beaucoup de chances pour que la canonisation «universelle» de saint Jean de Changhaï et de saint Philarète de Kiev soit décidée le même jour !

Source

samedi 29 mars 2008

le miracle de Pierre et Fevronia

Pierre et FevroniaLe Récit de la vie de Pierre et Févronia de Mourom  (en français) est un classique de la littérature russe du XVe s.
Pour nous faire pardonner la japoniaiserie (ou plutôt la chioioiserie) ci-dessous, un lecteur nous incite à dire quelques mots sur ces saints russes du XIIIe s., à l'occasion de la décision  prise il y a trois jours par les membres du comité pour la politique sociale du Conseil de la Fédération de Russie d'instaurer le 8 juillet une fête des Saints Pierre et Fébronie, patrons de la famille et de l'amour conjugal chez les chrétiens orthodoxes russes, en remplacement de la fête "vulgaire" et "consumériste" de la Saint-Valentin.
La «Saint-Valentin» occidentale est critiquée par l'Église orthodoxe mais elle l'est aussi par l'Église catholique en Russie : le secrétaire de la Conférence des évêques catholiques de Russie a indiqué que dans les églises catholiques de Russie, le 14 février, il convenait de célébrer les saints Cyrille et Méthode, la fête de saint Valentin étant « facultative » (on ne trouve d'ailleurs pas de lien entre la vie de saint Valentin et la célébration de l'amoureusité).

En réalité, la fête du saint prince Pierre de Mourom et de son épouse sainte Févronia existe depuis bien longtemps, puisqu'ils ont été canonisés en 1547.
Je propose dans la suite du billet un bref récit de leur vie. Certains diront que c'est un thème bien peu monastique. Mais si Pierre et Févronia sont bien les protecteurs des couples, David et Evfrosinia sauront nous convaincre des vertus du monachisme.
Icône en grand format des deux saints à la fin du billet.

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dimanche 3 février 2008

Maxime le Confesseur

Maxim-Ispov
Une russe icône de saint Maxime datant du début du XVIIe s.
Trois ans avant sa mort, le saint fut martyrisé de telle sorte qu'on lui trancha la langue et la main droite. Mais cela ne fit pas taire ce grand théologien dont les œuvres poursuivent sa prédication jusqu'à nos jours. (envoyé par p. S.)

mardi 1 janvier 2008

saints Boniface et Aglaé

Boniface

En ces jours de fêtes qui manquent bien souvent de retenue, voici la vie émouvante de deux saints qui sont fêtés aujourd'hui.

Saint Boniface souffrit le martyre, sous Dioclétien et Maximien, dans la ville de Tarse, mais il fut enseveli à Rome sur la voie latine.
C'était l’intendant d'une noble matrone appelée Aglaé. Ils vivaient criminellement ensemble, mais touchés l’un et l’autre par la grâce de Dieu, ils décidèrent que Boniface irait chercher des reliques des martyrs dans l’espoir de mériter, au moyen de leur intercession, le bonheur du salut, par les hommages et l’honneur qu'ils rendraient à ces saints corps.

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mercredi 22 novembre 2006

saint Nectaire d'Egine

Nectaire d'EgineSaint Nectaire d'Égine, dont nous célébrons la mémoire aujourd'hui, est un grand thaumaturge  du XXe siècle. Sa vie humble et digne est un grand exemple de sainteté contemporaine.

Notre saint Père Nectaire naquit le 1er octobre 1846, en Sèlybrie (Thrace), d’un couple de pauvres mais pieux chrétiens : Dimos et Marie Képhala. Nommé Anastase au saint Baptême, il montra dès son enfance une grande piété et un goût profond pour l’étude. Comme sa mère lui apprenait le Psaume 50, il aimait à répéter le verset : J'enseignerai tes voies aux pécheurs... (Ps 50, 15). Après avoir reçu l’enseignement élémentaire dans sa patrie, il fut envoyé par ses parents à Constantinople pour poursuivre son éducation, tout en travaillant comme employé dans un magasin. Le jeune garçon restait alors insensible aux troubles de la vie mondaine et se préoccupait seulement d’édifier en lui, nuit et jour, l’homme intérieur à l’image du Christ, par la prière et la méditation des écrits des saints Pères.

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