IV всезар. собор C'est cette nuit, à 1 h selon l'heure de Paris, qu'est officiellement déclaré ouvert le quatrième Concile de notre Eglise.
Le thème principal est la question de la communion eucharistique avec l'Eglise russe du patriarcat de Moscou. Sujet extrêmement controversé. Précisons que ce concile n'a qu'une valeur consultative : il doit donner le pouls. C'est le concile des évêques, qui doit se réunir juste après ce premier concile, qui prendra la décision définitive.

Et c'est maintenant que, ironie du sort !, le diocèse de Grande-Bretagne du patriarcat de Moscou, dirigé par l'évêque Basile — d'origine anglaise — décide de quitter ce même patriarcat pour passer sous la juridiction du patriarche de Constantinople. Il est nécessaire, évidemment, d'obtenir la bénédiction du patriarche de Moscou, ce qui n'est pas gagné.
Mais ce qui est révélateur, c'est la crise qui gagne aujourd'hui les paroisses d'origine russe de l'émigration en Europe occidentale. Alors que tous les diocèses de l'Eglise hors frontières se réunissent pour, probablement, décider de garder leur russicité en se plaçant sous l'omophorion de l'Eglise de Russie, la politique actuelle du diocèse de France tend à s'éloigner de l'Eglise russe pour constituer une orthodoxie à la française.

Il est clair que l'assimilation est très forte en France. En Angleterre aussi, apparemment. Mais il y a une nouvelle émigration russe, baptisée le plus souvent en Russie, dans le patriarcat de Moscou bien sûr. Si ces Russes restent à l'étranger, ils ont besoin d'une structure ecclésiale russe. Il reste donc aujourd'hui à l'Eglise russe de développer ses structures en Europe de l'Ouest, soit dans l'Eglise russe du Patriarcat, soit dans celle de l'Eglise hors frontières.
Il me semble que les églises russes — bien souvent monuments historiques comme à Paris, Nice, Cannes, Biarritz, Menton, Pau — devraient rester ou revenir dans le giron de l'Eglise russe, car si, finalement, certains rejettent la russicité, pourquoi les églises traditionnellement russes devraient-elles devenir françaises, anglaises ou autre ?

Pendant la durée des Conciles, traditionnellement, les moines et moniales observent un jeûne et renforcent leurs prières. Comme le Concile se réunit dans une période sans jeûne (jusqu'à la Pentecôte), nous faisons le jeûne à notre manière : nous avons décidé de réduire nos repas à une fois par jour durant ces quinze jours.

Que le Seigneur envoie Son Esprit-Saint sur l'assemblée des évêques pour qu'ils prennent les décisions sages afin de conserver l'Eglise intègre dans l'amour mutuel !