dimanche de saint Thomas
Par ptit moine le dimanche 15 avril 2007, 10:07 - fêtes - Lien permanent
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous et ne
mets pas mon doigt dans la marque des clous, et ne mets pas ma main dans côté,
non je ne croirai pas. »Huit jours plus tard Jésus apparut aux apôtres et dit à Thomas : « Porte ton doigt ici et vois mes mains, et porte ta main et mets-la dans mon côté et ne te montre plus incroyant, mais croyant. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui, sans voir, croient ! »
(Jean 20, 19-31)



Commentaires
Pour la liturgie catholique, c'est le même Evangile...C'est aussi le dimanche dit de "quasi modo" (quasiment la même chose) parce que, sauf erreur, on baptisait des catéchumènes aussi ce jour là et c'était "quasiment la même chose" qu'à Pâques...Ce qui est triste est qu'aujourd'hui, en France on pense tout de suite au personnage de Victor Hugo dans "Notre-Dame de Paris"...
Par le fait ! C'est justement parce qu'il fut recueilli le jour de la Quasimodo que l'enfant de 4 ans, contrefait, disgracieux et braillard, menacé du bûcher par de bonnes âmes chrétiennes qui ne pouvaient soupçonner qu'une adéquation entre difformité du corps et monstruosité de l'âme, que cet enfant adopté par un prêtre et qui devait devenir plus tard (dans le roman de Victor Hugo) sonneur de cloches de Notre Dame reçu ce nom. Au vrai, il y a aussi un jeu de mot, un glissement de sens évoqué par Hugo, puisque cet enfant était "presque achevé", "quasi-modelé"...
Mais quasi modo signifie "à la manière de", "selon le mode de", ou plus simplement "comme"
Ainsi, le "dimanche de quasimodo" de la liturgie latine, tient son nom des premiers mots de l'introït ("Quasi modo geniti infantes, alleluia : rationabile, sine dolo lac concupiscite. Alleluia, alleluia, alleluia".ce qui se traduit : "Comme des enfants nouveau-nés, alleluia : enfants spirituels, aspirez au lait pur et sincère. Alleluia, alleluia, alleluia"). On l'appelait aussi dimanche "post albas", c'est à dire "après le blanc". En effet, les nouveaux baptisés avaient déposé la veille (dernier jour de la semaine de Pâques) la tunique blanche qu'ils portaient depuis la veille de Pâques. Un glissement a transformé ce nom en "dimanche in albis", ce qui est évidemment moins juste à moins de maintenir l'expression complète "in albis depositis", le dimanche quand on a déposé les vêtements blancs. Enfin, il a aussi porté le nom de "pâques closes"
Belle exhortation, tout de même, que cet introït !