ispola eti despota
Par ptit moine le samedi 15 septembre 2007, 11:30 - événements - Lien permanent
Un nouveau patriarche a donc été élu pour l'Église
orthodoxe roumaine : Mgr Daniel.
Il remplace le patriarche Theoctiste, fort compromis lors de la dictature
communiste, mais qui avait si bien su faire pénitence que sa démission n'avait
pas été suivie d'effet.
Dans les années 1970, Mgr Daniel avait étudié la théologie dans les universités
de Strasbourg (France) et Freibourg (Allemagne), un spécialiste des affaires
œcuméniques donc.
Il est intéressant de voir que le choix final est laissé à une assemblée mixte composée d'évêques et de laïcs :
Dans l'Église russe, lors de l'élection du patriarche Alexis en 1990, le sort avait été jeté entre trois candidats (selon les décisions du concile de 1918, c'est un concile panrusse qui aurait dû avoir le dernier mot).« Après avoir invoqué avec ferveur la grâce du Saint Esprit, et selon l'image traditionnelle donnée par les Actes des Apôtres, tous les évêques du Saint-Synode de l'Eglise de Roumanie choisiront parmi eux à bulletin secret trois candidats. L'après-midi, la totalité de l'Eglise, réunie en assemblée générale à raison de deux délégués laïcs pour un clerc, issus de tous les diocèses, élira parmi les trois celui qui, conformément à la volonté de Dieu, présidera comme premier parmi les égaux le collège des évêques et la vie ecclésiale du peuple de Dieu. Le patriarche demeure un évêque parmi les autres, chargé de la coordination, de l'harmonisation des décisions synodales, et capable, par l'inspiration divine, d'initiatives et de propositions constructives pour le bien de l'Eglise dans sa catholicité. Il est le primat de l'Eglise souveraine ou autocéphale. » (Père Marc-Antoine Costa de Beauregard)




Commentaires
Il y a une dizaine d'années, j'ai eu l'occasion de rencontrer un Métropolite Roumain qui m'a dit en substance (je retranscris non les termes exacts, mais le sens de son propos) : "Alors que j'étais prêtre, j'ai souvent critiqué les actions du Patriarche Théoctiste. Mais maintenant que je le connais, je sais que tous ses choix, même les plus contestables, il les a fait par amour du Christ et de l'Eglise. C'est un homme d'une grande charité.". C'était un bien bel éloge. Puissent de tels propos s'appliquer à son successeur, ainsi qu'à tous les patriarches et évêques (et même à tous les fidèles, d'ailleurs).