Valentin Felixovitch WOJNO-JASIENIECKI (1877–1961) est né d'un père catholique d'origine polonaise et d'une mère orthodoxe. Élevé dans l'orthodoxie (selon la loi faite au couple mixte), il reste marqué par la piété de son père et se découvre une passion pour la médecine, plus particulièrement l'anatomie et la chirurgie. Après la mort de son épouse, le jeune médecin veuf, désireux de servir les simples gens des campagnes, entend aussi l'appel à approfondir sa vie chrétienne. Ses quatre jeunes enfants trouvent une seconde mère en la personne d'une infirmière, Sophia SERGUÉIEVNA, mais Valentin pressent que Dieu l'appelle à un don plus total. Nous sommes en 1920 : la persécution s'abat sur l'Église orthodoxe et le pouvoir suscite un schisme, une « Église vivante » à la botte du pouvoir. Ordonné diacre, prêtre puis évêque par des « réfractaires », il devient Mgr Luc, en 1923. La première arrestation se produira bientôt, suivie de longues années de souffrances, d'interrogatoires, d'exil... L'extraordinaire de cette aventure tient au don prodigieux de chirurgien de cet évêque hors norme, un don au service de son ministère et en même temps vécu en « concurrence » de la charge pastorale : une tension intérieure qui parcourt la vie de Mgr Luc DE SIMFÉROPOL. Cette vocation de médecin lui donne de rencontrer le petit peuple russe et sibérien, d'échapper à la mort, de recevoir même le prix Staline et une médaille de mérite national pour services rendus durant la guerre.
Canonisé comme saint de l'Église orthodoxe russe en août 2000, il symbolise la résistance de l'Église au stalinisme. Marquée par onze années d'exil et de camps, voici une vie livrée au Christ par la prédication et la médecine, tel l'apôtre Luc, un voyage à travers la souffrance... jusqu'en la gloire du ressuscité.
(Source)
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