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  <title>moinillon au quotidien - le rire et les moines  - Commentaires</title>
  <link>http://www.moinillon.net/</link>
  <description>blog gallo-russe ou encore
blog « pour les fêlés mystiques »</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 20 Jul 2008 06:46:12 +0200</pubDate>
  <copyright>© moinillon.net 2008</copyright>
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    <item>
    <title>le rire et les moines - Albocicade</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6574584</link>
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    <pubDate>Sun, 24 Feb 2008 15:05:17 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Albocicade</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;D'après St Seraphim,&lt;br /&gt;
&amp;quot;La gaité n'est pas un péché : elle chasse l'ennui et c'est de l'ennui que
vient le découragement, et il n'est rien de pire que cela. Avec lui tout
devient négatif.&amp;quot;&lt;br /&gt;
source : &lt;a href=&quot;http://orthodoxie.sosblog.fr/Premier-blog-b1/St-Seraphim-de-Sarov-Le-decouragement-b1-p300.htm&quot; title=&quot;http://orthodoxie.sosblog.fr/Premier-blog-b1/St-Seraphim-de-Sarov-Le-decouragement-b1-p300.htm&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;
http://orthodoxie.sosblog.fr/Premie...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - Tertius</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6514711</link>
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    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 06:17:22 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Tertius</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je sentais quelques chose de travers quand j'écrivais à propos d'Isaac, et
en effet : je l'avais fait fusionner avec son fils Jacob, dont l'histoire est
beaucoup plus évocatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai plus qu'à faire pénitence.&lt;br /&gt;
Et à relire la genèse ce week-end.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - Tertius</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6514216</link>
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    <pubDate>Sat, 16 Feb 2008 02:26:18 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Tertius</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Décidément, vous avez mal lu mon commentaire.&lt;br /&gt;
Je n'érige pas Isaac en modèle positif, mais son histoire peut inspirer le
croyant dans ses propres &amp;quot;luttes avec l'ange&amp;quot;... et cela fait partie de son
destin de patriarche de se nommer &amp;quot;rire&amp;quot;, une manifestation de sentiments
parfois contradictoires.&lt;br /&gt;
Ben Sirac parle simplement de contrôler son rire, de ne pas laisser son corps
entraîné, agité bruyamment par ses sentiments, parmi toute une série de
conseils de décence pour ressembler au &amp;quot;sage&amp;quot; et repousser le triste exemple du
&amp;quot;sot&amp;quot;. C'est tout. Relisez ce que j'ai dit, je vais aussi dans ce sens.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - A.A.</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6490301</link>
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    <pubDate>Thu, 14 Feb 2008 23:39:14 +0100</pubDate>
    <dc:creator>A.A.</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Je ne rejette nullement l'Ancien Testament. Mais tous les personnages
bibliques n'ont pas valeur exemplaire, fussent-ils des justes. Ainsi, par
exemple, Abraham avait deux femmes et David plusieurs. Nous n'allons pas nous
appuyer sur leurs exemples pour justifier la polygamie !! ni sur le mensonge
d'Abraham concernant sa femme auprès du roi pour commencer à mentir.&lt;/p&gt;
En ce qui concerne le rire, la Bible conçoit sa valeur différemment.&lt;br /&gt;
Je cite le grand Barsanuphe qui cite la Bible : &amp;quot;Dans la crainte de Dieu il n'y
a pas de rire. Des insensés il est dit : &amp;quot;Ils élèvent leur voix dans le rire.&amp;quot;
(Si. 21,23). Mais du juste, il est dit qu'il sourit à peine (&lt;em&gt;ibid&lt;/em&gt;).&amp;quot;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - Tertius</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6481391</link>
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    <pubDate>Wed, 13 Feb 2008 12:22:11 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Tertius</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;@Moinillon&lt;br /&gt;
Le rire vient de lui-même chez le petit enfant lorsque ses sens se sont
suffisamment éveillés et qu'il possède assez de repères sur le monde extérieur
pour commencer à s'y sentir chez-lui, il jaillit de la gorge avant la parole
articulée.&lt;br /&gt;
Le sourire vient différemment, paraît-il, par imitation des grands, pour les
apaiser, qu'il veuille les séduire ou calmer sa peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;@abba Antonios&lt;br /&gt;
Allons, je n'ai pas &amp;quot;cité Albocicade&amp;quot; mais la source qu'il a lui-même cité, il
vous l'a écrit lui-même. Je ne suis à mon grand dam que très peu versé dans les
Pères du Désert et la patristique orientale - mais il sera toujours temps de me
rattraper - et, en temps que laïque, je ne peux prétendre à donner des leçons
aux moines.&lt;br /&gt;
Je ne comprends pas pourquoi vous rejetez mes exemples vétéro-testamentaires,
le Dieu-Père de l'ancienne Alliance et le Fils incarné dans la nouvelle
Alliance sont &amp;quot;un&amp;quot;, le Christ lui-même nous l'a enseigné. Que le Seigneur
lui-même rie dans les Psaumes implique que le Christ a lui-même ri, bien que
l'évangile ne nous l'ait pas rapporté, pas plus que le moindre sourire. La
Bible attache le rire à la personne d'Isaac-Israël, celui qui lutte contre
l'ange mais accomplit la volonté de Dieu, un personnage peu reluisant je vous
l'accorde mais c'est le père du peuple élu, et son indignité exalte sa vertu.
De même, le rire n'est pas une manifestation noble de la joie, on a le droit de
s'en méfier, de le canaliser, mais pas de l'opprimer quand l'émotion qui le
produit est authentique.&lt;br /&gt;
Et j'insiste : il est donc important de différencier le rire du ricanement de
la même manière que sont séparés la discussion et le bavardage, le premier
respectant le silence intérieur, au contraire du second.&lt;br /&gt;
Une dernière chose : le rire ne vient pas que de la joie, l'humour est une
alchimie beaucoup plus compliquée... que la Bible connait aussi, comme j'ai
essayé de vous démontrer.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - Albocicade</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6470382</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Feb 2008 18:58:04 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Albocicade</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;@ Abba Antonios ; pardonnez-moi, mais ce n'est pas moi qui parle de
&amp;quot;tension&amp;quot; : c'est St Antoine. Les moines sont &amp;quot;pleinement humains&amp;quot; et sont
soumis aux mêmes tensions que tout humain. Je ne conteste pas à Baudelaire le
droit de s'exprimer sur le &amp;quot;rire&amp;quot;, mais je crains qu'il ne soit pas toujours
d'une grande justesse spirituelle. (Je ne peux lire sans frémir d'écœurement
son &amp;quot;reniement de St Pierre&amp;quot;) Il aura beau jeu de confisquer le &amp;quot;rire&amp;quot; du côté
&amp;quot;démoniaque&amp;quot;. Mais ce rire n'est que ricanement.&lt;br /&gt;
Ceci dit, comme le notait Itou, il y a des rires même à l'intérieur des
monastères.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.moinillon.net/post/2007/10/14/footvolley&quot; title=&quot;http://www.moinillon.net/post/2007/10/14/footvolley&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.moinillon.net/post/2007/10/14&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;

Quant au livre de Decoin, je suppose que l'on peut associer son titre à
l'illustration de la couverture (une enluminure d'un évangéliaire arménien du
XIIe siècle) qui montre un Christ &amp;quot;hilare&amp;quot; (au sens de &amp;quot;Phos Hilaron&amp;quot;, Lumière
joyeuse...)&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - ptit moine</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6457164</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 21:00:03 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ptit moine</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;J'ai profité d'un peu de «loisirs» pour lire le tiers du &lt;a href=&quot;http://www.moinillon.net/post/2008/02/05/Laissons-les-Romains-a-leur-gravite-de-conquerants-et-nous-soyons-gais-soyons-Juifs&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;
livre&lt;/a&gt; de Didier Decoin, et je dois dire qu'il est bien plus sympathique que
ne le laisse paraître l'&lt;a href=&quot;http://docs.google.com/View?docid=dcb9qkc4_2msbjvkg5&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;extrait&lt;/a&gt; présenté.
Sans doute parce que, comme pour tout roman, il faut d'abord s'adapter au style
et à l'auteur. Le titre du livre : &lt;em&gt;Jésus, le Dieu qui riait&lt;/em&gt; est
un titre accrocheur : dans la réalité, on ne parle pas spécialement du rire et
on ne remarque pas non plus sa présence.&lt;br /&gt;
L'auteur précise (p. 57 de l'édition de poche) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Avec son parti pris de concision, de course à l'essentiel, le style
évangélique a ramené les paraboles à de brèves notules : leur &lt;em&gt;âme&lt;/em&gt;
demeure, mais leur &lt;em&gt;corps&lt;/em&gt; a été réduit à sa plus simple expression. Il
ne nous en reste aujourd'hui que quelques miettes qu'on avale trop vite, sans
savourer, alors que chacune de ces saynètes devait être un festin. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Personnellement, je trouve que le « Christ humain » dont &lt;a href=&quot;http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6439614&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;parle&lt;/a&gt; Christodule plus
haut est assez intéressant dans l'approche de Decoin. Car les Évangiles nous
apportent un témoignage «utile» à l'âme ; tandis que l'approche logique,
pratique du romancier rend les miracles encore plus attachants — si l'on fait
abstraction de la familiarité un peu trop « française » qu'utilise
l'auteur.&lt;br /&gt;
Je pense vraiment que le non-croyant, comme le chrétien aimeront le Christ et
ses disciples à la lecture de ce livre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est du rire à proprement parler, il me semble qu'il n'est pas en
effet très monastique, un peu indécent, disons, lorsqu'il est bruyant et
incontrôlé.&lt;br /&gt;
Mais quand on regarde la photo du bébé, placée en tête de ce billet, on peut se
demander : rit-il ou sourit-il ? Autour de moi, on dit qu'il rit. Mais
quelqu'un a dit aussi qu'il s'apprêtait à pleurer... Pour les adultes aussi, le
rire ne se confond-il pas parfois avec le sourire ou l'expression de la joie
?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - abba ANTONIOS</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6456992</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 19:34:58 +0100</pubDate>
    <dc:creator>abba ANTONIOS</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Cher Tertius,&lt;/p&gt;
Pardonnez-moi, mais vous ne m'avez  malheureusement pas convaincu. Vous citez des exemples de l'Ancien testament qui ne sont pas vraiment pertinents dans le contexte de notre sujet. Vous citez Albocicade. Mais lui précisément donne une explication psycho du rire &amp;quot;pour relâcher une tension...&amp;quot; — écrit-il. C'est bien ce que soulignait entre autre Bergson. Et c'est  dans ce sens que vont vos remarques. Mais je crois que Baudelaire a touché quelque chose de plus profond dans le rire qui mérite réflexion.&lt;br /&gt;   Quant aux Pères du désert, abba Poemen conseillait de pleurer ici, sur terre, pour ne pas pleurer après. D'ailleurs, je vois mal les pères rire alors qu'un de leur  leitmotivs est le deuil constant. Il ne faut pas trop se hâter en parlant des Pères. Mais une chose est le rire, autre la JOIE DOULOUREUSE (&lt;em&gt;harmo lipi&lt;/em&gt;) dont parle Saint Jean Climaque, qui récapitule toute la tradition du désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    Cher moinillon, vous aurez sans doute remarqué l'absence d'accents et d'apostrophes, c'est parce que j'écris sur un clavier anglais. &lt;br /&gt;Auriez-vous l'obligeance de les mettre ? MERCI.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(C'est fait. — ptit moine)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - Christodule</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6439614</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 12:13:10 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christodule</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Voilà au moins une utilité à ce livre de DECOIN : la qualité des
commentaires qui ont suivi. Mon propos en critiquant ce livre du DIEU QUI RIAIT
était de dénoncer toute une croyance populaire occidentale qui prône un Christ
humain (au sens charnel) qui aime le bon vin, les banquets avec les amis et
l'entourage féminin. Les extraits figurant dans le livre de DECOIN vont dans ce
sens et voilà l'origine de mon indignation, que vous m'aurez, gens spirituels
que vous êtes, pardonnée j'en suis sûr.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - Tertius</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6431381</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2008 00:02:34 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Tertius</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Pourquoi ces jugements si péremptoires? Le Christ n'a jamais ri,
dites-vous... bien sûr, les Evangiles ne nous disent pas non plus s'il a
souri... mais quand &lt;em&gt;«les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son
messie - Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves ! - celui qui règne
dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision»&lt;/em&gt; nous dit le
Psaume n°2. &lt;br /&gt;Dieu dans Sa puissance rit devant l'injuste, devant celui qui se
croit assez puissant pour le défier.&lt;br /&gt;
Dans la Bible, on a deux mots différents pour le rire, l'un positif et l'autre
négatif, que l'on traduit par &amp;quot;ricanement&amp;quot; au début du premier psaume. Si je ne
me souviens plus du mot hébreu pour le second, je me souviens bien du premier :
c'est &amp;quot;יצחק&amp;quot;, ou en français &amp;quot;Isaac&amp;quot;, le rire de joie de Sarah à l'annonce
d'une naissance inespérée, &lt;em&gt;«Dieu m'a donné de quoi rire ! Quiconque l'apprendra
rira à mon sujet. Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des fils? Et
j'ai donné un fils à sa vieillesse !»&lt;/em&gt; (Genèse 21, 6-7).&lt;br /&gt;
Bien sûr, je me verrai opposé qu'avant que la parole ne s'accomplisse, en
Genèse 18, 13-15, elle a tiré honte de ce rire... mais je pense que ce que
l'ange du Seigneur lui a reproché à ce moment-là était un manque de confiance
en elle-même et en son mari à &amp;quot;remplir leur part de contrat&amp;quot;, dirais-je pour
euphémiser là où Sarah met les pieds dans le plat (mais pas dans la Septante,
les docteurs d'Alexandrie se sont, une fois de plus, montrés pudibonds): &amp;quot;Toute
usée que je suis, pourrai-je encore jouir? Et mon maître est si vieux !&amp;quot;&lt;br /&gt;
Plusieurs épisodes bibliques frappent par leur incongruité, une certaine saveur
humoristique qui vient modérer l'orgueil des hommes qui se prennent trop au
sérieux : l'épisode de Samson, le plus grand des juges, dont l'arme d'élection
était une machoir d'âne et qui tombe pour une histoire de femme, ou bien la
vision du grand roi Nabuchodonosor, le destructeur de Jérusalem, en train de
manger du foin à quatre pattes dans le livre de Daniel.&lt;br /&gt;
Je crois que le Seigneur opère aussi par l'humour, qu'il fait jaillir le rire
pour montrer une certaine absurdité dans nos attitudes de petits hommes aux
grands airs. Le rire relâche une tension qui nous étoufferait, comme l'a bien
montré Albocicade, mais ce qui fait peur c'est l'agitation de ce rire, qui
vient en rupture de l'ordre établi. Mais disons les choses nettement, Dieu ne
connait d'ordre établi qu'au ciel et permet aux hommes de rire de celui qu'ils
établissent eux-mêmes sur terre.&lt;br /&gt;
Les bons mots des Pères du Désert sont plein de Sagesse, ils montrent bien que
l'ascète est léger, dégagé des affaires du monde, et peut donc user innocemment
d'un humour parfois acerbe, mais toujours juste.&lt;/p&gt;</description>
  </item>
      
    
    <item>
    <title>le rire et les moines - abba-antonios</title>
    <link>http://www.moinillon.net/post/2008/02/08/le-rire-et-les-moines#c6421916</link>
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    <pubDate>Sat, 09 Feb 2008 19:21:34 +0100</pubDate>
    <dc:creator>abba-antonios</dc:creator>
    
    <description>&lt;p&gt;Cher moinillon,&lt;/p&gt;
Henri bergson a écrit un livre sur le rire. Dans ce livre, le philosophe relève
les qualités psychologiques du rire. Baudelaire, de son côté, a, lui aussi,
parlé du rire. Pour le poète, cependant, le rire possède un &amp;quot;côté&amp;quot;
démoniaque.&lt;br /&gt;
Que l'on penche du côté du philosophe ou du poète, il ressort que le rire fait
parti du monde déchu. Le Christ a-t-il ri ? Sans doute que non, car Il était le
Nouvel Adam. Aurait-il souri ? Sans doute que oui. Quand, par exemple, Il était
auprès des enfants, Il n'aurait pas, j'en doute fortement, affiché un air morne
ou sévère.&lt;br /&gt;
Ce qui est tout à fait certain, c'est que le Christ avait le visage joyeux. Il
irradiait la Joie, et on ne pouvait pas ne pas remarquer que sur ce Visage
radieux était esquissé souvent un humble sourire plein de grâce.</description>
  </item>
      
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