samedi des défunts
Par ptit moine le samedi 18 mars 2006, 09:00 - réflexions - Lien permanent
Les samedis de carême sont consacrés à la commémoration des défunts. Les textes liturgiques de l'Eglise orthodoxe sont parfois très forts.
« Regardons dans les tombeaux : où est la gloire ? où est la beauté ? où est la langue bienparlante ? où sont les sourcils ? où sont les yeux ? — tout n'est que poussière et ombre ! » (stichère des laudes du 1er samedi de triode)
Ces impressions si fortes ont été ressenties récemment par mes proches qui ont pu participer à l'exhumation de nos grands-parents. RECIT.
« Regardons dans les tombeaux : où est la gloire ? où est la beauté ? où est la langue bienparlante ? où sont les sourcils ? où sont les yeux ? — tout n'est que poussière et ombre ! » (stichère des laudes du 1er samedi de triode)
Ces impressions si fortes ont été ressenties récemment par mes proches qui ont pu participer à l'exhumation de nos grands-parents. RECIT.
Le 21 février, il fallait être à 8 h 30 au cimetière du Perreux. Il y faisait très froid et une petite neige nous glaçait.
L'officier de police n'étant pas à l'heure pour commencer l'exhumation de notre grand-oncle, nous avons commencé sans lui, sous l'œil de la conservatrice du cimetière. Les personnes des pompes funèbres étaient très respectueuses.
Il n'y avait que deux fossoyeurs et pas de linceul pour faire comme avec les reliques de notre grand-mère, c'est-à-dire prendre d'un seul tenant la ouate de fond du cercueil contenant les reliques pour la déposer dans le nouveau linceuil. La terre du Perreux, est différente de celle de Bagneux : plus proche de la glaise que de la terre.
Le cercueil était encore là, fendu sur le dessus, mais les parois présentes. De la terre glaise avait pénétré et l'exhumation ne fut pas simple. J'étais assez inquiète et ce qui devait se produire se produisit : le responsable des fossoyeurs a commencé à retirer les chaussures, puis les os des jambes, le crâne. Un peu secouée, je l'ai prié de s'efforcer de prendre l'intégralité des reliques pour les placer au mieux, directement dans le nouveau cercueil — de taille humaine, selon les vœux de notre père. Le cercueil n'étant pas parallèle à la tombe, les choses n'ont pas été faciles.
Notre cousin, qui ne voulait surtout pas voir le crâne de son père, a été très ému : comme le fossoyeur ne parvenait pas à poser le crâne à la tête du cercueil, notre cousin l'a très respectueusement et avec grande émotion pris pour le placer dans le cercueil.
J'étais très surprise et émue également. Les restes de ce que je pense être une icône, un morceau de croix, la plaque du cercueil d'origine et la croix en bois qui était sur la tombe ont été soigneusement introduits dans le nouveau cercueil, et c'est dans la paix et le réconfort que nous sommes partis vers Bagneux.
La température à Bagneux était plus clémente. Nous y avons retrouvé nos parents qui nous attendaient pour l'inhumation, près du nouveau caveau de famille . Les cercueils de notre grand-mère et de notre grand-oncle ont été descendus dans la caveau lors du petit office des défunts célébré par le père Michel.

L'officier de police n'étant pas à l'heure pour commencer l'exhumation de notre grand-oncle, nous avons commencé sans lui, sous l'œil de la conservatrice du cimetière. Les personnes des pompes funèbres étaient très respectueuses.
Il n'y avait que deux fossoyeurs et pas de linceul pour faire comme avec les reliques de notre grand-mère, c'est-à-dire prendre d'un seul tenant la ouate de fond du cercueil contenant les reliques pour la déposer dans le nouveau linceuil. La terre du Perreux, est différente de celle de Bagneux : plus proche de la glaise que de la terre.
Le cercueil était encore là, fendu sur le dessus, mais les parois présentes. De la terre glaise avait pénétré et l'exhumation ne fut pas simple. J'étais assez inquiète et ce qui devait se produire se produisit : le responsable des fossoyeurs a commencé à retirer les chaussures, puis les os des jambes, le crâne. Un peu secouée, je l'ai prié de s'efforcer de prendre l'intégralité des reliques pour les placer au mieux, directement dans le nouveau cercueil — de taille humaine, selon les vœux de notre père. Le cercueil n'étant pas parallèle à la tombe, les choses n'ont pas été faciles.
Notre cousin, qui ne voulait surtout pas voir le crâne de son père, a été très ému : comme le fossoyeur ne parvenait pas à poser le crâne à la tête du cercueil, notre cousin l'a très respectueusement et avec grande émotion pris pour le placer dans le cercueil.
J'étais très surprise et émue également. Les restes de ce que je pense être une icône, un morceau de croix, la plaque du cercueil d'origine et la croix en bois qui était sur la tombe ont été soigneusement introduits dans le nouveau cercueil, et c'est dans la paix et le réconfort que nous sommes partis vers Bagneux.
La température à Bagneux était plus clémente. Nous y avons retrouvé nos parents qui nous attendaient pour l'inhumation, près du nouveau caveau de famille . Les cercueils de notre grand-mère et de notre grand-oncle ont été descendus dans la caveau lors du petit office des défunts célébré par le père Michel.




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