Lors du 10e congrès mondial du peuple russe à Moscou — notre abbé participait au congrès 2005 —, l’Eglise orthodoxe russe a proposé une Déclaration des droits et de la dignité de l’homme. La déclaration s’oppose aux excès de l’individualisme et stipule que l’on ne peut détacher les droits de l’homme de la morale.
Il y est notamment écrit : « Nous sommes pour le droit à la vie et contre le "droit" à la mort, pour le droit de créer et contre le "droit" de détruire. Les droits et libertés de l'homme sont efficaces dans la mesure où ils poussent la personne à la bonté, la prémunissent contre le mal intérieur et extérieur et lui permettent de devenir un élément positif de la société. »
Dans son discours, le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad a donné des illustrations des dérives contestées. Ainsi, évoquant l’euthanasie et l’homosexualité, il a affirmé : « Il serait peut-être injuste de prescrire les sanctions pénales contre l'euthanasie et l'homosexualité, mais il serait encore plus injuste de les adopter en tant que normes légales et reconnues par la société. » Il a également indiqué : « Depuis Rousseau, le monde occidental s'obstine à croire qu'il suffit de donner à l'homme la liberté pour qu'il définisse lui-même les normes morales de son comportement. La notion d'autorité et celle de péché s'effacent dans cette idéologie au profit du pluralisme. » (source)
Personnellement, je trouve cette approche plutôt juste.