Cette nuit, comme chaque dimanche, il y a une liturgie dans l'église du Saint Sépulcre.
Je profite de ce que les sœurs du couvent du Mont des Oliviers s'y rendent pour me joindre à elles. Un taxi-bus de dix places nous y conduit en dix minutes pour 30 shekels (en tout).
Nous y sommes à 23 h 30 (selon l'heure des monastères et de l'Église du patriarcat de Jérusalem) ce qui nous permet de nous recueillir sur le tombeau du Christ avant l'office. À 24 h, la prothèse commence : elle est effectuée sur le tombeau même.
Dès que les matines s'achèvent dans l'église grecque qui fait face à la kouvouklia — où se trouve le Tombeau —, le clergé s'y rend pour célébrer le Divine liturgie.
Il y a beaucoup de monde. L'office est présidé par le métropolite Aristarche — secrétaire et père spirituel du Patriarcat — ; de nombreux prêtres et diacres, dont la majorité du patriarcat de Moscou concélèbrent.
Les pèlerins-touristes de Russie passent une partie importante de l'office à filmer et photographier — ce qui malheureusement n'aide pas beaucoup à la concentration.
Pour la communion, l'évêque et les prêtres se partagent plusieurs calices. Je me mets dans la file devant l'évêque qui se tient devant le tombeau, les autres prêtres s'étant répartis dans l'église grecque : une vingtaine de moniales me précèdent. Malheureusement, un prêtre signale à l'évêque qu'il faut cesser de communier, je dois donc passer dans une autre « file ». C'est un prêtre du patriarcat de Moscou qui me donne la sainte communion.
Je me suis ensuite fait la réflexion que c'était bien la première fois qu'un prêtre du patriarcat de Moscou me faisait communier. Ce n'est évidemment pas lié à la réunification de l'Église russe, mais c'est sans nul doute un signe.
Lorsque nous rejoignons le Tombeau, la liturgie est déjà achevée, Mgr Aristarche célèbre une pannikhida.
Saint Sépulcre

Nous arrivons au couvent à 3 h 30.
J'ai vraiment l'impression d'avoir participer à une liturgie pascale.
Je me lève à 10 h, renonçant à participer une seconde fois à la liturgie au couvent, bien que les sœurs aient, quant à elles, cette obligation.