Jean apôtreJe suis franchement étonné de voir à quel point ce pasteur évangéliste (ce texte montre pourtant que ce n'est pas l'opinion de tout le mouvement évangéliste) ignore l'Écriture Sainte sur laquelle, pourtant, il fonde tout son enseignement.

Pour ce qui concerne les femmes, il est clair que, dans la société moderne, elles sont présentes à égalité avec l'homme dans pratiquement tous les domaines (à l'exception de ceux qui requièrent une grande force physique).
La conséquence de cet état de fait est que l'éducation des enfants est aujourd'hui complètement remise entre les mains des collectivités. Malheureusement, on ne peut pas dire que les résultats soient très positifs.
Dans la tradition judéo-chrétienne, on ne trouve pas de femme prêtre. On trouve bien des grandes prêtresses dans les civilisations antiques, mais leur philosophie est bien éloignée de la philosophie (« amour de la Sagesse ») chrétienne.
On ne voit donc pas bien pourquoi les traditions devraient changer après deux millénaires de chrétienté, comme si les premiers siècles étaient discriminatoires. Ils ne l'étaient pas, bien évidemment, simplement les femmes occupaient et occupent toujours d'autres responsabilités dans l'Église. L'exemple de la Vierge Marie est  bien révélateur, à cet égard.

Pour ce qui concerne le deuxième thème, il suffit de se référer à l'Écriture Sainte. Et vraiment encore, je ne comprends pas du tout pourquoi un évangéliste tente de l'ignorer.
Exemples :
► Lévitique 18,22
« Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. »
► Epître de st Paul aux Romains 1, 27
«  et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. »
► Epître de Jude 1, 7
► 1re épître de st Paul à Timothée 1, 10
► 1re épître de st Paul aux Corinthiens 6, 9-11
► 1re épître de st Pierre 4, 3
Les traductions protestantes utilisent souvent le mot infâme pour parler de ce péché. Les traductions russes utilisent le terme « mujelojstvo », autrement dit : homme qui partage le lit avec un homme, qui est l'adaptation fidèle du grec αρσενοκοιτης (arsenokoitai).
L'Évangile ne nous enseigne pas de juger les gens, mais de juger le péché. Ce que se refusent à faire aujourd'hui les évangélistes, s'écartant complètement de l'enseignement du Christ.
Nous avons besoin d'être guidés sur la voie du salut et non sur celle de la démagogie, car nous aurons à répondre de nos péchés au jugement dernier. Mais si les guides n'appellent plus un péché — péché, comment les fidèles pourront donc avoir des repaires chrétiens ?
Chacun a péché et chacun péchera encore, car seul le Christ est sans péché, mais tout péché est effacé par le sacrement du repentir (confession) lorsque celui-ci est sincère.
C'est ce que devraient enseigner les pasteurs évangélistes.
Sur l'approche orthodoxe de la question, voir l'essai du père M-A Costa de Beauregard.

Pour ce qui concerne le patriarche russe, ses interventions lors du dernier congrès diocésain (voir le billet sur la vie monastique) montrent qu'il n'est pas moins sévère à l'égard de son clergé.
Mais une chose est de faire preuve d'amour chrétien en pardonnant les péchés de ceux qui se repentent et en ne cherchant pas à les étaler, une autre — d'enseigner que les péchés ne sont plus des péchés.