Hier j'ai reçu cette lettre de Sibérie :

Причастие« Après la liturgie, je suis allé rendre visite à mon vieil oncle avec le prêtre. Oncle Victor n'était peut-être pas un athée militant, mais dans tous les cas il avait à l'égard de l'Eglise une attitude franchement négative. Mes modestes tentatives de le réconcilier avec l'Eglise, ces dernières années, furent complètement vaines.
Grand-mère Faia, une petite vieille merveilleuse qui vit avec lui depuis trois ans, me disait que l'oncle râlait chaque fois qu'elle se mettait à lire des prières.
Hier, ma cousine m'a informé qu'il était très mal en point. J'ai téléphoné à grand-mère Faia : «Pose-lui la question — peut-être désire-t-il se confesser ?»
Il était d'accord. Père Michel le confessa et dit ensuite que, grâce à Dieu, il s'était bien confessé étant donné sa situation difficile (c'était vraisemblablement sa première confession, et il était vieux maintenant).
Le Seigneur lui a accordé de pouvoir communier aux Saints Sacrements. En lisant les prières qu'on lit après la communion, j'ai remarqué que des larmes avaient coulé de ses yeux.
Priez pour le serviteur de Dieu Victor, qui est très malade. »


Aujourd'hui, je reçois ce mot :

« Mon cher oncle est décédé, moins d'un jour après la Communion. Le fait qu'il se soit confessé et ait communié avant sa mort, a produit une très forte impression sur tout le monde. C'est grâce à Dieu que j'ai pu l'assister lors de ses dernières heures sur terre, et c'est un grand réconfort pour moi, pécheur ! Je l'ai lavé et habillé moi-même et, le soir, nous l'avons transporté à la cathédrale.
Quel destin étrange et merveilleux que celui de mon oncle, c'est une grande grâce de Dieu ! »