L'office d'aujourd'hui était particulièrement long : il a duré de 4 h à 9 h du matin.
La célébration de saint Germain d'Alaska combinée à celle de saint Spyridon — ce courageux défenseur de l'orthodoxie face à l'arianisme — a été prolongée par la bénédiction des antimins.
Cette bénédiction (qui a duré 25 mn), effectuée par l'évêque juste avant la liturgie, a lieu dans le sanctuaire, sur l'autel, en présence des officiants. Personne d'autre n'est autorisé à pénétrer dans le sanctuaire à ce moment.

L'antimins est une icône peinte sur toile, représentant la mise au tombeau.
Lors de la bénédiction, l'évêque introduit dans une petite poche cousue au dos du tissu, des petites parcelles de reliques de saints figées dans de la cire, enduites de myrrhe et baignées auparavant dans une préparation contenant essences parfumées et cire chaude. Prières et psaumes accompagnent ces gestes.

L'antimins reste ensuite sur l'autel une semaine durant laquelle des liturgies sont célébrées chaque jour.
Il est signé par l'évêque et attribué à une paroisse. Car il est impossible de célébrer la divine liturgie sans l'antimins.

Antimension