après huit ans
Par ptit moine le dimanche 8 juillet 2007, 11:09 - Lien permanent
Comme beaucoup le savent, le couvent russe de Lesna, situé près de
Gisors en France, a décidé de quitter l'Eglise russe hors frontières,
n'acceptant pas la nouvelle situation canonique de cette Eglise.
Malheureusement, les sœurs ont choisi de s'affilier à un groupement
schismatique situé en Russie, et reconnu par lui-même seulement. On se demande
comment elles en sont arrivées à prendre une décision si peu raisonnable. Il
faut dire que depuis quelques années, cinq schismes se sont constitués, tous
issus de l'EORHF et dont la majorité est située en Russie.
Quelques-unes des sœurs de Lesna n'ont pas accepté cette décision, et ont
rejoint d"autres monastères. C'est le cas de sœur Galina qui a rejoint le
couvent de moniales qui nous est «mitoyen», après avoir passé huit ans à
Lesna.
J'aime beaucoup les sœurs de ce couvent de Lesna : elles ont une longue
tradition monastique derrière elles : il suffit d'ailleurs de regarder s.
Galina (à droite sur la photo, après la liturgie dans notre monastère) pour le
ressentir. Évidemment, elle a l'air bien triste, et ce n'est pas étonnant : les
soucis «politiques» de ces dernières années ont bien accablé ces
moniales.
En tout cas, elle pourra maintenant, je l'espère, transmettre cet esprit
monastique ancien à la toute nouvelle communauté où elle se trouve
maintenant.




Commentaires
Unité de l'Empire et division des chrétiens, ainsi est intitulé un ouvrage du P. Jean Meyendorf. Et pourtant, malgré ces divisions des uns et l'unité de l'autre, l'Empire n'est plus, l'Eglise si. Aussi, même si la division est inhérente à l'humain - fut-il chrétien - ne faut-il pas se désoler outre mesure : la vie de l'Eglise est la Vie du Christ, et "Les murs qui nous séparent ne montent pas jusqu'au ciel" comme disait le saint métropolite Platon. Et même si je pleure ces divisions, j'ose emprunter ces mots au prêtre, avant la lecture de l'Evangile : "Paix à Tous".
Quelle tristesse ! Nous qui les connaissions si bien, qui allions à leur Fête, et qui les recevions avec joie à la Fête de "Meudon".
Qu'en sera-t-il maintenant ?