oies de Buchendorf
Par ptit moine le vendredi 13 avril 2007, 19:26 - vlog - Lien permanent
Sur le chemin du lac de Starnberg, le couvent de nos moniales à Buchendorf.
C'est un petit village très rural. Après avoir rendu visite à nos sœurs, nous
avons été accueillis par une tribu d'oies criantes. Mais elles se sont tues à
notre approche. Juste comme cela — cela m'a rappelé un bon mot de notre abbé
sur les couvents de moniales...



Commentaires
"Une oie, deux oies, trois oies... c'est toi !" (petite ritournelle pour les maternelles en France...)...
en droit international privé, les juristes français connaissent bien le "conflit de lois" aussi indigeste (rien à voir avec l'empereur Justinien...) que les confits d'oie...
Merci au petit moine...
Une petite histoire qui n'a rien à voir, nous avons visité une exposition au Musée de l'Homme à Paris (Palais de Chaillot). On y présentait une momie d'enfant gaulois (?????) qui a figuré dans le cabinet de curiosités du roi Louis XV. Mes enfants ont été très impressionnés. Question le lendemain de ma petite dernière (sept ans) : "Dis, papa, quand les enfants meurent, est-ce qu'ils grandissent au ciel ?"
...oui, il y a des moments où j'aimerais bien qu'elle soit un peu plus bête...tiens cet après-midi nous sommes allés commander une croix en or pour sa première communion...je lui dis, tiens puisqu'on est là, j'en profite pour passer par la Procure (place Saint Sulpice) je voudrais lire la vie de Constantin par Eusèbe...réaction de ladite fillette : "j'ai pas de chance...pourquoi est-sur moi que ça tombe...et finement, un sourire en coin, dis papa si on te privait de lecture pendant un an, tu serais très malheureux"????? Hum, hum, la féminine "engeance"...
Ce qui est étonnant est que l'âge de la résurrection soit fixé à 30 ans et non à 33 ans qui est l'âge du Christ ( dans une optique d'Imitation du Christ...), il semblerait qu'il s'agisse d'un "emprunt" à la sagesse de Pythagore...
Un élément d'explication in "Louanges de Constantin" par Eusèbe de Césarée ( Cerf), traduction (superbe) par Pierre MARAVAL :
P.114
(...)
"La fête présente: la perfection du chiffre trente.
Ensuite, comme dans les combats des jeux, après avoir proclamé toutes sortes de couronnes pour les vainqueurs, il couronne les autres pour d'autres preuves de vertu. Mais pour le bon roi, orné de piété, il annonce que sont préparées des récompenses plus grandes que ces prix, dont il lui donne de célébrer les prémices dès ici-bas par une fête qui combine les trois nombres parfaits, décades, triades et monades triplées.
De celles-ci la première, la triade, est comme un produit de la monade. La monade est la mère des nombres, présidant à tous les mois, aux saisons, à chacune des années et aux périodes du temps : ainsi est-ce avec raison qu'elle peut être appelée principe, fondement et élément de toute pluralité. Elle est appelée monade parce qu'elle reste stable (menein), parce que, alors que toute pluralité dimininue ou croît selon qu'on enlève ou ajoute des nombres, seule la monade a reçu d'être stable et unique, isolée de toute pluralité et des nombres issus de celle-ci, portant l'image de l'essence indivisible et distincte des autres. C'est par son pouvoir et avec sa participation que s'est constituée la nature de tous les êtres. La monade est le créateur de tout nombre, puisque toute pluralité est formée par combinaison et addition de monades, et il n'est pas possible de concevoir l'essence des nombres sans monade, mais celle-ci peut subsister distincte de la pluralité, de très loin supérieure à tout nombre, produisant et fondant tout, mais jamais augmentée par rien.
Quant à la triade, elle est apparentée à celle-ci, étant de même indivisible et inséparable, et elle est la première parmi les nombres composés de pair et d'impair. Le nombre pair (deux), en s'adjoignant la monade, a produit naturellement le premier nombre impair, et la triade, la première, a manifesté la justice en ayant montré la voie de l'égalité parce qu'elle a reçu un commencement, un milieu et une fin égaux. C'est une image de la triade mystique, très sainte et royale qui, attachée à la nature sans commencement et inengendrée, possède les semences, les raisons et les causes de l'essence de tout ce qui est engendré.
Ainsi le pouvoir de la triade peut-il à bon droit être considéré comme le commencement de tout. Quant à la décade, elle constitue le terme de tous les nombres, car elle a tout reçu en elle. Elle est appelée à bon droit complète et parfaite, parce qu'elle est contient toutes les formes et toutes les mesures de tous les nombres, de toutes les proportions, de tous les accords et de toutes les harmonies. Oui, les monades, en s'accroissant par addition, aboutissent au dix : ayant reçu cette mère pour déterminer leur terme et leur circuit, elles en font le tour comme on le fait de la borne dans une course.
Puis, ayant accompli un second circuit, puis un troisième, un quatrième et jusqu'à dix, de décade en décade elles atteingnent la centaine. Ensuite, elles reviennent au point de départ, et là elles recommencent et elles arrivent jusqu'à dix, en faisant dix fois le circuit jusqu'à cent; repartant à nouveau, elles font pendant un très long temps de doubles courses auprès des mêmes bornes, revenant périodiquement sur elles-mêmes.
Oui, la dixième partie de la décade est la monade, et dix monades produisent une seule décade. La décade est la fin des monades, le terme et la borne où l'on revient au même point; elle est la borne de l'infinité des nombres, le terme et la fin des monades. En même temps, la triade combinée avec la décade et qui a parcouru trois fois le circuit de dix cycles, ENGENDRE LE CHIFFRE LE PLUS NATUREL, TRENTE - car ce que la triade est pour la monade, trente l'est pour la décade.
C'est la limite ferme du second grand luminaire après le soleil, car assurément le circuit de la lune, de conjonction en conjonction, accomplit le cycle d'un mois; après quoi, recevant le principe d'une renaissance, elle inaugure une nouvelle lumière et de nouveaux jours, ornée de trente monades, honorée de trois décades, resplendissant de dix triades."