En travaillant sur un texte, j'écoutais le podcast du 22 novembre du site orthodoxe français orthodoxie.com, consacré « Saint Silouane de l’Athos et ses liens avec la paroisse des Trois Saints Hiérarques » (paroisse parisienne et siège du diocèse de l'Eglise russe patriarcale).
Cette nouvelle technique du podcast est vraiment étonnamment pratique. En fait, aujourd'hui les moyens pour l'Evangélisation sont autrement plus puissants qu'à l'époque des apôtres ! Et par le biais des blogs, grâce à la richesse des techniques — textes, photos, son et bientôt aussi, sans doute, vidéo —, on peut transmettre à beaucoup tous les trésors du patrimoine chrétien.

En écoutant une des conférences donc, je me disais qu'il y avait un grand fossé dans la « culture » orthodoxe entre les mentalités russe et française. Ne serait-ce que par le choix des mots : mots parasites, etc. Sans doute parce que la langue française est fortement déchristianisée.
Et je pense qu'au sein même de l'Eglise russe contemporaine, qui possède des paroisses et des monastères français, il existe deux mondes fort différents.
Le supérieur d'un monastère orthodoxe français racontait que le célèbre père Sofrony, disciple de saint Silouane du Mont-Athos, aimait rire. C'est ainsi que le jour du rite de la grande tonsure — office ô combien solennel — de cet abbé, juste avant d'entrer dans l'église, le père Sofrony avait fait une réplique qui les avait fait éclater de rire, de sorte qu'il se demandait si les frères ne s'étonnerait pas d'une telle attitude...
Père Sofrony lui recommandait aussi de ne pas avoir de USTAV (règle du monastère), car ce n'était pas utile, l'important était la liberté.

On est si loin de la spiritualité des ascètes du Mont Athos — qu'ils soient russes (père Nikodim et d'autres) ou grecs (père Joseph, père Paissij et d'autres) !
Mais, heureusement, une admirable conférence (2e moitié de l'enregistrement) donnée l'année dernière par le père Syméon sur la vision du monde contemporain par l'Eglise explique bien des choses (père Syméon du monastère Saint-Jean-Baptiste, à Maldon, en Angleterre, est traducteur des écrits de saint Silouane). A recommander.