miracle au poste
Par ptit moine le vendredi 20 juillet 2007, 12:55 - Terre Sainte - Lien permanent
Souvenirs de Terre Sainte
Le quotidien, en Terre Sainte, est riche de coïncidences étonnantes — c'est-à-dire de petits et grands miracles.
Tôt le matin, nous nous dirigions en voiture vers Jérusalem depuis notre monastère de Fara. A l'entrée de Jérusalem, il y a un poste de contrôle israélien, installé comme un péage autoroutier. Très souvent, le personnel, armé de mitraillettes, est russophone (la communauté russe rassemble un million d'immigrés, représentant 20 % de la population d'Israël) et nous laisse passer sans problèmes. Mais aujourd'hui une jeune femme armée nous fait signe de ralentir. Nous nous arrêtons donc, et apercevons un prêtre et deux moniales russes se tenant debout. Étonnés et oubliant notre bien-aimable soldate, nous demandons au prêtre où il allait : à Jérusalem. Nous les invitons donc à prendre place : ils montent dans la voiture et... passons le poste de contrôle, probablement sous les regards éberlués des soldats.

Le quotidien, en Terre Sainte, est riche de coïncidences étonnantes — c'est-à-dire de petits et grands miracles.
Tôt le matin, nous nous dirigions en voiture vers Jérusalem depuis notre monastère de Fara. A l'entrée de Jérusalem, il y a un poste de contrôle israélien, installé comme un péage autoroutier. Très souvent, le personnel, armé de mitraillettes, est russophone (la communauté russe rassemble un million d'immigrés, représentant 20 % de la population d'Israël) et nous laisse passer sans problèmes. Mais aujourd'hui une jeune femme armée nous fait signe de ralentir. Nous nous arrêtons donc, et apercevons un prêtre et deux moniales russes se tenant debout. Étonnés et oubliant notre bien-aimable soldate, nous demandons au prêtre où il allait : à Jérusalem. Nous les invitons donc à prendre place : ils montent dans la voiture et... passons le poste de contrôle, probablement sous les regards éberlués des soldats.

En fait, les moniales n'avaient pas de passeport (les moniales du patriarcat de Moscou doivent remettre leur passeport au chef de Mission «pour ne pas le perdre»...) et les soldats les avaient fait descendre du bus, sans les laisser passer.
Le fait qu'on ait rencontré «par hasard» si tôt et à cet endroit ces confrères et que tout se soit passé de façon si inhabituelle fait bien sûr partie des petits miracles du quotidien.
La suite du miracle se produisit en fin de journée. Avant de rentrer à Fara, nous avions décidé de nous rendre au Saint Sépulcre dans la vieille ville de Jérusalem. Et, de nouveau, nous y rencontrons nos confrères qui nous demandent s'il nous serait possible de les reconduire vers Jéricho (Fara se trouve en effet sur la route de Jéricho). Ce que nous avons fait avec plaisir !



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