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« Le bracelet électronique en vigueur n’a rien à voir avec le GPS… La personne condamnée a l’obligation de se trouver chez elle aux horaires déterminés par le juge d’application des peines. C’est le bracelet qu’elle porte au poignet ou à la cheville qui permet de vérifier que le « contrat » est bien respecté. Ce dernier envoie un signal à un récepteur fixé sur la ligne téléphonique. Lequel transmet le signal, via la ligne téléphonique, au centre de surveillance de la prison. Le bracelet ne permet pas de localiser le détenu mais de savoir s'il est ou non à son domicile. En cas d’absence de signal à l’heure dite ou de tentative de destruction du matériel, une alarme est immédiatement déclenchée. Une batterie de secours évite les ruptures de courant en cas de panne ou de débranchement. Pour le moment, c’est le personnel pénitentiaire qui est chargé de vérifier le bon fonctionnement du matériel. Courant 2005, cette tâche sera confiée au secteur privé. Les prestataires géreront les stocks de bracelets, assureront les réparations et traiteront les alarmes liées à des dysfonctionnements techniques. En cas de soupçon d’évasion, l’administration pénitentiaire sera immédiatement alertée. Jusqu'ici, le bracelet électronique était considéré comme une alternative à la prison pour les détenus purgeant des peines légères. Le but: lutter contre la surpopulation carcérale et favoriser la réinsertion.
La surveillance électronique est née aux États-Unis où elle s'est fortement développée au cours des dix dernières années ainsi qu'au Canada. En Europe, l'Angleterre et le Pays de Galles sont les premiers à avoir utilisé cette technologie à partir de 1989, puis la Suède à partir de 1994, les Pays Bas depuis 1995 et la Belgique en 1998. C'est la loi du 19 décembre 1997 qui a autorisé la surveillance électronique en France. Au 1er janvier, 1.450 condamnés expérimentaient cette technologie, lancée en décembre 2000. Le ministère de la Justice ambitionne 3.000 à 4.000 placements d'ici 2007. Il faut dire que le coût est attractif: alors que l'incarcération coûte environ 60 euros par jour et par détenu, le bracelet électronique revient à 22 euros.
Conclusion. Ce système est celui de la prison dans un lieu privé. Cela signifie que l'on contrôle un espace intime. »