dernière visite ?
Par ptit moine le dimanche 8 avril 2007, 17:47 - voyages - Lien permanent
Rendre visite à un prisonnier le jour de Päques, lui apporter un peu de la joie
pascale est vraiment un réconfort réciproque.
Il y a quelques semaines, il me demandait si je lui rendrais visite le jour de Pâques. Je lui ai répondu qu'il était fou : après la semainte Sainte et la nuit de Pâques — je ne serais pas capable de faire le trajet, et surtout de me lever tôt pour arriver avant midi à Bernau.
J'étais un peu tracassé par ma réponse, mais en me couchant ce matin vers 5 heures, je ne pensais toujours pas y aller. De façon inattendue, je me suis réveillé tôt et en forme — de sorte que je me suis mis en route. Ce fut vraiment une joie réciproque.
A la sortie de l'établissement, une famille s'adresse à moi par gestes : je comprends qu'on me demande l'aumône. Comme je n'ai jamais l'occasion de participer à ce mouvement chrétien — je suis ravi de dépenser un peu d'argent du monastère pour une bonne cause...
Eh puis, pour finir, j'ai pu donner une obole à l'Etat : comme nous sommes dispensés d'impôts, c'est une joie toute particulière pour moi... En effet, sur une voie rapide, je vois une lumière qui s'allume subitement (dans nos contrées, cela signifie : «donnez un peu de sous à l'Etat, par pitié») : je comprends que nous recevrons bientôt les coordonnées du compte bancaire de la lampe. Que ne ferait-on pas pour l'Etat !

Il y a quelques semaines, il me demandait si je lui rendrais visite le jour de Pâques. Je lui ai répondu qu'il était fou : après la semainte Sainte et la nuit de Pâques — je ne serais pas capable de faire le trajet, et surtout de me lever tôt pour arriver avant midi à Bernau.
J'étais un peu tracassé par ma réponse, mais en me couchant ce matin vers 5 heures, je ne pensais toujours pas y aller. De façon inattendue, je me suis réveillé tôt et en forme — de sorte que je me suis mis en route. Ce fut vraiment une joie réciproque.
A la sortie de l'établissement, une famille s'adresse à moi par gestes : je comprends qu'on me demande l'aumône. Comme je n'ai jamais l'occasion de participer à ce mouvement chrétien — je suis ravi de dépenser un peu d'argent du monastère pour une bonne cause...
Eh puis, pour finir, j'ai pu donner une obole à l'Etat : comme nous sommes dispensés d'impôts, c'est une joie toute particulière pour moi... En effet, sur une voie rapide, je vois une lumière qui s'allume subitement (dans nos contrées, cela signifie : «donnez un peu de sous à l'Etat, par pitié») : je comprends que nous recevrons bientôt les coordonnées du compte bancaire de la lampe. Que ne ferait-on pas pour l'Etat !




Commentaires
Tiens, c'est curieux, je me trouve un point commun avec le petit moine : moi aussi je suis "dispensé d'impôt"... ma femme gagne tellement plus que moi que c'est elle qui les paye (les impôts...). Moi, je ne donne "que" le "denier du culte" (qu'elle ne veut pas payer parce qu'elle n'aime pas vraiment les curés catholiques... Aimerait-elle davantage les popes et les hiéromoines orthodoxes ? Je n'oserais m'avancer sur ce point... et si elle avait "l'anticléricalisme des saints" ? Hum, hum... je n'oserais pas me prononcer non plus...)
J'ai vu la retransmission de la Zaoutrenia à Moscou, le Patriarche et tout le clergé étaient en blanc !
Bonjour,
En fait, lors des matines le clergé est en blanc et ce depuis la proclamation de la résurrection après la lectures des épitres de la liturgie de St Basile du Grand samedi ; puis durant le chant des heures, le clergé revêt les ornements rouges propres à toutes les fêtes du Seigneur.
Xpictoc Bockpece !
Alexis Tchertkoff
Chef de choeur à Ste Geneviève des Bois