Jean de Cronstadt

Il nous arrive quelquefois, à l'église ou chez nous de ressentir pendant la prière une si grande faiblesse d'esprit et de corps que notre âme devient impuissante, froide et stérile, à l'instar d'un temple païen. Mais dès que nous faisons un effort pour prier Dieu sincèrement, dès que nos pensées et notre cœur se tournent vers Lui avec une foi ardente, notre âme se ranime, se réchauffe et redevient féconde à l'instant. Oh ! alors, quelle tranquillité subite, quelle légèreté, quel attendrissement, quel feu sacré intérieur, quelles chaudes larmes de repentir, quel sincère regret d'avoir offensé notre Seigneur très clément, quelle lumière dans le cœur et dans l'intelligence, quel torrent abondant d'eau vive surgit dans notre cœur et coule librement de notre bouche ou de notre plume ! Le désert de l'âme se revêt de fleurs pareilles au lis avec la venue du Seigneur dans le cœur. Ah ! pourquoi n'élevons-nous pas plus souvent nos cœurs vers le Seigneur ! Que de paix et de consolation Il nous réserve toujours ! Qu'ils sont grands, les biens que vous avez réservés à ceux qui vous craignent ! (Ps 30,20).

Ma vie en Christ de saint Jean de Cronstadt