saint Corbinien et le pape
Par ptit moine le lundi 11 septembre 2006, 09:00 - vlog - Lien permanent
Alla Arkadjevna von Buch est une pianiste russe de talent. Elle a donné des
concerts de musique classique, romantique et contemporaine à travers le monde
entier, et continue d'ailleurs à donner des récitals.
Elle nous raconte un bon mot prononcé par le pape Benoît XVI
lors de son séjour à Munich. Le pape actuel porte sur son
emblème l'image d'un ours attelé. C'est l'ours de saint Corbinien : cet
ours avait tué le cheval du saint, et ce dernier l'obligea alors à remplacer le
cheval en le conduisant jusqu'à Rome. Mais à Rome, l'ours fut libéré — «à la
différence du pape qui fut envoyé à Rome depuis la Bavière, mais resta à
Rome».
Saint Corbinien est un saint du VII-VIIIe siècle. Moine en France, près de Paris, il se rendit à Rome pour y recevoir les conseils et la bénédiction du pape Grégoire II. Le Pape, impressionné par sa ferveur, décida de l'ordonner prêtre et de le sacrer évêque.
Lors d'un deuxième voyage à Rome (histoire de l'ours) il fut confirmé dans son sacerdoce (alors qu'il désirait en être libéré) et, sur le chemin du retour, il évangélisa la Bavière, fonda une église à Freising (près de Munich, qui n'existait pas alors) et devint l'évêque titulaire de ce nouveau diocèse. Le pape Benoît XVI était auparavant évêque de ce diocèse catholique.
Les reliques de Corbinien, saint franco-bavarois — qui est donc un saint de l'Eglise Universelle —, reposent dans la cathédrale de Freising. Une partie des reliques de saint Corbinien se trouve également en France, encastrée dans le maître autel de la cathédrale de la Résurrection d'Evry (Essonne) et à droite de l'autel, car le saint est originaire de cette région.
Elle nous raconte un bon mot prononcé par le pape Benoît XVI
lors de son séjour à Munich. Le pape actuel porte sur son
emblème l'image d'un ours attelé. C'est l'ours de saint Corbinien : cet
ours avait tué le cheval du saint, et ce dernier l'obligea alors à remplacer le
cheval en le conduisant jusqu'à Rome. Mais à Rome, l'ours fut libéré — «à la
différence du pape qui fut envoyé à Rome depuis la Bavière, mais resta à
Rome».Saint Corbinien est un saint du VII-VIIIe siècle. Moine en France, près de Paris, il se rendit à Rome pour y recevoir les conseils et la bénédiction du pape Grégoire II. Le Pape, impressionné par sa ferveur, décida de l'ordonner prêtre et de le sacrer évêque.
Lors d'un deuxième voyage à Rome (histoire de l'ours) il fut confirmé dans son sacerdoce (alors qu'il désirait en être libéré) et, sur le chemin du retour, il évangélisa la Bavière, fonda une église à Freising (près de Munich, qui n'existait pas alors) et devint l'évêque titulaire de ce nouveau diocèse. Le pape Benoît XVI était auparavant évêque de ce diocèse catholique.
Les reliques de Corbinien, saint franco-bavarois — qui est donc un saint de l'Eglise Universelle —, reposent dans la cathédrale de Freising. Une partie des reliques de saint Corbinien se trouve également en France, encastrée dans le maître autel de la cathédrale de la Résurrection d'Evry (Essonne) et à droite de l'autel, car le saint est originaire de cette région.




Commentaires
pour faire suite à l'histoire de l'ours: Samedi 9 septembre, Benoît XVI a donné un échantillon d’humour bavarois, en se comparant à une « bête de somme » au service de la foi, sous les rires de ses compatriotes. Il a évoqué saint Augustin, « qui avait choisi la vie d’un homme d’études mais que Dieu avait appelé pour être l’animal de trait, la bête de somme, le brave bœuf qui tire la charrue dans le champ de Dieu qu’est notre monde ». Et, filant la métaphore, il a rappelé l’ours que saint Corbinien, venu de l’actuelle Essonne évangéliser la Bavière (et que Benoît XVI a mis dans ses armoiries), avait emmené à Rome après qu’il eut dévoré son cheval, selon la légende. « Mais, a-t-il poursuivi, l’ours fut ensuite libéré. Dans mon cas, le “Patron” en a décidé autrement… » Plus sérieusement, Benoit XVI a il a affirmé que « le respect du sacré suppose que nous-même apprenions de nouveau la crainte de Dieu » : « Cette forme de respect ne peut être régénérée dans le monde occidental que si croît de nouveau la foi en Dieu, si Dieu vient de nouveau à être présent pour nous et en nous. » Au-delà de la Bavière et de l’Allemagne, l’homélie s’adresse ici à l’Occident en général, un Occident, disait encore hier Benoît XVI, qui « ne parvient plus à écouter Dieu » et à qui Dieu semble « préscientifique et plus adapté à notre temps