dimanche de l'Aveugle né
Par ptit moine le dimanche 13 mai 2007, 08:00 - fêtes
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En ce temps-là, au passage, Jésus vit, assis, un homme aveugle de
naissance. Ses disciples l’interrogèrent en disant : « Maître, qui a
péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus
répondit : « Ni lui, ni ses parents, n’ont péché, mais c’est afin
qu’en lui se manifestent les œuvres de Dieu. Il nous faut, tant qu’il fait
jour, accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé ; vient la nuit où nul ne
peut travailler. Pendant que Je suis dans le monde, Je suis la lumière du
monde. » Ayant dit cela, Jésus cracha à terre et fit de la boue avec sa
salive, puis il lui appliqua la boue sur les yeux et lui dit: « Va te
laver à la piscine de Siloé (ce qui signifie « envoyé »). » L’homme
partit donc et se lava, et revint voyant. Alors les voisins et ceux qui
l’avaient vu auparavant (c’était un mendiant) dirent : « N’est-ce pas lui
qui était assis et mendiait ? » Certains disaient : « C’est
lui. » D’autres disaient : « Non, mais il lui ressemble. »
Mais, lui, dit : « C’est moi. » Ils lui dirent donc :
« Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? » Celui-ci répondit :
« L’homme appelé Jésus a fait de la boue, m’en a enduit les yeux et Il m’a
dit : Va te laver à la piscine de Siloé. J’y suis donc allé, je me suis
lavé et suis devenu voyant. »
Ils lui dirent : « Où est-il ? » Il dit : « Je ne sais
pas. » On conduisit aux pharisiens celui qui avait été aveugle. Or le jour
où Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux, était un sabbat.
Les pharisiens lui demandèrent alors à leur tour comment il avait eu la vue. Il
leur dit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé et
je vois. » Certains pharisiens dirent alors : « Cet homme ne
vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le sabbat. » Mais d’autres
dirent : « Comment un pécheur peut-il faire de tels signes ? »
Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle : « Que
dis-tu de lui, de ce qu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit :
« C’est un prophète. » Les Judéens ne crurent cependant pas
qu’aveugle il eût trouvé la vue avant d’avoir fait appeler les parents de celui
qui voyait. Et ils leur demandèrent : « Est-ce là votre fils, dont
vous dites, vous, qu’il est né aveugle. Comment alors voit-il maintenant
? » Ses parents répondirent : « Nous savons que c’est notre fils
et qu’il est né aveugle. Comment voit-il maintenant, nous ne le savons pas, ou,
qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Demandez-lui, il a l’âge de
parler de lui-même. » Ses parents disaient cela par crainte des Judéens,
parce que ceux-ci avaient décidé entre eux que, si quelqu’un reconnaissait
Jésus comme Christ, il serait exclu de l’assemblée. C’est donc pourquoi ils
dirent : « Il a l’âge, interrogez-le. » Les pharisiens
appelèrent donc une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui
dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous, nous savons que cet homme est
un pécheur. » Lui, répondit alors : « Si c’est un pécheur, je ne
sais pas ; je sais une chose c’est que j’étais aveugle et que, maintenant, je
vois. » Ils lui dirent à nouveau : « Que t’a-t-il fait ? Comme
t’a-t-il ouvert les yeux ? » Il répondit : « Je vous l’ai déjà
dit : n’avez-vous pas écouté, que vous vouliez l’entendre une nouvelle
fois ? Ne voudriez-vous pas, vous aussi, devenir ses disciples ? » Alors,
ils l’injurièrent et dirent : « C’est toi qui es disciple de celui-là
; nous, c’est de Moïse que nous sommes disciples. Nous, nous savons que Dieu a
parlé à Moïse et que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais, celui-là, nous ne
savons pas d’où il est. » L’homme leur répondit : « C’est pour
cela, en effet, que je suis étonné, parce que vous ne savez pas d’où il est, et
il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais si
quelqu’un est pieux et fait sa volonté, il l’écoute. Jamais, jusqu’à présent on
n’a entendu dire qu’on eût ouvert les yeux d’un aveugle de naissance. Si cet
homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils lui
répondirent : « De naissance, tu n’es, toi, que péché, et tu nous
enseignerais ? » Et ils le mirent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé et, le rencontrant, Il lui dit :
« Toi, crois-tu en le Fils de l’Homme ? » Il répondit :
« Et qui est-Il, Seigneur, que je croie en lui ? » Jésus lui
dit : « Tu l’as vu, et celui qui parle avec toi, c’est lui. » Il
dit alors : « Je crois, Seigneur » ; et il se prosterna devant
Jésus.
Evangile : Jean 9, 1-38
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