Les bédouins ont conservé un mode de vie musulman traditionnel. Si traditionnel que lorsqu'on a abordé la question des revendications d'aujourd'hui des unisexistes, notre ami bédouin n'a pas hésité à dire que si cela se produisait dans leur communauté, on n'hésiterait pas à supprimer les revendicateurs (comme disent les Canadiens) !!!

Nous avons donc été reçus par Ibrahim et ses frères dans une tente en dur. Les invités étaient conviés à se placer sur des matelas afin de partager le repas. Les femmes et les enfants mangeaient à part (comme dans nos monastères).
Ibrahim nous a d'abord proposé un thé sucré avec des feuilles de menthe, puis il a apporté un plat de poisson magnifique : chacun était invité à piocher dans le plat. Délicieux et inoubliable. La salade était servie dans des petits bols individuels. Un café arabe (turc, grec, serbe ?) achevait le repas.
Le p. Chariton communiquait en hébreux et servait de traducteur. Du reste, il n'était pas nécessaire de beaucoup parler : la gentillesse des hôtes remplaçait bien des mots.
Des jeunes chèvres qui venaient d'être sevrées se baladaient autour de notre «tente» : vraiment dépaysant. Les bédouins vivent en effet de l'élevage des chèvres. Les chèvres adultes paissent dans les montagnes la journée, les jeunes — destinées à la boucherie — restent «à la maison». Elles ne donnent du lait consommable que quelques mois — à partir de février, le reste du temps, elles nourrissent les chevreaux.

bedouins-repas-070630-13bedouins-repas-070630-29

Paradoxe. Derrière des apparences sévères, nos bédouins sont tout de même équipés d'une antenne parabolique. Ils utilisent un générateur pour produire de l'électricité (les lignes électriques visibles sur l'une des photos ne sont pas pour eux).

bedouins-repas-070630-14