reliques du tsarevitch Alexis et de la tsarevna Marie
Par ptit moine le mercredi 29 août 2007, 20:06 - événements - Lien permanent

Le vicaire de notre diocèse nous a raconté ce soir son voyage à Ekaterinbourg, en Russie, où ont été récemment découverts 44 ossements et objets (balles, tissus).
«La version selon laquelle les restes découverts appartiennent au tsarévitch Alexeï Nikolaevitch Romanov et à la princesse Maria Nikolaevna Romanova, tués par balle dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 est celle qui est actuellement étudiée», a précisé le parquet.
En 1991, on avait déjà découvert les restes de 9 personnes un peu plus loin, à Ganina Yama. Les experts avaient alors affirmé qu'il s'agissait des restes de la famille impériale russe : ils furent solennellement transportés à Saint-Petersbourg en 1998, sans la participation de l'Église russe qui contestait l'authenticité de ces reliques, argumentant qu'il y aurait dû se trouver 11 personnes et non 9.
«Sur les onze personnes tuées (sept membres de la famille impériale, le médecin et trois domestiques), neuf corps ont été aspergés de vitriol contenu dans des récipients pour être défigurés, selon le témoignage jusque récemment gardé secret de Iakov Iourovski, le bourreau qui a dirigé l'exécution. Le corps du jeune garçon et d'une des filles avaient été brûlés et les parties non consumées enterrées non loin du lieu où ont été dissimulés les neuf autres cadavres, a indiqué le parquet en citant cet homme.»
C'est le 29 juillet dernier que, non loin du premier endroit, «dans une fosse d'une profondeur allant jusqu'à 60 cm, ont été découverts des dents, des fragments de boîte crânienne, d'os du bassin, d'os tubulaires de deux personnes. Trois balles, une partie d'un récipient en céramique [qui avait servi à contenir le vitriol], une grande quantité de charbon de bois [ayant servi à brûler les corps] et de petits bouts de tissu osseux carbonisés, ont aussi été trouvés. Les fragments de boîte crânienne portaient des traumatismes ressemblant à première vue à des impacts de balles. Les spécialistes considèrent qu'il s'agit des restes d'un enfant de 10-14 ans et d'une jeune femme d'une vingtaine d'années.»
Notre vicaire a eu la chance de pouvoir converser avec les responsables de ces recherches, et nous a rapporté des propos et des photos étonnantes. Le dimanche 29 juillet, le responsable avait en effet emmené sa femme au lieu des recherches et lui demanda de prier : elle raconta elle-même à notre vicaire qu'elle s'était mise à lire l'hymne acathiste à la Mère de Dieu «Deržavnaja» (dont je parlais récemment : l'icône apparut le jour de l'abdication du tsar), et son mari arriva sur ces entrefaites, lui affirmant qu'il avait trouvé (il avait depuis longtemps l'intuition que les restes devaient se trouver ici) !
© photos : www.rocor.de
À la Procurature. Les reliques placées dans des sacs en plastique sont maintenant regroupées dans deux boîtes, attendant les expertises. On remarque sur le bureau une icône, à côté du drapeau russe : la Russie contemporaine est vraiment étonnante !





Commentaires
Dans l'article de la Revue du Liban (http://www.rdl.com.lb/1998/3646/nicolas2.htm) auquel vous renvoyez, on voit aussi sur un des clichés une icône de la Mère de Dieu «Deržavnaja»...
Pourquoi MariE et non MariA ???
Au sujet de Marie, j'aime beaucoup ce texte tiré de "Nicolas II, le Saint Tsar de Victor Loupan (Presses de la Renaissance) :
Nina Kartachova et le manteau du tsar
"Il fut un temps où je tombais chaque année et parfois plusieurs fois de suite malade, terrassée par la pneumonie. C'est aussi ce qui est arrivé en cette année 1997 et encore à la veille du jour de naissance du tsar martyr Nicolas II. Cette date était bien soulignée dans mon calendrier, car ma grand-mère, décédée, hélas ! vénérait tout particulièrement les martyrs royaux. A tel point que nous avions fait, du temps des Soviétiques encore, deux pélerinages à Ekaterinenbourg, qui s'appelait encore Sverdlovsk, pour prier devant la maison Ipatiev. J'étais seule à la maison, et je me sentais si mal que j'étais incapable d'aller ouvrir quand quelqu'un sonnait à la porte. J'avais beaucoup de fièvre et j'avais l'impression de perdre connaissance.
Et voilà que le lendemain matin, je me suis réveillée sans la moindre fièvre. Ma chambre sentait le lilas et j'étais recouverte d'un vieux manteau d'officier, avec des aigles à deux têtes ! Mon Dieu ! Je me demandais vraiment ce que c'était !
A côté de mon lit, une jeune fille de seize ou dix-sept ans était assise tranquillement dans mon fauteuil. Elle lisait la prière à Saint Nicolas, notée dans un cahier d'enfant. J'ai reconnu ce cahier ! C'était le mien ! J'y avais recopié à l'âge de sept ans cette prière, à la demande de ma grand-mère devenue nonne, à l'intention de l'une de ses amies qui était tombée malade. J'ai pensé tout de suite que j'étais en train de délirer et j'ai eu peur. Je ne savais pas qui était cette jeune fille.
- D'où vient cet étrange manteau ? lui-ai je demandé la gorge serrée ?
- Il est à mon papa, répondit-elle.
- Et toi, qui es-tu ?
- Marie.
- Quelle Marie ?
- La soeur de charité.
Sa robe bleue était modeste et démodée. Il y avait à côté d'elle, une branche de lilas en fleur, dans un verre.
- Donne-moi à boire, s'il te plaît, lui ai-je dit.
Elle m'a apporté une tasse de lait chaud.
- Qu'est-ce que c'est, je délire ? me suis-je inquiétée ?
- Il n'y a aucun délire. Il arrive simplement que les humains voient parfois l'autre monde.
J'ai vidé ma tasse. Le lait était particulièrement bon.
- Tu vas guérir définitivement, à partir d'aujourd'hui. C'est papa qui l'a dit. C'est son anniversaire.
Après cela, je me suis endormie, et lorsque je me suis réveillée, j'étais guérie.
Il n'y avait personne dans ma chambre. Mais la branche de lilas était toujours là, alors que je n'en avais pas coupé moi-même avant de tomber malade. Et il sentait très bon. Mais la preuve la plus forte de cette visite que j'ai reçue de l'au-delà, moi, une indigne pécheresse, était le chapelet de ma grand-mère avec lequel elle avait été enterrée. Il était suspendu sous l'icône du Sauveur. Je n'ai jamais raconté cette histoire à personne de peur de passer pour folle.
Je garde toujours précieusement ce chapelet. Et je ne m'en sépare jamais."
Conclusion : le mythe Anastasia n'est plus.