samedi des défunts
Par ptit moine le samedi 10 février 2007, 10:28 - quoditien liturgique - Lien permanent
Premier samedi des défunts de l'année. Et pratiquement tous les samedis de
carême seront consacrés aux défunts.
Tous les chants et lectures sont imprégnés de cette crudité de la mort, insistant sur la réalité concrète de la décomposition de l'être humain physique, des vers, etc. Si l'on y prête vraiment attention, ces considérations déclenchent la crainte, rappellent l'existence de cette mort à laquelle on ne pense qu'à l'occasion du décès de proches.
A vrai dire, si l'on était en permanence préoccupé par l'idée de la mort, notre vie terrestre serait plus spirituelle (de l'esprit). « Si nous sommes de la race du Christ, pourquoi ne nous empressons-nous pas vers Lui ? »

Tous les chants et lectures sont imprégnés de cette crudité de la mort, insistant sur la réalité concrète de la décomposition de l'être humain physique, des vers, etc. Si l'on y prête vraiment attention, ces considérations déclenchent la crainte, rappellent l'existence de cette mort à laquelle on ne pense qu'à l'occasion du décès de proches.
A vrai dire, si l'on était en permanence préoccupé par l'idée de la mort, notre vie terrestre serait plus spirituelle (de l'esprit). « Si nous sommes de la race du Christ, pourquoi ne nous empressons-nous pas vers Lui ? »




Commentaires
Le problème est que cette "préoccupation" de la mort n'a rien de spécifiquement chrétien, elle concerne "même" un athée, n'est-ce pas Sénèque (sauf erreur) qui a écrit : "aie toujours à l'esprit l'idée de la mort et tu n'auras pas de peur vaine ni de désir excessif"...
Donc en elle-même cette pensée me semble tout à fait stérile car non spécifique au chrétien... contrairement à la Charité...
Le problème est qu'après la Résurrection de la chair, il y a le Jugement Dernier, pour certains ce sera dur...Pour se faire une idée de la question voir le superbe retable de Rogier van der Weyden visible en France à Beaune qui a fait l'objet d'un très beau livre aux éditions Mame...Chaque fois que je le lis je pense à cette phrase d'un écrivain catholique : "l'Enfer c'est ce que devient l'Amour de Dieu lorsqu'on ne veut pas de lui"...