maxime le confesseurLe démon de l’orgueil a deux tactiques : ou il suggère au moine de s'attribuer à soi-même les bonnes œuvres, au lieu de les rendre à Dieu, maître de tout bien, aide de tout succès, ou bien, si le moine fait la sourde oreille, il lui inspire du mépris pour ses frères encore imparfaits. Et cette tentation-là, sans qu'on s'en doute, mène à refuser l'aide de Dieu, car mépriser les autres comme n'ayant pas su bien agir, cela revient à attribuer ses bonnes actions à ses propres forces. Erreur profonde, a dit le Maître : Sans Moi vous ne pouvez rien faire (Jean, 15, 5). Notre faiblesse, en effet, même si nous sommes orientés vers le bien, nous empêche de pousser jusqu’au bout sans le concours du Guide des bonnes actions.
Maxime le Confesseur : Deuxième centurie sur l'amour