En 1274, le pape Grégoire X convoque le concile de Lyon, auquel est invité l'empereur Michel Paléologue, pour régler le problème de l'union des Eglises. Parmi les conditions de l'Union, le pape indiquait l'acceptation par les Grecs du credo latin (avec l'ajout du filioque) et la reconnaissance de la primauté du Pape. L'ambassade latine fut reçue avec attention par l'empereur byzantin, mais le patriarche orthodoxe Joseph et le clergé étaient opposés à l'Union. Le Patriarche fut reclus dans un monastère, et l'empereur envoya à Lyon une délégation au nom de l'Eglise orientale, qui acceptait de se soumettre entièrement à l'autorité papale, mais l'empereur demandait cependant de laisser aux Grecs le credo sans le filioque.
L'union entre les Eglises était réalisée.
Paléologue était d'autant plus ravi de l'issue de l'affaire que le Pape insistait pour que soit conclue la paix entre Byzance et Charles d'Anjou. Il restait maintenant à faire passer cette union dans l'Eglise grecque. Malgré tous les efforts entrepris par Michel VIII (le patriarche est remplacé, le clergé opposant jeté en prison où il n'hésitent pas à jeter également ses propres proches), l'Union n'est pas acceptée par l'Eglise grecque.
L'Union de Lyon s'achève avec la mort de l'empereur Michel (1282), car son fils Andronique II prend le parti de l'Eglise orthodoxe. En 1283, se réunit à Constantinople un concile où est condamné, en particulier, le dogme romain qui fait procéder l'Esprit-Saint du Père et du Fils (filioque).

Quand Michel Paléologue fit appel au Pape, les États occidentaux catholiques se pressèrent vers Constantinople et firent une halte au mont Athos. Ils obligèrent alors les moines des différents monastères à accepter l'Union. Certains s'y opposèrent et furent sévèrement réprimés (en particulier celui de Zograf), d'autres acceptèrent l'Union.
Les moines de Karyes, dont nous célébrons la mémoire aujourd'hui, s'y opposèrent et achevèrent leur vie terrestre dans le martyre.

Sources :
Большая Российская Энциклопедия, 1995
Повесть о нашествии папистов на Святую Гору Афонскую