Tetraévangile
Par ptit moine le mercredi 12 avril 2006, 14:00 - quoditien liturgique - Lien permanent
L'office de ce matin a duré huit heures, avec une interruption d'une heure.
Nous avons, en effet, commencé la lecture complète des quatre Evangiles qui est prévue en principe pour les trois premiers jours de la semaine Sainte (c'est-à-dire la semaine prochaine). Il y a quelques années, nous étalions la lecture sur trois jours, mais, pour réduire la fatigue de cette semaine déjà fort chargée en offices, nous lisons maintenant les premiers évangélistes le mercredi et le vendredi de la semaine précédente, pendant les heures tierce, sexte et none.
Aujourd'hui, nous avons lu l'intégralité de l'Evangile de saint Matthieu. Il y a un grand profit à relire d'un trait les Evangiles, que nous sommes habitués à lire par petits morceaux. Comme disait le vieux métropolite Vitalij, à chaque nouvelle lecture de l'Evangile, on découvre quelque chose de nouveau qu'on n'avait pas remarqué auparavant.
Deux moments m'ont frappé aujourd'hui.
Ces deux exemples montrent, à mon avis, à quel point la Bonne Nouvelle est vraiment une bonne nouvelle. Elle rompt définitivement avec le vieil homme. A nous d'y être attentifs !
Nous avons, en effet, commencé la lecture complète des quatre Evangiles qui est prévue en principe pour les trois premiers jours de la semaine Sainte (c'est-à-dire la semaine prochaine). Il y a quelques années, nous étalions la lecture sur trois jours, mais, pour réduire la fatigue de cette semaine déjà fort chargée en offices, nous lisons maintenant les premiers évangélistes le mercredi et le vendredi de la semaine précédente, pendant les heures tierce, sexte et none.
Aujourd'hui, nous avons lu l'intégralité de l'Evangile de saint Matthieu. Il y a un grand profit à relire d'un trait les Evangiles, que nous sommes habitués à lire par petits morceaux. Comme disait le vieux métropolite Vitalij, à chaque nouvelle lecture de l'Evangile, on découvre quelque chose de nouveau qu'on n'avait pas remarqué auparavant.
Deux moments m'ont frappé aujourd'hui.
Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle (Matth. 1, 19).Joseph, qui a pris la Vierge Marie sous sa protection, la voyant enceinte, se propose de rompre secrètement... Le vieil et sage homme ne se fâche pas, n'appelle pas à la lapidation, comme le feront plus tard les «zélotes» lorsqu'ils présentèrent, déjà prêts à la lapider, la femme adultère à Jésus. Non, le vieil homme porte déjà en lui l'amour du Nouveau Testament.
[1] En ce temps-là, Jésus traversa des champs de blé un jour de sabbat. Ses disciples, qui avaient faim, se mirent à arracher des épis et à manger. [2] Les pharisiens, voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat (Matth. 12, 1-2).Aujourd'hui, on considère souvent les religions chrétiennes comme des institutions. Alors que l'Evangile montre au contraire que le message chrétien est nouveau : il rompt avec l'institution de la loi, lorsque la loi n'est que formalisme.
Ces deux exemples montrent, à mon avis, à quel point la Bonne Nouvelle est vraiment une bonne nouvelle. Elle rompt définitivement avec le vieil homme. A nous d'y être attentifs !



