La musique est sur-humaine : elle n'est pas concrète, à la différence des autres arts. Ce qui lui confère une dimension « de l'autre monde ». Elle peut être positive, elle peut être négative.
Dans nos monastères, on n'écoute pas de musique instrumentale (à la différence des Tibétains qui dansent sur fond musical : voir clip). Traditionnellement. Car on n'imagine pas de saint abbé des siècles passés inviter un groupe musical. Avec le développement des techniques, on pouvait au XXe siècle écouter des cassettes musicales ; aujourd'hui, on peut écouter des CD — ce qui se pratique beaucoup pour l'apprentissage des matières théologiques, et c'est aussi un moyen pratique pour les chorales monastiques d'apprendre de nouvelles mélodies. Dans le domaine pédagogique, on peut maintenant utiliser l'internet et les multimedia.

La musique et, plus particulièrement, le piano ont empli une part importante de ma «vie civile». Ce ne fut pas vain, car ces connaissances musicales sont utilisées aujourd'hui pour le chant monastique.
C'est en «hommage» à ces années d'apprentissage que j'organise ces soirées musicales dominicales.