saint Nectaire d'Egine
Par ptit moine le mercredi 22 novembre 2006, 08:00 - vies des saints - Lien permanent
Saint Nectaire d'Égine, dont nous célébrons la mémoire
aujourd'hui, est un grand thaumaturge du XXe siècle. Sa vie humble et
digne est un grand exemple de sainteté contemporaine.
Notre saint Père Nectaire naquit le 1er octobre 1846, en Sèlybrie (Thrace),
d’un couple de pauvres mais pieux chrétiens : Dimos et Marie Képhala. Nommé
Anastase au saint Baptême, il montra dès son enfance une grande piété et un
goût profond pour l’étude. Comme sa mère lui apprenait le Psaume 50, il aimait
à répéter le verset : J'enseignerai tes voies aux pécheurs... (Ps 50, 15).
Après avoir reçu l’enseignement élémentaire dans sa patrie, il fut envoyé par
ses parents à Constantinople pour poursuivre son éducation, tout en travaillant
comme employé dans un magasin. Le jeune garçon restait alors insensible aux
troubles de la vie mondaine et se préoccupait seulement d’édifier en lui, nuit
et jour, l’homme intérieur à l’image du Christ, par la prière et la méditation
des écrits des saints Pères.
À l’âge de vingt ans, il quitta Constantinople pour devenir instituteur dans
l'île de Chios. Il y encourageait avec zèle la jeunesse et les villageois à la
piété et aux œuvres de la vertu, non seulement par ses paroles mais surtout par
l’exemple même de sa vie d’ascèse et de prière. Désirant depuis longtemps
embrasser la vie semblable aux anges, il devint moine sous le nom de Lazare le
7 novembre 1876, dans le célèbre monastère de Néa-Moni. Ne cherchant que les
choses d’en-haut, modèle de douceur et d’obéissance, il se fit aimer de tous
les frères de la communauté et devint diacre un an plus tard. Grâce à la
générosité d’un pieux habitant de l'île, puis à la protection du patriarche
d’Alexandrie, Sophrone, il put compléter ses études à Athènes et obtenir le
diplôme de la faculté de Théologie.
En 1885, il gagna Alexandrie, où il fut bientôt ordonné prêtre, puis consacré
métropolite de la Pentapole (ancien diocèse correspondant à la Libye
supérieure). Prédicateur et secrétaire patriarcal, il fut affecté au Caire,
comme représentant du patriarche, dans l’église de Saint-Nicolas. Malgré ces
honneurs, Nectaire ne perdait rien de son humilité et savait communiquer à son
troupeau spirituel le zèle pour les vertus évangéliques. L’amour et
l’admiration que lui portait le peuple tournèrent pourtant à son désavantage. À
l’instigation du Diable, certains membres du patriarcat, jaloux de ses succès,
le calomnièrent, en disant qu’il cherchait à s’attirer les faveurs du peuple
dans le but de s’emparer du trône patriarcal d’Alexandrie. Comme le saint ne
cherchait pas à se justifier, mais mettait sa confiance dans la promesse du
Christ qui a dit : Bienheureux serez-vous quand on vous insultera, qu’on vous
persécutera et qu’on vous calomniera de toute manière à cause de moi... (Mt 5,
11). Il fut chassé de son siège et s’embarqua pour Athènes, où il se retrouva
seul, ignoré, méprisé et manquant même du pain quotidien, car il ne savait rien
garder pour lui-même et distribuait aux pauvres ses maigres ressources.
Abandonnant son projet initial de se retirer au Mont-Athos, le doux et humble
imitateur de notre Seigneur Jésus Christ préféra sacrifier son amour de la
retraite au salut de son prochain. Il resta quelques années comme prédicateur
(1891-1894), puis fut nommé directeur de l’école ecclésiastique Rizarios,
destinée à la formation des futurs prêtres. Sa profonde connaissance de
l’Écriture, des saints Pères et même des sciences profanes, et son autorité
pleine de douceur dans la direction des hommes, lui permirent de donner
rapidement à cette institution une haute qualité intellectuelle et morale. Le
saint hiérarque se chargeait de la direction et des leçons de pastorale, mais
il ne cessait pas pourtant de vivre le programme d’ascèse, de méditation et de
prière d’un moine, en y ajoutant les hautes fonctions de prédication et de
célébration régulière des saints Mystères, au sein de l’école mais aussi dans
la région d’Athènes.
Nectaire gardait pourtant au fond de son cœur un amour brûlant pour la quiétude
et la paix de la vie dans les monastères, aussi profita-t-il du désir exprimé
par un certain nombre de ses filles spirituelles pour se retirer des troubles
de la vie mondaine et fonder un monastère féminin dans l'île d’Égine (entre
1904 et 1907).
Malgré d’innombrables soucis et difficultés, le saint veillait à y instaurer un
type de vie cénobitique dans la fidélité scrupuleuse à l’esprit des saints
Pères. Il dépensait sans compter ses forces corporelles et spirituelles pour
l'installation des bâtiments, pour la célébration des offices et pour la
direction spirituelle de chacune de ses disciples. On le voyait souvent
travailler au jardin, vêtu d’une misérable soutane, ou, lorsqu’il disparaissait
pour de longues heures, on devinait qu’il s’était alors enfermé dans sa cellule
pour élever son intelligence vers Dieu, en la fixant dans son cœur pour y
goûter la douceur du saint Nom de Jésus. Bien qu’il ait fui tout contact avec
le monde et qu’il réglât strictement les visites dans le couvent, la réputation
de ses vertus et des grâces que Dieu lui avait données se répandit dans la
région, et les fidèles venaient vers lui, attirés comme le métal par l’aimant.
Il guérit de nombreux laïcs et des moniales de maladies qui les affligeaient,
fit venir la pluie sur l'île qui souffrait de la sécheresse. Il soulageait,
consolait, encourageait... Il était tout pour tous : pouvant tout dans le
Christ qui habitait en lui par la Grâce du Saint-Esprit. Il était familier des
saints et de la Mère de Dieu, et ceux-ci lui apparaissaient fréquemment pendant
la sainte Liturgie ou dans sa cellule. Malgré les difficultés de la période qui
suivit la première guerre mondiale, il interdisit strictement à ses moniales de
mettre quoique ce soit en réserve pour leur nourriture, mais ordonna de
distribuer leurs surplus aux pauvres, en se confiant au jour le jour à la
miséricorde de Dieu.
En plus de toutes ces tâches, Nectaire trouvait le temps de rédiger un grand
nombre d’ouvrages de théologie, de morale, d’histoire de l’Église, pour la
confirmation de l’Église de Grèce dans la sainte tradition des Pères, alors
souvent ignorée du fait des influences occidentales. Vivant donc comme un ange
dans le corps et faisant briller autour de lui les rayons de la lumière incréée
de la grâce, le bienheureux eut encore a souffrir calomnies et injustes
accusations sur son monastère, de la part de membres de la hiérarchie. II
supporta ces dernières épreuves avec la patience du Christ : sans murmure ni
révolte. C’est alors qu'il fut atteint d’une douloureuse maladie pendant plus
d’un an et demi. II rendait grâce à Dieu de l’éprouver ainsi et s’efforça de
garder son mal secret jusqu’aux tout derniers temps qui précédèrent sa mort.
Après un dernier pèlerinage auprès d’une icône de la Mère de Dieu située non
loin du monastère, il annonça à ses disciples son prochain départ pour le ciel,
et fut transféré dans un hôpital d’Athènes, où, après cinquante jours de
souffrances, qu’il supporta avec une patience qui édifiait tous ceux qui
l’approchaient, il remit en paix son âme a Dieu (le 8 novembre 1920).
Les fidèles d’Égine, ses disciples et tous les chrétiens qui l’avaient approché
pleurèrent la perte du doux et compatissant disciple du Christ, qui, toute sa
vie, avait supporté calomnies, persécutions et injustes accusations en prenant
pour modèle la divine Passion de son Maître. Mais Dieu lui a rendu gloire et,
dès son repos, les miracles ont abondé et abondent quotidiennement jusqu’à
aujourd’hui pour ceux qui approchent avec foi de ses reliques ou qui se
confient à sa puissante intercession.
Le corps du saint resta miraculeusement incorrompu pendant plus de vingt ans,
en dégageant un parfum céleste et délicat. En 1953, lorsqu’il fut finalement
dissous selon les lois de la nature, on procéda à la translation de ses
reliques et l’on put constater alors que le même parfum s’en dégageait
puissamment. II n’a pas cessé depuis de réjouir les fidèles qui s’approchent de
ces précieux restes, en leur donnant l’assurance que saint Nectaire a trouvé
accès auprès de Dieu, dans la demeure des saints. Son culte a été
officiellement reconnu en 1961 et le récit de ses miracles ne cesse d’être
écrit chaque jour. Son tombeau, à Égine, est devenu un des pèlerinages les plus
fréquentés de Grèce.
Saint Nectaire, saint de notre siècle, est le saint le plus populaire de
l'Église de Grèce. C'est pourquoi, on place en général sa commémoration comme
office principal de ce jour.
source : pagesorthodoxes.net



Commentaires
Qui peut me dire ou je puis trouver la traduction francaise de l'hymne, Agni Parthene, O Vierge Pure, de saint Nectaire?
Merci
site " les prières orthodoxes " premier site en faisant la recherche
merci à ceux qui ont fait cette traduction. je transmets.
Αγνή Παρθένε
En russe :