Marc l'ascète
Par ptit moine le lundi 12 mars 2007, 05:55 - sentences - Lien permanent
Nous commençons aujourd'hui la publication de quelques sentences édifiantes de saint Marc, extraites du remarquable site de Roland Soyer : www.livres-mystiques.com. Malheureusement, ce site n'est pas accessible actuellement. Je me permets de publier l'introduction à saint Marc qui se trouvait à cette page, non disponible aujourd'hui.
Le bienheureux Marc (Ve siècle) fut successivement appelé le
Moine, l'Ermite et l'Ascète. Peut-être d'abord
moine, puis abbé d'un monastère voisin d'Ancyre, il se retira dans les
solitudes, entre Syrie et Palestine. On ne sait rien d'autre sur sa vie. On le
dit disciple de saint Jean Chrysostome.
La découverte, en 1891, d'un manuscrit de son Contre les Nestoriens
nous le montre dans une activité polémique. Il y reprend les arguments de saint
Cyrille contre Nestorius, notamment la fausse accusation selon laquelle le
patriarche de Constantinople aurait nié l'union des deux natures dans la
personne du Christ, impliquant ainsi l'existence de « deux Christ».
Dans son traité Sur le baptême, Marc affirme la pleine responsabilité
de l'homme baptisé dans ses péchés, la Rédemption ayant restauré totalement la
liberté humaine. Pour lui, comme pour saint Augustin, les hommes sont mortels
en punition du péché d'Adam et si les chrétiens meurent comme les autres, c'est
que la nature mortelle est incapable d'accéder à la perfection.
Son traité Sur la loi spirituelle trace un programme de vie
monastique. Pour lui, la perfection chrétienne réside dans la connaissance de
la Divine Présence, qu'un homme ne peut atteindre tandis qu'il n'a pas
conscience de ses propres limites. Pour Marc, encore, l'essence du péché est
d'oublier Dieu. La grande liberté de l'homme, c'est de s'oublier lui-même pour
se dévouer entièrement à Dieu dans l'humilité.
La Philocalie a retenu de lui des textes extraits de ses traités : deux cents
chapitres Sur la loi spirituelle, deux cent vingt-six Sur ceux qui
pensent être justifiés par les œuvres et la lettre à Nicolas.



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