Le Saint-Synode de l'Église orthodoxe d'Ukraine (PM) a
décidé (Journal n°
27) de présenter au patriarche Alexis la documentation nécessaire à la
canonisation universelle du métropolite Philarète (Amphithéatrov) de Kiev. Le
métropolite de Kiev a vécu (1779-1857) à la même époque que son homonyme — le
célèbre métropolite de Moscou (Drozdov) qui a été canonisé récemment.
Né le 30 avril 1779, Théodor Amphithéatrov est tonsuré à 19 ans, à la fin
de ses études au séminaire. En 1798, il devient diacre, en 1799 (à 20 ans !) il
devient prêtre-moine, à 25 ans il est promu archimandrite.
Il eut à subir bien des misères de la part de son évêque d'Orlov, qui le fit
exiler à Ufa, puis de la part de celui d'Ufa. Il est "sauvé" par sa mutation à
l'académie théologique de Saint-Pétersbourg, puis à celle de Moscou grâce à la
protection du futur métropolite Philarète de Moscou.
En 1819, il est ordonné évêque de Kalouga, en 1825 à Riazan, en 1828 à Kazan ;
en 1837 il devient métropolite de Kiev.
Il meurt le 21 décembre/3 janvier 1857. En 1994, ses reliques furent
transportées à la laure des Grottes de Kiev dans les grottes éloignées où
reposent de très nombreuses reliques de saints, comme saint local de l'Église
d'Ukraine.
Saint Philarète de Kiev était plus praticien que théoricien — il incarnait
l'esprit de l'orthodoxie et du monachisme plus dans les actes que dans les
mots.
J'ai une affection particulière pour ce saint évêque qui fut si humble devant
les adversités. Ses relations avec saint Théophile, le fol en Christ de Kiev, —
un autre de mes saints préférés — sont décrites dans le livre sur sa vie
(un ouvrage à recommander !).
Il y a donc beaucoup de chances pour que la canonisation «universelle» de saint
Jean de Changhaï et de saint
Philarète de Kiev soit décidée le même jour !
vies des saints
mardi 22 avril 2008
métropolite Philarète de Kiev
Par ptit moine le mardi 22 avril 2008, 11:00
samedi 29 mars 2008
le miracle de Pierre et Fevronia
Par ptit moine le samedi 29 mars 2008, 11:00
Le Récit de la vie de Pierre et
Févronia de Mourom (en
français) est un classique de la littérature russe du XVe s.
Pour nous faire pardonner la japoniaiserie (ou plutôt la chioioiserie)
ci-dessous, un lecteur nous incite à dire quelques mots sur ces saints russes
du XIIIe s., à l'occasion de la décision
prise il y a trois jours par les membres du comité pour la politique sociale du
Conseil de la Fédération de Russie d'instaurer le 8 juillet une fête des Saints
Pierre et Fébronie, patrons de la famille et de l'amour conjugal chez les
chrétiens orthodoxes russes, en remplacement de la fête "vulgaire" et
"consumériste" de la Saint-Valentin.
La «Saint-Valentin» occidentale est critiquée par l'Église orthodoxe mais elle
l'est aussi par l'Église catholique en Russie : le secrétaire de la Conférence
des évêques catholiques de Russie a indiqué
que dans les églises catholiques de Russie, le 14 février, il convenait de
célébrer les saints Cyrille et Méthode, la fête de saint Valentin étant «
facultative » (on ne trouve d'ailleurs pas de lien entre la vie de saint
Valentin et la célébration de l'amoureusité).
En réalité, la fête du saint prince Pierre de Mourom et de son épouse sainte
Févronia existe depuis bien longtemps, puisqu'ils ont été canonisés en
1547.
Je propose dans la suite du billet un bref récit de leur vie. Certains diront
que c'est un thème bien peu monastique. Mais si Pierre et Févronia sont bien
les protecteurs des couples, David et Evfrosinia sauront nous convaincre des
vertus du monachisme.
Icône en grand format des deux saints à la fin du billet.
dimanche 3 février 2008
Maxime le Confesseur
Par ptit moine le dimanche 3 février 2008, 10:24
mardi 1 janvier 2008
saints Boniface et Aglaé
Par ptit moine le mardi 1 janvier 2008, 10:00
Saint Boniface souffrit le martyre, sous Dioclétien et Maximien, dans la ville de Tarse, mais il fut enseveli à Rome sur la voie latine.En ces jours de fêtes qui manquent bien souvent de retenue, voici la vie émouvante de deux saints qui sont fêtés aujourd'hui.
C'était l’intendant d'une noble matrone appelée Aglaé. Ils vivaient criminellement ensemble, mais touchés l’un et l’autre par la grâce de Dieu, ils décidèrent que Boniface irait chercher des reliques des martyrs dans l’espoir de mériter, au moyen de leur intercession, le bonheur du salut, par les hommages et l’honneur qu'ils rendraient à ces saints corps.
mercredi 22 novembre 2006
saint Nectaire d'Egine
Par ptit moine le mercredi 22 novembre 2006, 08:00
Saint Nectaire d'Égine, dont nous célébrons la mémoire
aujourd'hui, est un grand thaumaturge du XXe siècle. Sa vie humble et
digne est un grand exemple de sainteté contemporaine.
Notre saint Père Nectaire naquit le 1er octobre 1846, en Sèlybrie (Thrace),
d’un couple de pauvres mais pieux chrétiens : Dimos et Marie Képhala. Nommé
Anastase au saint Baptême, il montra dès son enfance une grande piété et un
goût profond pour l’étude. Comme sa mère lui apprenait le Psaume 50, il aimait
à répéter le verset : J'enseignerai tes voies aux pécheurs... (Ps 50, 15).
Après avoir reçu l’enseignement élémentaire dans sa patrie, il fut envoyé par
ses parents à Constantinople pour poursuivre son éducation, tout en travaillant
comme employé dans un magasin. Le jeune garçon restait alors insensible aux
troubles de la vie mondaine et se préoccupait seulement d’édifier en lui, nuit
et jour, l’homme intérieur à l’image du Christ, par la prière et la méditation
des écrits des saints Pères.



