Lorsqu’arriva le moment de Son ascension, Il les entraîna sur la montagne des Oliviers (appelée ainsi parce qu’elle est plantée de nombreux oliviers). Les ayant entretenus de ce qu’ils devaient prêcher à Son sujet jusqu’au bout de la terre et leur avoir parlé de Son royaume indissoluble, celui du siècle à venir, lorsqu’Il vit qu’ils allaient aussi l’interroger sur ce qu’il ne fallait pas, Il fit venir auprès d’eux, alors que Sa Mère immaculée était aussi présente en ce lieu, des anges qui leur montrèrent Sa montée vers les cieux. A leur vue, Il fut ravi du milieu d’eux, s’élevant dans la nuée, qui le reçut. Ainsi escorté par les anges, qui l’un à l’autre se disaient d’élever les portes des cieux et qui s’étonnaient de Sa chair rougie par le sang, Il monta et s’assit à la droite du Père, divinisant Sa chair et, j’ose dire, la rendant semblable à Dieu, de sorte que par elle nous avons été réconciliés, absous de l’antique inimitié. Quant aux apôtres, des anges ayant l’aspect d’hommes survinrent pour leur dire : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous dans l’étonnement, à regarder vers le ciel ? Ce Jésus que vous avez vu comme Dieu dans la chair, Lui-même reviendra, et ce dans sa chair, non pas de la manière pauvre et modeste qu’Il avait auparavant, mais avec grande gloire, comme vous le voyez maintenant escorté par les anges. »

Alors les Apôtres, cessant de regarder, retournèrent de la montagne des Oliviers. Elle se trouve près de Jérusalem, à une distance de 2 040 pieds, le chemin qu’il est permis de faire un jour de sabbat. Et si la loi de Moïse permet de faire ce chemin un jour de sabbat, c’est parce que la tente du témoignage se trouvait à cette distance du camp des Hébreux. Car le sabbat, il était permis aux fidèles de s’y rendre, mais ils ne pouvaient marcher au-delà, c’est pourquoi on appela cette distance : chemin de sabbat. De là, certains ont cru que l’Ascension du Christ avait eu lieu un jour de sabbat, ce qui jusque-là était impensable.

De retour, les apôtres montèrent à la chambre haute, dans laquelle ils demeuraient, avec les femmes myrophores et la Mère du Verbe, s’adonnant au jeûne, à la prière et l’oraison, et attendant la venue de l’Esprit Saint, comme ils en avaient reçu la promesse.

Triode de Carême, Diaconie Apostolique, 1993