mensonge

Je lis régulièrement « le Figaro » et « le Monde » dans leurs versions internet. Avant – je pense à l´époque où la politique était réduite à deux mondes : le monde « occidental » et le monde communiste – on sentait une forte différence entre ces deux journaux. Aujourd'hui je trouve qu'il ne reste qu'une information, qu'une « politique ». Pourquoi donc le monde occidental continue-t-il à voir dans la Russie libérée du communisme un monstre, un état monstrueusement dictatorial ?
Pourquoi court-on après cette « démocratie », qui est comme la définition de l'incarnation de la super-vertu (du super-idéal) ? Sous l'étandard de la démocratie les Américains ont réduit à néant l'Irak...
Il me semble que notre idée de la démocratie ne convient pas à tous les peuples. Notre « culture » décadente ne convient pas à tous les peuples. Parce que notre démocratie est profondément matérialiste. Or de nombreux peuples ne fondent pas leur idéologie sur le matérialisme. Je pense aux pays d'Amérique du Sud. Je pense aussi à la Russie, à l'Ukraine et aux peuples de tradition chrétienne orthodoxe.
N'est-il pas surprenant de constater que, après tant d'années de matérialisme actif, la Russie et les pays de tradition orthodoxe (Ukraine, Biélorussie, Moldovie) retrouvent leurs racines spirituelles ? Il semble que cette spiritualité soit complètement étrangère au monde occidental, qui a depuis longtemps oublié que l´être humain possèdait une âme.
Dans le débat ukrainien, on ne parle que de deux tendances – inventées par les media et les politiques occidentales – pro-occidentale (pro-matérialiste ou pro-catholique) et pro-russe. On cherche toujours à donner une identité ou, plutôt, une étiquette aux partis politiques. Dans la réalité, c'est « bonnet blanc, et blanc bonnet » : le banditisme institualisé. Car, auparavant, il y avait le bien (la démocratie occidentale) et le mal (le communisme et autres dictatures). Aujourd'hui, il ne reste plus qu'un seul modèle...
Plus rien ne différencie non plus la droite française de la gauche. Et c'est pourquoi cette alternance ou cette « cohabitation » dans la vie politique est juste un garant de cette pseudo-démocratie. Pour qui vote-t-on ? – Pour un portrait, que l'on voit affiché sur tous les murs de nos villes ? – Pour une idée ? – mais, en fait, les idées ne sont plus que des couleurs : le camp orange, le camp bleu actuellement en Ukraine. Un peu simpliste ?!
Et malgré tout cela, nous continuons à imposer nos standards aux autres peuples, oubliant que la démocratie, précisément, implique que nous laissions les peuples disposer eux-mêmes de leurs libertés, de leurs cultures.

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