conseils monastiques XXX
Par ptit moine le samedi 10 mars 2007, 06:00 - sentences - Lien permanent
Il arrive qu'un frère, croyant se tenir dans la paix et la
tranquillité, se trouble néanmoins d'une parole désobligeante que vient lui
dire un frère. Et il juge qu'il a raison, en se disant en lui-même :
« Si ce frère n'était pas venu me parler et me troubler, je n'aurais pas
péché. » Mais c'est une illusion, c'est un faux raisonnement ! Celui
qui lui a dit le mot, a-t-il donc mis en lui la passion ? Il lui a
simplement révélé la passion qui était en lui, pour qu'il s'en repente, s'il le
veut. Ainsi ce frère ressemblait à un pain de pur froment,
extérieurement de bel aspect, mais qui, une fois rompu, laisserait voir sa
pourriture. Il se croyait dans la paix, mais il avait en lui une passion qu'il
ignorait. Un seul mot de son frère a mis au jour la pourriture cachée dans son
cœur.
S'il veut obtenir miséricorde, qu'il se repente, qu'il se purifie, qu'il
progresse et il verra qu'il doit plutôt remercier son frère d'avoir été pour
lui la cause d'un tel profit.
Dorothée (Instructions, 82) : Les moines
de Gaza



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