de la charité 2-XXIX
Par ptit moine le jeudi 6 septembre 2007, 06:00 - sentences - Lien permanent
Par ces paroles : Mon Père et Moi nous sommes
un, le Seigneur désigne l'identité de l'Essence. Par celles-ci : Je
suis en mon Père et mon Père est en Moi, il déclare que les Personnes sont
inséparables. Les Trithéites, qui séparent Fils et Père, se jettent donc dans
une impasse. Car de deux choses l'une : s'ils maintiennent que le Fils est
coéternel au Père, tout en les séparant l’un de l’autre, force leur est de nier
que le Fils soit engendré par le Père, et donc de poser trois dieux, trois
principes. Si au contraire ils affirment la génération, tout en maintenant la
séparation, force leur est de nier que le Fils soit coéternel au Père, et de
soumettre au temps le Maître du temps. Conclusion : avec l’illustre Grégoire,
maintenons l’Unité de Dieu en professant la Trinité des personnes, chacun avec
ses traits distinctifs, car elles sont réalités distinctes, mais indivisible
unité ; elles sont et sous le même rapport, à la fois Unité et Diversité. De
sorte que chaque aspect, tant unité que diversité, reste incompréhensible. Sans
quoi, où serait le mystère, si le Fils et le Père étaient unis et distincts
comme un homme et un autre homme, sans plus ?
Maxime le Confesseur : Deuxième centurie
sur l'amour




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