la prière de carême de saint Ephrem le Syrien
Par ptit moine le mercredi 8 mars 2006, 12:47 - quoditien liturgique - Lien permanent
Seigneur et Maître de ma vie,
ne m'abandonne pas à l'esprit de paresse, de découragement, de domination
et de vain bavardage !
Mais fais-moi la grâce, à moi ton serviteur,
de l'esprit de chasteté, d'humilité, de patience et de charité.
Oui, Seigneur-Roi,
Accorde-moi de voir mes fautes et de ne pas condamner mon frère,
ô Toi qui es béni dans les siècles des siècles. Amen.
ne m'abandonne pas à l'esprit de paresse, de découragement, de domination
et de vain bavardage !
Mais fais-moi la grâce, à moi ton serviteur,
de l'esprit de chasteté, d'humilité, de patience et de charité.
Oui, Seigneur-Roi,
Accorde-moi de voir mes fautes et de ne pas condamner mon frère,
ô Toi qui es béni dans les siècles des siècles. Amen.



Commentaires
Seigneur et Maître de ma vie,
l’esprit d’oisiveté, de découragement,
de domination et de vaines paroles,
éloigne de moi.
L’esprit d’intégrité, d’humilité,
de patience et de charité,
accorde à ton serviteur.
Oui, Seigneur et Roi,
donne-moi de voir mes fautes
et de ne pas juger mon frère,
car tu béni aux siècles des siècles. Amen.
ou :
Seigneur et Maître de ma vie !
L’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination et de parole facile : éloigne de moi !
L’esprit de pureté, d’humilité, de patience et de charité :
donne à ton serviteur (à ta servante) !
Oui, Seigneur et Roi : donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère…
Car Tu es béni dans les siècles : Amen !
Oui, c'est un des grands problèmes pour les orthodoxes français. L'existence de plusieurs traductions en français — à la différence du grec ou du slavon d'Eglise — fait qu'il est difficile aux Français de différentes paroisses de chanter ensemble le « Notre Père », car il en existe de nombreuses traductions.
La première version proposée de la prière de saint Ephrem est, àmon avis, plus littéraire. Les deux autres sont, en revanche, mieux adaptées à l'utilisation lors de l'office car la prière est découpée en trois parties, à la fin desquelles on effectue une prosternation.home.scarlet.be/amdg/priere3.html
Voir aussi : stmaterne.blogspot.com
La musicalité du français varie aussi selon les pays; ce qui "sonne" bien à un Québecois aura l'air bizarre au Marseillais mais conviendra au Normand ou au Wallon...
A propos de musicalité, notre nouveau postulant, qui est donc originaire du sud de la France, me racontait que, dimanche passé, il s'est rendu à l'église paroissiale pour la liturgie. Il y a fait la connaissance d'une matouchka parisienne, qui ne pouvait pas s'empêcher de sourire en entendant son accent provençal ! Il est vrai que les Parisiens s'amusent de l'accent des autres francophones. Personnellement, je ne résiste pas devant le québécois... (je n'ose parler du belge devant Jean-Michel)
Voici la version que j'ai apprise à Saint-Irénée à Paris :
Seigneur et Maître de ma vie
L'esprit d'oisiveté, de découragement, de domination et de paroles faciles
Eloigne de moi.
L'esprit de pureté, d'humilité, de patience et de charité
Donne à ton serviteur.
Oui Seigneur et Roi
Donne-moi de voir mes fautes
Et de ne point juger mon frère
Car Tu es béni dans les siècles des siècles.
Amen
Voici une bonne occasion de nous remettre en mémoire les mots de cette prière qui est lue de nombreuses fois lors des offices de carême.
Merci, et bon carême !
Bonjour,
La multiplicité des traductions des prières n'est pas vraiment favorable à la prière commune. Je trouve ça particulièrement fâcheux pour les psaumes.
L'avantage du slavon, pour l'Orient, et du latin, pour l'Occident, était de restituer une unité de liturgie pour des communautés linguistiques hétérogènes (mais il est vrai que prier dans sa propre langue a d'autres avantages).
Voici la version tirée d'un ouvrage du Père Alexandre Schmemann :
Seigneur et Maître de ma vie,
l’esprit d’oisiveté, de découragement,
de domination et de vaines paroles,
éloigne de moi.
L’esprit d’intégrité, d’humilité,
de patience et de charité,
accorde à ton serviteur.
Oui, Seigneur et Roi,
donne-moi de voir mes fautes
et de ne pas juger mon frère,
car tu es béni aux siècles des siècles.
Amen.
et voici une version trouvée sur Internet (paroisse de Nantes):
Seigneur et maître de ma vie, ne m'abandonne pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement, de domination et de vaines paroles.
(grande métanie)
Mais accorde-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour, à moi ton serviteur.
(grande métanie)
Oui, Seigneur Roi, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car Tu es béni dans les siècles des siècles. Amen.
(grande métanie)
Ô Dieu, purifie-moi , pêcheur.
(12 fois, avec petites métanies)
puis la prière toute entière, d'une traite :
Seigneur et Maître de ma vie,…
(grande métanie à la fin)
Bonne montée vers Pâques
Puisque nous sommes encore en carême, voici la "version" que j'ai apprise, et que nous utilisons en famille :
*
Seigneur et maître de ma vie,
Eloigne de moi l'esprit da paresse, d'abattement,
de domination et de vaine parole
*
Mais donne à ton serviteur
un esprit d'intégrite, d'humilité, de patience et d'amour
*
Oui, Seigneur Roi,
donne-moi de voir mes péchés
et de ne pas juger mon frère
Car tu es béni dans les siècles des siècles.
Mais, à l'extrême, la question de fond ne concerne pas tant la traduction "sur le papier" que la "traduction" dans "ma vie", dans nos vies.
Très intéressante cette petite liste de traductions! Puis-je ajouter celle qui se trouve dans la poche d'une moniale "catholique" ? !!!
Mon Dieu et Seigneur de ma vie,
délivre-moi de l'esprit d'oisiveté
de découragement
de volonté propre
et de vaines paroles.
Mais l'esprit de chasteté
d'humilité
de patience
et d'amour
accorde-le à ta servante.
O mon Dieu et mon Roi,
fais que je voie
mes propres péchés
et que je ne juge pas mon prochain
car Tu es béni dans les siècles des siècles.
Amen.
Par cette admirable prière, très simple, nous autres chrétiens nous demandons humblement l'acquisition du plus grand charisme : le discernement d'esprits.
La prière commence par caractériser l'esprit auquel nous renonçons et auquel nous nous opposons de toutes nos forces en implorant le secours du Seigneur.
Puis au centre elle dépeint l’esprit que nous souhaitons acquérir et garder de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit.
Enfin la prière nous montre le moyen simple de ce renoncement-acquisition :
Voir nos fautes – l’acte qui arrête en nous tout penchant à juger les autres.
Cet arrêt c’est la naissance de l’amour sincère du prochain.
Et le cœur pur commence à voir Dieu.