<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://www.moinillon.net/feed/rss2/xslt" ?><rss version="2.0"
  xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
  xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
  xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
<channel>
  <title>moinillon au quotidien - vies des saints</title>
  <link>http://www.moinillon.net/</link>
  <description>blog gallo-russe ou encore
blog « pour les fêlés mystiques »</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 16 May 2008 07:23:53 +0200</pubDate>
  <copyright>© moinillon.net 2008</copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
  <generator>Dotclear</generator>
  
    
  <item>
    <title>métropolite Philarète de Kiev</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/04/21/metropolite-Philarete-de-Kiev</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a675cc2a3dc4688e8792486d30bfd59d</guid>
    <pubDate>Tue, 22 Apr 2008 11:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ptit moine</dc:creator>
        <category>vies des saints</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin-right: 15px; width: 184px; height: 195px;&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2034/2431337151_13b6e261c6_m.jpg&quot; alt=&quot;Philarete-Kiev&quot; /&gt;Le Saint-Synode de l'Église orthodoxe d'Ukraine (PM) a
décidé (&lt;a hreflang=&quot;uk&quot; href=&quot;http://orthodox.org.ua/ru/svyashhennyy_sinod/2008/04/21/2932.html&quot;&gt;Journal n°
27&lt;/a&gt;) de présenter au patriarche Alexis la documentation nécessaire à la
canonisation universelle du métropolite Philarète (Amphithéatrov) de Kiev. Le
métropolite de Kiev a vécu (1779-1857) à la même époque que son homonyme — le
célèbre métropolite de Moscou (Drozdov) qui a été canonisé récemment.&lt;br /&gt;
Né  le 30 avril 1779, Théodor Amphithéatrov est tonsuré à 19 ans, à la fin
de ses études au séminaire. En 1798, il devient diacre, en 1799 (à 20 ans !) il
devient prêtre-moine, à 25 ans il est promu archimandrite.&lt;br /&gt;
Il eut à subir bien des misères de la part de son évêque d'Orlov, qui le fit
exiler à Ufa, puis de la part de celui d'Ufa. Il est &amp;quot;sauvé&amp;quot; par sa mutation à
l'académie théologique de Saint-Pétersbourg, puis à celle de Moscou grâce à la
protection du futur métropolite Philarète de Moscou.&lt;br /&gt;
En 1819, il est ordonné évêque de Kalouga, en 1825 à Riazan, en 1828 à Kazan ;
en 1837 il devient métropolite de Kiev.&lt;br /&gt;
Il meurt le 21 décembre/3 janvier 1857. En 1994, ses reliques furent
transportées à la laure des Grottes de Kiev dans les grottes éloignées où
reposent de très nombreuses reliques de saints, comme saint local de l'Église
d'Ukraine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Saint Philarète de Kiev était plus praticien que théoricien — il incarnait
l'esprit de l'orthodoxie et du monachisme plus dans les actes que dans les
mots.&lt;br /&gt;
J'ai une affection particulière pour ce saint évêque qui fut si humble devant
les adversités. Ses relations avec saint Théophile, le fol en Christ de Kiev, —
un autre de mes saints préférés — sont décrites dans le &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.orthodoxie.com/2007/01/recension_saint_1.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; sur sa vie
(un ouvrage à recommander !).&lt;br /&gt;
Il y a donc beaucoup de chances pour que la canonisation «universelle» de saint
&lt;a href=&quot;http://www.moinillon.net/post/2008/04/15/saint-Jean&quot;&gt;Jean de Changhaï&lt;/a&gt; et de saint
Philarète de Kiev soit décidée le même jour !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a hreflang=&quot;ru&quot; href=&quot;http://www.otechestvo.org.ua/hronika/20051/301.htm&quot;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.moinillon.net/post/2008/04/21/metropolite-Philarete-de-Kiev#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.moinillon.net/post/2008/04/21/metropolite-Philarete-de-Kiev#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.moinillon.net/feed/rss2/comments/232501</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>le miracle de Pierre et Fevronia</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/03/29/le-miracle-de-Pierre-et-Fevronia</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:266550b5fba1f9481a0168276b821dcb</guid>
    <pubDate>Sat, 29 Mar 2008 11:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ptit moine</dc:creator>
        <category>vies des saints</category>
        <category>icônes</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://planeta.rambler.ru/community/yt2006yjcnm/19443255.html&quot; title=&quot;Pierre et Fevronia&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border: 2px solid rgb(0, 0, 0); float: left; margin-right: 15px; width: 214px; height: 289px;&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2086/2370815656_b02384347b.jpg&quot; alt=&quot;Pierre et Fevronia&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.pravpiter.ru/gorn/n025/ta002.htm&quot;&gt;Récit de la vie de Pierre et
Févronia de Mourom&lt;/a&gt;  (&lt;a href=&quot;http://doc.euroconte.org/opac_css/index.php?lvl=author_see&amp;amp;id=2353&quot;&gt;en
français&lt;/a&gt;) est un classique de la littérature russe du XVe s.&lt;br /&gt;
Pour nous faire pardonner la japoniaiserie (ou plutôt la chioioiserie)
ci-dessous, un lecteur nous incite à dire quelques mots sur ces saints russes
du XIIIe s., à l'occasion de la &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; href=&quot;http://fr.rian.ru/society/20080327/102370144.html&quot;&gt;décision&lt;/a&gt;&lt;em&gt; 
prise il y a trois jours par les membres du comité pour la politique sociale du
Conseil de la Fédération de Russie d'instaurer le 8 juillet une fête des Saints
Pierre et Fébronie, patrons de la famille et de l'amour conjugal chez les
chrétiens orthodoxes russes, en remplacement de la fête &amp;quot;vulgaire&amp;quot; et
&amp;quot;consumériste&amp;quot; de la Saint-Valentin.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
La «Saint-Valentin» occidentale est critiquée par l'Église orthodoxe mais elle
l'est aussi par l'Église catholique en Russie : le secrétaire de la Conférence
des évêques catholiques de Russie a &lt;a href=&quot;http://www.katolik.ru/modules.php?name=News&amp;amp;file=article&amp;amp;sid=28969&quot;&gt;indiqué&lt;/a&gt;
que dans les églises catholiques de Russie, le 14 février, il convenait de
célébrer les saints Cyrille et Méthode, la fête de saint Valentin étant «
facultative » (on ne trouve d'ailleurs pas de lien entre la vie de saint
Valentin et la célébration de l'&lt;em&gt;amoureusité&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, la fête du saint prince Pierre de Mourom et de son épouse sainte
Févronia existe depuis bien longtemps, puisqu'ils ont été canonisés en
1547.&lt;br /&gt;
Je propose dans la suite du billet un bref récit de leur vie. Certains diront
que c'est un thème bien peu monastique. Mais si Pierre et Févronia sont bien
les protecteurs des couples, David et Evfrosinia sauront nous convaincre des
vertus du monachisme.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Icône en grand format des deux saints à la fin du billet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3233/2370980216_b5373306c9_o.gif&quot; alt=&quot;dingbat1&quot; height=&quot;39&quot; width=&quot;88&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
Le saint prince Pierre était le deuxième fils du prince Youri Vladimirovitch de
&lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;amp;hl=fr&amp;amp;geocode=&amp;amp;q=Russie,+Vladimir,+%D0%B3%D0%BE%D1%80%D0%BE%D0%B4+%D0%9C%D1%83%D1%80%D0%BE%D0%BC&amp;amp;ie=UTF8&amp;amp;ll=55.578345,42.055664&amp;amp;spn=9.761861,21.181641&amp;amp;z=6&quot;&gt;
Mourom&lt;/a&gt; (250 km à l'est de Moscou).&lt;br /&gt;
Il fut atteint d'une lèpre que personne ne pouvait guérir. Mais un jour, il eut
une vision : une jeune paysanne du nom de Févronia pourrait le guérir. Févronia
était une jeune fille pleine de sagesse et de beauté, connaissant l'art de
guérir par les plantes ; même les animaux sauvages lui obéissaient. Le prince
promit de l'épouser si elle le guérissait.&lt;br /&gt;
Févronia le guérit en effet, mais le prince ne tint pas promesse. Le prince
tomba alors de nouveau malade : Févronia le guérit une seconde fois et
l'épousa.&lt;br /&gt;
Après la mort de son frère, le prince devait prendre le trône, mais les nobles
s'y opposèrent et lui dirent : « Tu dois te séparer de ta femme ou quitter
Mourom, car ta femme, par sa condition, est la honte de la noblesse. » Le
prince choisit de quitter Mourom et de vivre dans la pauvreté avec son
épouse.&lt;br /&gt;
Mais le trône restant vacant, les luttes intestines se multiplièrent allant
jusqu'aux assassinats. Les nobles décidèrent donc de faire appel au prince
Pierre : celui-ci revint avec son épouse Févronia qui sut se faire aimer.&lt;br /&gt;
Ayant atteint un grand âge, Pierre décida de devenir moine — avec le nom de
David — et Févronia moniale — avec celui de Evfrosinia. Ils prièrent pour
quitter ce monde le même jour et demandèrent à être enterrés dans le même
tombeau séparés par une fine cloison. Ils décédèrent en effet le même jour — le
25 juin (8 juillet selon le calendrier civil) 1228.&lt;br /&gt;
Mais on ne les enterra pas dans le même tombeau, car ils étaient moines, mais
dans des monastères différents. À la surprise générale, leurs reliques se
retrouvèrent réunies le lendemain. Ils furent donc enterrés dans l'église de la
Nativité de la Vierge à Mourom. Leurs reliques furent ensuite transférées dans
le &lt;a href=&quot;http://www.temples.ru/gallery.php?CardID=2810&quot;&gt;couvent de la
Sainte-Trinité&lt;/a&gt; de Mourom où l'on peut aujourd'hui les vénérer.&lt;br /&gt;
Les moniales du couvent de la Sainte-Trinité recensent depuis les années 1990
les miracles effectués par les prières des saints Pierre et Févronia : les
parents stériles ont la joie de donner naissance à un âge avancé, les couples
en instance de divorce se réconcilient.&lt;br /&gt;
(sources : &lt;a href=&quot;http://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%94%D0%B5%D0%BD%D1%8C_%D0%9F%D0%B5%D1%82%D1%80%D0%B0_%D0%B8_%D0%A4%D0%B5%D0%B2%D1%80%D0%BE%D0%BD%D0%B8%D0%B8&quot;&gt;
1&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://planeta.rambler.ru/community/yt2006yjcnm/19443255.html&quot;&gt;2&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.temples.ru/gallery.php?CardID=2810&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 530px; height: 212px;&quot; alt=&quot;couvent de la Sainte-Trinité où reposent les reliques des saints Pierre et Févronia (à gauche) et monastère de l'Annonciation (à droite)&quot; src=&quot;http://www.temples.ru/private/f000012/2002-05-03_04_komlevb.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h5&gt;MOUROM : couvent de la Sainte-Trinité où reposent les reliques des saints
Pierre et Févronia (à gauche) et monastère de l'Annonciation (à droite)&lt;/h5&gt;
&lt;a href=&quot;http://lj.rossia.org/users/john_petrov/999159.html&quot; title=&quot;Petr i Fevronia&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 532px; height: 843px;&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2179/2370367817_eece264f81_b.jpg&quot; alt=&quot;Petr i Fevronia&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Saint Pierre (à gauche) et sainte Févronia (à droite) : deux icônes issues de
la belle collection de &lt;a href=&quot;http://lj.rossia.org/community/bely_gorod/1755.html&quot;&gt;/john_petrov/&lt;/a&gt; et
réunies. On voit que les saints sont représentés en moines.</description>
    
    
    
          <comments>http://www.moinillon.net/post/2008/03/29/le-miracle-de-Pierre-et-Fevronia#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.moinillon.net/post/2008/03/29/le-miracle-de-Pierre-et-Fevronia#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.moinillon.net/feed/rss2/comments/225077</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Maxime le Confesseur</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/03/Maxime-le-Confesseur</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e829a2fceb760a9984a0b5187140841e</guid>
    <pubDate>Sun, 03 Feb 2008 10:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ptit moine</dc:creator>
        <category>vies des saints</category>
        <category>icônes</category>    
    <description>    &lt;a href=&quot;http://lj.rossia.org/users/john_petrov/336244.html?mode=reply&quot; title=&quot;saint Maxime (début XVIIe s.)&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 505px; height: 634px;&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2103/2238081041_e298ea4e68_b.jpg&quot; alt=&quot;Maxim-Ispov&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Une russe icône de saint Maxime datant du début du XVIIe s.&lt;br /&gt;
Trois ans avant sa mort, le saint fut martyrisé de telle sorte qu'on lui
trancha la langue et la main droite. Mais cela ne fit pas taire ce grand
théologien dont les œuvres poursuivent sa prédication jusqu'à nos jours.
&lt;em&gt;(envoyé par p. S.)&lt;/em&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.moinillon.net/post/2008/02/03/Maxime-le-Confesseur#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.moinillon.net/post/2008/02/03/Maxime-le-Confesseur#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.moinillon.net/feed/rss2/comments/203740</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>saints Boniface et Aglaé</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/01/01/saints-Boniface-et-Aglae</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9bece5bc53b242f4c9a628cb3fa4efe1</guid>
    <pubDate>Tue, 01 Jan 2008 10:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ptit moine</dc:creator>
        <category>vies des saints</category>
        <category>icônes</category>    
    <description>&lt;a href=&quot;http://bonifatiy.narod.ru/&quot; title=&quot;saint Boniface de Tarse (290)&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin-right: 15px; width: 156px; height: 257px;&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2336/2153409679_6e0b2caf87_o.jpg&quot; alt=&quot;Boniface&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;En ces jours de fêtes qui manquent bien souvent de retenue, voici la vie
émouvante de deux saints qui sont fêtés aujourd'hui.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Saint Boniface souffrit le martyre, sous Dioclétien et Maximien, dans la ville
de Tarse, mais il fut enseveli à Rome sur la voie latine.&lt;br /&gt;
C'était l’intendant d'une noble matrone appelée Aglaé. Ils vivaient
criminellement ensemble, mais touchés l’un et l’autre par la grâce de Dieu, ils
décidèrent que Boniface irait chercher des reliques des martyrs dans l’espoir
de mériter, au moyen de leur intercession, le bonheur du salut, par les
hommages et l’honneur qu'ils rendraient à ces saints corps.    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Après quelques jours de marche, Boniface arriva dans la ville de Tarse et
s'adressant à ceux qui l’accompagnaient : « Allez, leur dit-il, chercher où
nous loger, pendant ce temps j'irai voir les martyrs au combat ; c'est ce que
je désire faire tout d'abord. » Il alla en toute hâte au lieu des exécutions et
il vit les bienheureux martyrs, l’un suspendu par les pieds sur un foyer
ardent, un autre étendu sur quatre pièces de bois et soumis à un supplice lent,
un troisième labouré avec des ongles de fer, un quatrième auquel on avait coupé
les mains, et le dernier élevé en l’air et étranglé par des bûches attachées à
son cou.&lt;br /&gt;
En considérant ces différents supplices dont se rendait l’exécuteur un bourreau
sans pitié, Boniface sentit grandir son courage, et son amour pour Jésus-Christ
et s'écria : « Qu'il est grand le Dieu des saints martyrs! » Puis il courut se
jeter à leurs pieds et embrasser leurs chaînes : « Courage, leur dit-il,
martyrs de Jésus-Christ ! Terrassez le démon, un peu de persévérance ! Le
labeur est court, mais le repos sera long ensuite, viendra le temps où vous
serez rassasiés d'un bonheur ineffable. Ces tourments que vous endurez pour
l’amour de Dieu n'ont qu'un temps, ils vont cesser et tout à l’heure, vous
passerez à la joie d'une félicité qui n'aura point de fin, la vue de votre roi
fera votre bonheur, vous unirez vos voix au concert des chœurs angéliques, et
revêtus de la robe brillante de l’immortalité vous verrez du haut du ciel vos
bourreaux impies tourmentés tout vivants dans l’abîme d'une éternelle misère.
»&lt;br /&gt;
Le juge Simplicien, qui aperçut Boniface, le fit approcher de son tribunal et
lui demanda :&lt;br /&gt;
— Qui es-tu ?&lt;br /&gt;
— Je suis chrétien, et Boniface est mon nom.&lt;br /&gt;
Alors le juge en colère le fit suspendre et ordonna de lui écorcher le corps
avec des ongles de fer, jusqu'à ce qu'on vit ses os à nu ; ensuite il fit
enfoncer des roseaux aiguisés sous les ongles de ses mains. Le saint martyr,
les yeux levés au ciel, supportait ses douleurs avec joie. A cette vue, le juge
farouche ordonna de lui verser du plomb fondu dans la bouche. Mais le saint
martyr disait : « Grâces vous soient rendues, Seigneur Jésus-Christ, Fils du
Dieu vivant. »&lt;br /&gt;
Après quoi, Simplicien fit apporter une chaudière qu'on emplit de poix. On la
fit bouillir et Boniface y fut jeté la tête la première. Le saint ne souffrit
rien. Alors le juge commanda de lui trancher la tête. Aussitôt un affreux
tremblement de terre se fit ressentir et beaucoup d'infidèles, qui avaient pu
apprécier le courage de cet athlète, se convertirent.&lt;br /&gt;
Cependant les compagnons de Boniface le cherchant partout et ne l’ayant point
trouvé, se disaient entre eux : « Il est quelque part dans un lieu de débauche,
ou occupé à faire bonne chère dans une taverne. » Or, pendant qu'ils devisaient
ainsi, ils rencontrèrent un des geôliers.&lt;br /&gt;
— N'as-tu pas vu, lui demandent-ils, un étranger, un Romain ?&lt;br /&gt;
— Hier, un étranger a été décapité dans le cirque.&lt;br /&gt;
— Comment était-il ? C'était un homme carré de taille, épais, à la chevelure
abondante, et revêtu d'un manteau écarlate ?&lt;br /&gt;
— Eh bien, celui que vous cherchez a terminé hier sa vie par le martyre.&lt;br /&gt;
— Mais, l’homme que nous cherchons est un débauché, un ivrogne.&lt;br /&gt;
— Venez le voir, dit le geôlier.&lt;br /&gt;
Quand il leur eut montré le tronc du bienheureux martyr et sa tête précieuse,
ils s'écrièrent : « C'est bien celui que nous cherchons veuillez nous le
donner. » Le geôlier répondit : « Je ne puis pas vous délivrer son corps
gratuitement. » Ils donnèrent alors cinq cents pièces d'or, et reçurent le
corps du saint martyr qu'ils embaumèrent et renfermèrent dans des linges de
prix. Puis l’ayant mis dans une litière, ils revinrent pleins de joie et
rendant gloire à Dieu.&lt;br /&gt;
Or, un ange du Seigneur apparut à Aglaé et lui révéla ce qui était arrivé à
Boniface. A l’instant, elle alla au-devant du saint corps et fit construire, en
son honneur, un tombeau digne de lui, à une distance de Rome de cinq
stades.&lt;br /&gt;
Boniface fut donc martyrisé en 290 à Tharse, métropole de la Cilicie, et
enseveli à Rome.&lt;br /&gt;
Quant à Aglaé, elle renonça au monde et à ses pompes : après avoir distribué
tous ses biens aux pauvres et aux monastères, elle affranchit ses esclaves, et
passa le reste de sa vie dans le jeûne et la prière. Elle vécut encore douze
ans sous l’habit de religieuse, dans la pratique continuelle des bonnes œuvres
et fut enterrée auprès de saint Boniface.&lt;/p&gt;
&lt;h5&gt;(source : abbaye-saint-benoit.ch/voragine/index.htm) &lt;/h5&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.moinillon.net/post/2008/01/01/saints-Boniface-et-Aglae#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.moinillon.net/post/2008/01/01/saints-Boniface-et-Aglae#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.moinillon.net/feed/rss2/comments/192599</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>saint Nectaire d'Egine</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2006/11/22/saint-Nectaire-dEgine</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c12da87650df1babd5974736337d8a44</guid>
    <pubDate>Wed, 22 Nov 2006 08:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ptit moine</dc:creator>
        <category>vies des saints</category>
        <category>icônes</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border: 2px solid rgb(0, 0, 0); float: left; margin-right: 15px; width: 156px; height: 221px;&quot; src=&quot;http://static.flickr.com/110/303011770_61a95f032f_o.jpg&quot; alt=&quot;Nectaire d'Egine&quot; /&gt;&lt;em&gt;Saint Nectaire d'Égine, dont nous célébrons la mémoire
aujourd'hui, est un grand thaumaturge  du XXe siècle. Sa vie humble et
digne est un grand exemple de sainteté contemporaine.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre saint Père Nectaire naquit le 1er octobre 1846, en Sèlybrie (Thrace),
d’un couple de pauvres mais pieux chrétiens : Dimos et Marie Képhala. Nommé
Anastase au saint Baptême, il montra dès son enfance une grande piété et un
goût profond pour l’étude. Comme sa mère lui apprenait le Psaume 50, il aimait
à répéter le verset : J'enseignerai tes voies aux pécheurs... (Ps 50, 15).
Après avoir reçu l’enseignement élémentaire dans sa patrie, il fut envoyé par
ses parents à Constantinople pour poursuivre son éducation, tout en travaillant
comme employé dans un magasin. Le jeune garçon restait alors insensible aux
troubles de la vie mondaine et se préoccupait seulement d’édifier en lui, nuit
et jour, l’homme intérieur à l’image du Christ, par la prière et la méditation
des écrits des saints Pères.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
À l’âge de vingt ans, il quitta Constantinople pour devenir instituteur dans
l'île de Chios. Il y encourageait avec zèle la jeunesse et les villageois à la
piété et aux œuvres de la vertu, non seulement par ses paroles mais surtout par
l’exemple même de sa vie d’ascèse et de prière. Désirant depuis longtemps
embrasser la vie semblable aux anges, il devint moine sous le nom de Lazare le
7 novembre 1876, dans le célèbre monastère de Néa-Moni. Ne cherchant que les
choses d’en-haut, modèle de douceur et d’obéissance, il se fit aimer de tous
les frères de la communauté et devint diacre un an plus tard. Grâce à la
générosité d’un pieux habitant de l'île, puis à la protection du patriarche
d’Alexandrie, Sophrone, il put compléter ses études à Athènes et obtenir le
diplôme de la faculté de Théologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1885, il gagna Alexandrie, où il fut bientôt ordonné prêtre, puis consacré
métropolite de la Pentapole (ancien diocèse correspondant à la Libye
supérieure). Prédicateur et secrétaire patriarcal, il fut affecté au Caire,
comme représentant du patriarche, dans l’église de Saint-Nicolas. Malgré ces
honneurs, Nectaire ne perdait rien de son humilité et savait communiquer à son
troupeau spirituel le zèle pour les vertus évangéliques. L’amour et
l’admiration que lui portait le peuple tournèrent pourtant à son désavantage. À
l’instigation du Diable, certains membres du patriarcat, jaloux de ses succès,
le calomnièrent, en disant qu’il cherchait à s’attirer les faveurs du peuple
dans le but de s’emparer du trône patriarcal d’Alexandrie. Comme le saint ne
cherchait pas à se justifier, mais mettait sa confiance dans la promesse du
Christ qui a dit : Bienheureux serez-vous quand on vous insultera, qu’on vous
persécutera et qu’on vous calomniera de toute manière à cause de moi... (Mt 5,
11). Il fut chassé de son siège et s’embarqua pour Athènes, où il se retrouva
seul, ignoré, méprisé et manquant même du pain quotidien, car il ne savait rien
garder pour lui-même et distribuait aux pauvres ses maigres ressources.
Abandonnant son projet initial de se retirer au Mont-Athos, le doux et humble
imitateur de notre Seigneur Jésus Christ préféra sacrifier son amour de la
retraite au salut de son prochain. Il resta quelques années comme prédicateur
(1891-1894), puis fut nommé directeur de l’école ecclésiastique Rizarios,
destinée à la formation des futurs prêtres. Sa profonde connaissance de
l’Écriture, des saints Pères et même des sciences profanes, et son autorité
pleine de douceur dans la direction des hommes, lui permirent de donner
rapidement à cette institution une haute qualité intellectuelle et morale. Le
saint hiérarque se chargeait de la direction et des leçons de pastorale, mais
il ne cessait pas pourtant de vivre le programme d’ascèse, de méditation et de
prière d’un moine, en y ajoutant les hautes fonctions de prédication et de
célébration régulière des saints Mystères, au sein de l’école mais aussi dans
la région d’Athènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nectaire gardait pourtant au fond de son cœur un amour brûlant pour la quiétude
et la paix de la vie dans les monastères, aussi profita-t-il du désir exprimé
par un certain nombre de ses filles spirituelles pour se retirer des troubles
de la vie mondaine et fonder un monastère féminin dans l'île d’Égine (entre
1904 et 1907).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré d’innombrables soucis et difficultés, le saint veillait à y instaurer un
type de vie cénobitique dans la fidélité scrupuleuse à l’esprit des saints
Pères. Il dépensait sans compter ses forces corporelles et spirituelles pour
l'installation des bâtiments, pour la célébration des offices et pour la
direction spirituelle de chacune de ses disciples. On le voyait souvent
travailler au jardin, vêtu d’une misérable soutane, ou, lorsqu’il disparaissait
pour de longues heures, on devinait qu’il s’était alors enfermé dans sa cellule
pour élever son intelligence vers Dieu, en la fixant dans son cœur pour y
goûter la douceur du saint Nom de Jésus. Bien qu’il ait fui tout contact avec
le monde et qu’il réglât strictement les visites dans le couvent, la réputation
de ses vertus et des grâces que Dieu lui avait données se répandit dans la
région, et les fidèles venaient vers lui, attirés comme le métal par l’aimant.
Il guérit de nombreux laïcs et des moniales de maladies qui les affligeaient,
fit venir la pluie sur l'île qui souffrait de la sécheresse. Il soulageait,
consolait, encourageait... Il était tout pour tous : pouvant tout dans le
Christ qui habitait en lui par la Grâce du Saint-Esprit. Il était familier des
saints et de la Mère de Dieu, et ceux-ci lui apparaissaient fréquemment pendant
la sainte Liturgie ou dans sa cellule. Malgré les difficultés de la période qui
suivit la première guerre mondiale, il interdisit strictement à ses moniales de
mettre quoique ce soit en réserve pour leur nourriture, mais ordonna de
distribuer leurs surplus aux pauvres, en se confiant au jour le jour à la
miséricorde de Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus de toutes ces tâches, Nectaire trouvait le temps de rédiger un grand
nombre d’ouvrages de théologie, de morale, d’histoire de l’Église, pour la
confirmation de l’Église de Grèce dans la sainte tradition des Pères, alors
souvent ignorée du fait des influences occidentales. Vivant donc comme un ange
dans le corps et faisant briller autour de lui les rayons de la lumière incréée
de la grâce, le bienheureux eut encore a souffrir calomnies et injustes
accusations sur son monastère, de la part de membres de la hiérarchie. II
supporta ces dernières épreuves avec la patience du Christ : sans murmure ni
révolte. C’est alors qu'il fut atteint d’une douloureuse maladie pendant plus
d’un an et demi. II rendait grâce à Dieu de l’éprouver ainsi et s’efforça de
garder son mal secret jusqu’aux tout derniers temps qui précédèrent sa mort.
Après un dernier pèlerinage auprès d’une icône de la Mère de Dieu située non
loin du monastère, il annonça à ses disciples son prochain départ pour le ciel,
et fut transféré dans un hôpital d’Athènes, où, après cinquante jours de
souffrances, qu’il supporta avec une patience qui édifiait tous ceux qui
l’approchaient, il remit en paix son âme a Dieu (le 8 novembre 1920).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fidèles d’Égine, ses disciples et tous les chrétiens qui l’avaient approché
pleurèrent la perte du doux et compatissant disciple du Christ, qui, toute sa
vie, avait supporté calomnies, persécutions et injustes accusations en prenant
pour modèle la divine Passion de son Maître. Mais Dieu lui a rendu gloire et,
dès son repos, les miracles ont abondé et abondent quotidiennement jusqu’à
aujourd’hui pour ceux qui approchent avec foi de ses reliques ou qui se
confient à sa puissante intercession.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le corps du saint resta miraculeusement incorrompu pendant plus de vingt ans,
en dégageant un parfum céleste et délicat. En 1953, lorsqu’il fut finalement
dissous selon les lois de la nature, on procéda à la translation de ses
reliques et l’on put constater alors que le même parfum s’en dégageait
puissamment. II n’a pas cessé depuis de réjouir les fidèles qui s’approchent de
ces précieux restes, en leur donnant l’assurance que saint Nectaire a trouvé
accès auprès de Dieu, dans la demeure des saints. Son culte a été
officiellement reconnu en 1961 et le récit de ses miracles ne cesse d’être
écrit chaque jour. Son tombeau, à Égine, est devenu un des pèlerinages les plus
fréquentés de Grèce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Saint Nectaire, saint de notre siècle, est le saint le plus populaire de
l'Église de Grèce. C'est pourquoi, on place en général sa commémoration comme
office principal de ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;source : &lt;a href=&quot;http://www.pagesorthodoxes.net/saints/nectaire/nectaire-synaxaire.htm&quot;&gt;pagesorthodoxes.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.moinillon.net/post/2006/11/22/saint-Nectaire-dEgine#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.moinillon.net/post/2006/11/22/saint-Nectaire-dEgine#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.moinillon.net/feed/rss2/comments/52156</wfw:commentRss>
      </item>
    
</channel>
</rss>