«Ostrov»
Par ptit moine le lundi 29 janvier 2007, 11:00 - vie monastique - Lien permanent
On parlait ces temps-ci du remarquable film russe OSTROV (l'île). Voici un extrait de 4 mn. (Voir le film en entier dans la suite du billet)
Le héros — père Anatole — a, durant la IIe guerre mondiale,
lâchement tué son supérieur sous la pression des ennemis nazis. Le remord le
ronge et il devient moine fol en Christ dans un monastère du Nord de
la Russie.Beaucoup d'épisodes sont empruntés à la vie de saint Théophile, fol en Christ de Kiev. Par exemple, l'épisode ci-dessus où il lance à son abbé, le père Philarète, un rondin noirci par le feu — signe que la cellule de celui-ci sera bientôt la proie d'un incendie.
À toutes les remontrances de son abbé, il répond par des citations du psautier — comme le bienheureux Théophile !
Le père Anatole, au début de cet épisode, récite un psaume (118 ou 119 selon la Bible occidentale) tout en chargeant du charbon dans sa brouette. La manière dont il met en valeur les mots de ce psaume est troublante.
Dans un autre épisode de ce film, il récite le psaume 50 (51) : il exprime avec tant de sincérité son repentir que les mots du prophète David deviennent les siens, et les nôtres aussi : O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé, Et ma langue célébrera Ta miséricorde. Avec l'espoir du pardon : O Dieu ! Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.
On aimerait que cet excellent film — film russe de l'année 2006 — sorte en traduction française.
site officiel russe du film : ostrov-film.ru
Laisser passer la petite pub de 15 secondes, puis laisser au player le
temps de se charger.



Commentaires
Tiens, on vous cite ici :
http://thierryjolif.hautetfort.com/...
Sortie de "L'île" en version française prévue mercredi 9 janvier 2008 : c'est dans pas longtemps !
Idéal, idéal, c'est vite dit : encore une fois, la confusion entre "pécheur" et "pêcheur" se retrouve dans le sous-titrage. Ce qui fait tout de même étrange de voir le bon moine sur sa barque s'accuser d'être "pêcheur"...
Zarma ! Comme y me zeco, le moine ! Y va me faire un prenage de crâne ! Hé, moi aussi, j'peux parler Téci...
Il n'empêche, très cher Moinillon, que je suis toujours étonné de voir de telles fautes, qui affectent le sens, dans des documents normalement de bon niveau. Ceci dit, j'attend la sortie du film avec intérêt.
un film magnifique, prenant, d'une grande vérité et tellement fort- j'aimerai le revoir déjà- un très très grand film-
Tiens, ils ont changé l'affiche française du film (voir l'illustration au commentaire n° 2 = elle renvoie au site lui-même).
Apparemment, l'ancienne a déplu. On ne s'en plaint pas !
Père Jivko propose lui aussi une critique du film par Carol Saba ici : http://christophe.levalois.free.fr/fichier/ILE-Recension.pdf
Les divers commentaires que j'ai pu avoir de ce film (que je n'ai toujours pas vu) sont tous unanimes, et dans la lignée de celui de Carol Saba... entre bouleversement et ressourcement, entre regard et prière...
Je vais finir par regretter de vivre loin des centres urbains...
Quant à la nouvelle affiche, c'est vrai qu'elle est nettement mieux.
Un film fort et magnifique et au lieu de le traduire en français ce qui lui ferait perdre la musique de cette langue superbe, il serait urgent de réaliser des sous titrages contrastés et visibles. Car le blanc sur fond de neige c'est pas terrible.
Je ne l'espérais plus, et voici que l'Ile vient de passer à quelques kms de chez moi. Du coup, j'ai (enfin) pu le voir. Un film magnifique, certes, et qui m'a même parfois (que Christodule me pardonne !) fait rire. Un rire discret, de joie. J'ai eu l'impression de reconnaître, dans les personnages joués, des gens que j'ai croisé ailleurs...
Et puis ce sentiment de voir des gens "normaux" : des gens qui prient, qui vivent, qui espèrent et qui ne comprennent pas, des gens avec leurs contradictions, leur foi...
Bref, le mot qui me vient serait quelque chose comme "Merci, M. Lounguine."
Ce film est une pure merveille, j'avoue humblement que j'étais un incurable athée et voire même assez dédaigneux envers la foi. Je me suis laisse transporté par les images et surtout par la vie du père anatole qui m'a ouvert l'esprit sur une chose essentielle : pour vivre en paix avec soi même malgrè tous les actes que nous faisons, nous devons croire. Chacun trouvera sa croyance en dieu, en boudha en mahomet ou tout simplement en l'homme mais avoir la foi est primordial pour ne jamais se poser la question : qu'ai je fais sur cette terre ?