C'est au lycée qu'il fait la connaissance de Christoph Probst qui devient son meilleur ami et sera aussi membre de la Rose Blanche. En 1937, il est appelé pour un an et demi. Libéré en 1939, il entreprend des études de médecine (son père est médecin) à l'université de Munich. En deuxième année, il est de nouveau appelé et se retrouve en France dans une division médicale. Bientôt il est libéré pour pouvoir poursuivre ses études de médecine. C'est alors qu'il se lie à Hans Scholl.
Il fréquente souvent l'église russe, où il rencontre ses concitoyens russes qui ont fui le régime totalitaire.
En 1942, son ami Hans Scholl le présente à l'architecte Manfred Eickemeyer qui leur dépeint le ghetto juif et la destruction systématique des Juifs et des tziganes.
Avec son ami Scholl, Schmorell fonde la Rose blanche, mouvement estudiantin opposé au régime nazi : ils rédigent à eux deux les quatre premiers tracts qu'ils diffusent par la poste ou dans les boîtes à lettres.
Sophie Scholl, la sœur de Hans, et de proches amis de Schmorell se joindront plus à tard à eux : Willi Graf, Christoph Probst et le professeur Kurt Huber.
En juillet 1942, les trois amis (Scholl, Schmorell et Graf) sont envoyés sur le front oriental et se retrouvent en Russie. Alexandre écrit :

« J'ai souvent des conversations avec la population russe — le simple peuple et l'intelligentsia, en particulier avec les médecins. Je m'en suis formé la meilleure impression. Si l'on compare les Russes avec les Allemands ou les Français, on arrive à la conclusion à quel point ils sont plus jeunes, plus frais, plus agréables ! »

Le 30 octobre, ils quittent la Russie pour l'Allemagne.
Ils éditent à nouveau des tracts qu'ils envoient par la poste ou laissent dans la cour des immeubles. Le 5e tract est le fruit d'un sérieux travail : il est tiré à 9 000 exemplaires et distribué à Berlin, Cologne, Stuttgart, Vienne, Munich. Le 6e bulletin, consacré à la catastrophe de Stalingrad, marqua la fin de leur activité : Hans et Sophie Scholl sont arrêtés à l'université le 18 février 1943, alors qu'ils y déposaient un millier d'exemplaires du tract, avec imprudence et sans concertation avec les autres membres du groupe. Les Scholl ne trahirent pas leurs compagnons, mais, lors de fouilles  à leur domicile,  la police put reconstituer la liste complète de l'organisation, pour ce qui concerne Munich. Hans avait aussi gardé par imprudence un projet de tract écrit par Christoph Probst, de sorte que celui-ci fut rapidement identifié, traduit en jugement avec les Scholl et exécuté avec eux le jour même.
Deux mois plus tard eut lieu le deuxième procès : celui de Kurt Huber, Alexandre Schmorell et Willi Graf. Dénoncé suite à un avis de recherche publié dans le Völkischer Beobachter (Observateur populaire) — un journal hebdomadaire nazi, arrêté le 24 février 1943, traduit en jugement le 19 avril, Chourik Schmorell est guillotiné le 13 juillet à Munich avec le prof. Kurt Huber. Willi Graf sera exécuté le 12 octobre 1943. Dix personnes furent également emprisonnées.
Lors des deux années suivantes, il y aura encore sept procès, dont celui de Hambourg où l'on continuait à imprimer des tracts. Durant l'été 1943, l'aviation anglaise jettera sur l'Allemagne un million d'exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber...
Le 14 juillet, le corps d'Alexandre est remis à sa famille. Il est enterré par le clergé de l'Église orthodoxe russe au cimetière Perlacher Forst de Munich où, une vingtaine d'années plus tard,  viendront le rejoindre son père et sa belle-mère.
Chaque année, un office funéraire est célébré sur sa tombe par le clergé de la cathédrale russe.


Schmorell-tombe
Les enfants déposent des cierges sur la tombe d'Alexandre Schmorell
et ses parents,
après l'office commémoratif annuel.
Schmorell obschij

Source 1 (en russe)
Source 2 (en russe)
Wikipedia russe

Témoignage en trois vidéos (2007) de Nicolas Danilovitch Hamazaspian sur le martyr Alexandre (Chourik) Schmorell.