police de la route
Par ptit moine le mercredi 12 septembre 2007, 15:00 - fantaisie - Lien permanent

Une Mercedes de la police russe, ou plutôt ce qu'il en reste.
Dans ma carrière monastique il m'est bien arrivé d'anéantir une Audi et une BMW.
Mais une Mercedes, tout de même...
Cela se passait avant-hier en Russie.
(Source)



Commentaires
Comme on dit en droit, nous sommes devant une option à deux branches :
1 - le conducteur a oublié de placer une médaille de Saint Christophe dans l'habitacle...
2 - Il a abusé de la Vodka...
ou les deux ???
Pourquoi faut-il que les français pensent toujours à un abus de vodka dès qu'ils voient ce genre d'image? En France, les statistiques donnent l'alcool pour responsable de 30% des accidents. Donc 70% sont dûs à des buveurs d'eau ...
Pourquoi ??? Parce que les Russes sont, malheureusement, vraisemblablement les pires alcooliques de la planète...C'est même une russe qui l'écrit dans un bouquin très intéressant : "Qui sont les Russes?" - Alla Sergueeva éditions Max Millo. Je cite :
"Les Izvestia du 22 février 2002 et Internet ont fait circuler une information qui a fait beaucoup de bruit. Il y était question "d'un banquet russe qui a causé la mort d'un expert français". Il y a trois ans, à Naltchik, un Français de 44 ans est décédé d'une intoxication alcoolique : il avait passé la nuit à boire de la vodka avec des collègues russes. Sa veuve se vit refuser le versement d'une pension et elle engagea un procès avec l'aide de la Sécurité sociale. Le tribunal établit que la veuve avait droit à une pension, car l'accident avait eu lieu "sur le lieu du travail", que les employeurs du défunt auraient dû prendre en compte la "spécificité russe"; ils étaient donc responsables de leur collaborateur. Il avait pour mission d'établir des relations avec des collègues en Russie, relations qui s'accompagnent des libations traditionnelles.
L'idée de "boire un coup pour faire passer la gueule de bois" était totalement inconnue du Français. Les employeurs étaient eux,forcément au courant de cet aspect de la vie russe mais ne l'avaient pas pris au sérieux et n'avaient pas mis en garde leur collaborateur, et ce dernier le paya de sa vie. Ils allaient répondre de leur légéreté. Afin d'éviter que ce cas ne se reproduise, il faut connaître le phénomène de l'alcoolisme en Russie et pas seulement par ouie-dire.
Le penchant pour les boissons fortes - une tradition de longue date - était déjà connu dans la "Rus".
Premièrement, il est lié au climat froid: l'alcool réchauffe sensiblement par temps froid. Le vin (SIC !) ne pousse pas en Russie. C'est pourquoi on utilisa au début du miel, de la bière, du vin fait à partir de pain. La vodka ne fit son apparition qu'au XVème siècle.
(...)
Deuxièmement, le rire et la boisson sont indissociables dans l'esprit des Russes. Au Xème siècle, le grand prince de Kiev, Vladimir, choisit de se convertir au christianisme aussi parce que celui-ci ne s'opposait pas à la vieille tradition "La joie de la Rus est de boire...on ne peut vivre sans elle".
(...)
De l'avis des médecins, la consommation de boissons en Russie dépasse les normes admises. Pour éviter des dommages irréversibles à la santé, cette consommation ne doit pas dépasser les 10 litres d'alcool dans l'année, or elle atteint 13 à 15 litres par individu (femmes et enfants inclus) en Russie. Les Russes demeurent les leaders dans la consommation d'alcool bien qu'ils soient conscients de perdre 9 à 22 années de leur vie des suites de maladies dues à l'alcoolisme.
(...)
La troisième raison est d'ordre purement physiologique. Vous avez déjà remarqué que l'alcool agit différemment sur les individus.Pour certains, il suffit d'une chope de bière pour qu'ils montrent tous les signes de l'ivresse: visage rouge, agitation extrême,etc...Alors que d'autres peuvent tranquillement se "descendre" une bouteille de vodka sans que cela affecte leur état...Cela ne dépend pas tant de la quantité et de la qualité d'alcool ingurgité que de l'activité du ferment qui oxyde l'alcool l'aldéhyde acétique. (SIC !) Selon les individus, le taux d'activité de ce ferment peut être multiplié par dix ! Chez les populations de type mongol, par exemple, ce taux est très bas, ce qui explique pourquoi une chope de bière suffit à les énivrer. Les Européens ont, en général, un taux élevé d'activité de ce ferment. C'est pourquoi ils supportent mieux l'alcool que les populations de type mongol et ne tombent pas dans une forte dépendance alcoolique. Le comportement des gens, aussi paradoxal cela soit-il, dépend non seulement de leur éducation ou de leur bon sens, mais aussi de la composition physiologique de leur sang. Sur ce plan, les Russes occupent une position intermédiaire (comme dans beaucoup d'autres choses, du reste) entre les Européens et les populations de type mongoloide. Dans l'ensemble, les Russes ont un taux élevé de ferment "alcoolique" dans le sang, ce qui signifie qu'ils peuvent boire beaucoup de vodka et rester "lucides" : même consommé en forte quantité, l'alcool ne les rend pas malades. Ces qualités physiques, positives à première vue, causent parallèlement leur perte. En raison de ce qu'ils supportent bien l'alcool, les Russes s'y habituent vite et tombent dans la dépendance. (...)
Selon les normes OMS, la consommation d'alcool pur en France fut, en 2005, de 12,7 litres par individu (femme et enfant compris)...Et engendre 23 000 décès directs pour 60 millions d'individus.
En Russie, la consommation d'alcool tue chaque année 40.000 personnes pour 144 millions d'habitants ...
Ces clichés, poncifs et autres lieux communs proférés sont très agaçants car repris par des "auteurs" qui semblent ignorer certaines données médicales : "acétyleur lent" est un terme qui leur est inconnu !
Quand au soi-disant remède : "boire un coup pour faire passer la gueule de bois" était totalement inconnue du Français",
permettez-moi de rire ! C'est un "oubli" regrettable de ce que les cafetiers connaissent bien depuis moultes générations : "blanc limé", "blanc-jusdecitron", café salé, et plus récent le café-coca, ou la perf de glucose des étudiants en médecine ...je ne connais rien de tel en Russie.
Quant à ceci : "Au Xème siècle, le grand prince de Kiev, Vladimir, choisit de se convertir au christianisme aussi parce que celui-ci ne s'opposait pas à la vieille tradition "La joie de la Rus est de boire...on ne peut vivre sans elle".
Je suppose que "l'auteur" fait référence à l'anecdote (vraie ou enjolivée) racontant comment Vladimir le Grand Soleil a choisi un religion pour fédérer son peuple. Entre Judaïsme, Catholicisme et Orthodoxie, il lui fut proposé la jeune religion musulmane née à peine trois siècles plus tôt. Il répondit qu'une religion qui empêchait de boire et de regarder la femme de son voisin, ne serait pas la bienvenue chez ses guerriers.
Y'en a encore qui sont assez naifs pour "croire" aux chiffres officiels d'un pays gouverné par un ancien fonctionnaire du KGB...C'est tragique...Apprécier un pays quelqu'il soit ce n'est pas fermer les yeux sur ses défauts, c'est l'aimer MALGRE ses défauts...(c'est même la définition de l'amour me semble-t-il voir "la Fiancée Noire" dans le Cantique des Cantiques...)
J'ajoute une chose... Marie en tant que russophone auriez-vous l'obligeance de nous expliquer ce qu'est le zapoi ???
Merci cher petit Moine...j'ajoute qu'on voit une scène (assez drôle) je trouve dans un film américain de divertissement (et qu'il faut donc prendre comme tel) "le Barbier de Sibérie" où un général du tsar en vient à manger un verre et à se prendre pour un ours...( ça m'a fait penser - un peu - à un de mes livres préférés lorsque j'étais enfant "le général Dourakine" de la Comtesse de Ségur - un livre qui n'est plus lu maintenant mais qu'il l'a été par des générations de bambins français...)
pour Christophoros
Zapoï ou binge drinking
désigne un mode particulier de consommation excessive d'alcool intensif et ponctuel.
Il s'agit d'un mode de consommation qui consiste à absorber une grande quantité d'alcool en un court laps de temps en recherchant une ivresse rapide. Ces épisodes ont souvent lieu en fin de semaine, et la plupart du temps, il n'y a pas de consommation d'alcool entre les épisodes. Le binge drinking est à l'origine de complications sociales (violence, accidents) et physiques (coma hépatique, mort). Ce mode de consommation est en augmentation rapide chez les adolescents ces dernières années, notamment au Royaume-Uni et en Irlande où il est considéré comme un problème majeur de santé publique.
Ave (ou miaou) cher matou...
heu, je pense qu'en Russie on est, peut-être, au-delà du "problème majeur de santé publique"...
Exemple in "la mystérieuse ascension de Vladimir Poutine" par Pierre Lorrain (éditions du Rocher) p.215 (sous Andropov et après...) ...Il faut reconnaître que de nombreux ouvriers et employés ne se donnaient même plus la peine de faire mine de travailler pour mériter leur semblant de salaire. Le lundi était considéré comme un jour de production perdu à cause des nombreuses absences dues à l'abus d'alcool pendant le week-end. (...) Selon M Gorbatchev, l'institut de sociologie de l'Académie des sciences estimait à l'équivalent de 80 ou 100 MILLIARDS de dollars le préjudice annuel causé par cette situation. "Alors que les pénuries de biens de consommation étaient courantes, ajoute-t-il, le seul moyen de faire circuler l'argent était de soûler la population. Les spiritueux et souvent des tord-boyaux - servaient à combler le fossé entre l'énorme masse monétaire et l'offre indigente." (...) Lorsque M Gorbatchev prit les rênes, ils décida de s'attaquer à l'origine du mal plutôt qu'à ses conséquences: il lança une campagne antialcoolique passée dans l'histoire sous le nom de "Loi sèche". Désormais, il était interdit de boire dans les lieux publics. Aux réceptions officielles on ne devait plus servir que des eaux minérales et des jus de fruits dont la production devait être augmentée tandis que déclinerait celle des vins et des spiritueux dont les prix connurent une brusque augmentation. Ironie de l'histoire: au moment où la Loi sèche battait son plein en Union soviétique, le sobre M Poutine faisait, à Dresde, une abondante consommation de bière allemande.
La campagne antialcoolique eut un seul résultat tangible : M.Gorbatchev se retrouva affublé du surnom de secrétaire minéral; quant à son titre de Guensek (contraction de gueneralnyii sekretar), il fut transformé en Guensok (sok signifiant "jus"). Pour le reste, elle ne servit qu'à développer la fraude, le marché noir et la consommation de tord-boyaux, d'alcools frelatés et de toute une catégorie d'ersatz dangereux comme l'eau de Cologne, l'alcool de médecine, les lotions capillaires, l'antigel et même certains insecticides agricoles dont on prétendait qu'ils étaient à base d'alcool. En 1987, on dénombrait 40 000 cas d'empoisonnement avec des substituts de vodka, dont 11 000 mortels." (...)
Ceci, étant, comment peut-on vivre sans être ivre ???
C'est Baudelaire qui l'a écrit le mieux :
"Il faut être toujours ivre, tout est là : c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'énivrer; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise."