il y a deux ans, père Michel
Par ptit moine le samedi 24 décembre 2005, 09:00 - événements - Lien permanent
Il y a juste deux ans décédait le supérieur de la paroisse meudonaise : père Michel Artzimovitch. C'est lui qui m'a, en quelque sorte, ouvert les portes du monastère, car il était autrefois prêtre dans le diocèse d'Allemagne.Le Seigneur l'a rappelé — par une crise cardiaque — alors qu'un cancer s'était manifesté — un cancer qui serait sans doute devenu un martyre pour père Michel. C'est pour cela que les funérailles n'avaient rien de tragique : c'était une grâce — la libération d'une grande douleur à venir. Personnellement, je les ai ressenties comme une fête : une fête de Pâques — le passage à une vie éternelle joyeuse.
La nuit précédant les funérailles je suis resté à l'église avec lui. J'étais seul dans la pénombre — quelques cierges, quelques veilleuses — et je lisais l'Evangile en slavon. Je m'asseyais parfois et somnolais sur un banc. Les gens du monde sont mal à l'aise en présence d'un défunt. Pour moi, comme pour tout chrétien, le défunt n'était pas défunt : l'âme de père Michel était toujours là. C'était une sorte de conversation à trois (j'en prends conscience maintenant). Depuis ce jour, je mets chaque matin à l'office un cierge en sa mémoire et pour le repos de son âme. MEMOIRE ETERNELLE !




Commentaires
Pas de commentaires...Nous avons perdu un Père...qui nous etait très proche.
Mais quand on sait ce qui attend les justes après leur mort (cf. le billet sur les reliques de saint Philarète de Moscou), on trouve une grande consolation.