quelques mots sur le suicide
Par ptit moine le lundi 1 octobre 2007, 11:00 - réflexions - Lien permanent
Suite au billet sur le suicide de
Maïa Simon (et au suicide récent de la mère d'un ami), je propose une réflexion
sur ce thème.
« Lettre à un ami dont la sœur s'est suicidée ».
Je n'ignore pas que le suicide a été (et est encore) fort peu apprécié par
l'Eglise.
Peut-être a-t-il été mal interprété. Nous savons de saint Augustin qu'il
fut un grand penseur en Dieu, un évêque remarquable, un théoricien à bien des
égards sublime. Mais fut-il toujours un cœur compatissant aux douleurs humaines
? Je n'en suis pas certain. Du moins, une grande rigueur théorique l'empêchait
peut-être d'être humainement suffisamment sensible ? Écrivant cela, je pense à
sa séparation d'avec la
mère d'Adéodat. N'en a-t-elle pas souffert ? Certes, il est toujours
possible de légitimer cette situation par des coutumes de l'époque… mais il
semble bien que se retrouver célibataire, donc libre de se consacrer à
Dieu, lui ait paru plus important que les réalités humaines de la vie de
famille, certes moins exaltante, mais tout aussi réelle devant le même Dieu.
Or, c'est ce même Augustin qui est un des premiers à théoriser une condamnation
sans appel du suicide. Là encore, son rejet du manichéisme qui autorisait cette
fin de parcours n'est pas indépendant de sa condamnation du
suicide.
Et s'il fut un des premiers (le premier ?), il ne fut pas le seul.
Cependant si le suicide est condamnable comme pratique, s'il est
« d'inspiration diabolique » ainsi que le dit le Concile
d'Arles (425), fallait-il pour autant assimilé le pécheur au
péché (j'entends péché au sens du terme hébreu 'HaTA
(חטא) «s'éloigner du but», «manquer la cible»), et le condamner à ne pas
recevoir de sépulture chrétienne, à partir du VIe siècle ?
L'argument du Docteur Angélique selon
lequel le suicidé s'érige en juge là où Dieu seul peut juger, semble bien se
retourner contre son auteur, qui s'érige aussi en juge (du suicidé), alors que
Dieu seul est juge. Mais l'époque était ainsi, et aucune branche de l'Eglise
n'a échappé à cette manie. Ce qui est d'autant plus surprenant que, aux mêmes
époques, saint
Ambroise loue la conduite de sainte
Pélagie qui, avec ses compagnes, préfèrent se donner la mort plutôt que de
subir outrages et persécutions. Et non seulement lui, mais Tertullien, Eusèbe
de Césarée, Jérôme ou encore Chrysostome ont approuvé la conduite semblable de
femmes placées dans des situations similaires. Or, ne pourrait-on dire qu'elles
n'ont pas eu suffisamment la foi en « Dieu leur Sauveur » qui pouvait
les délivrer des griffes des lions ? Or, plusieurs d'entre elles sont
honorées par l'Eglise comme saintes. Leur suicide, parfois collectif, n'a donc
pas été interprété avec toute la rigueur dont l'Eglise devait faire preuve par
la suite, sauf peut-être justement par Augustin, qui se retient cependant un
peu dans sa condamnation, mentionnant l'exemple éloquent de Samson.
On peut, à bon droit je crois, considérer que l'argument de Jean-Marie Vianney,
concernant la hauteur du pont, tout capillotracté qu'il puisse sembler, répond
assez bien à l'intransigeance de ceux qui veulent que la décision de suicide
soit le dernier acte libre de la personne : ils n'en savent rien. Et n'en
sachant rien, il convient de garder entrouverte (et pourquoi entrouverte
seulement ?) la porte de la miséricorde. Comme le rappelle Paul
Evdokimov, durant la liturgie de Pentecôte de l'Eglise orthodoxe, il y a
des prières « même » pour les suicidés. (A mon goût, c'est un peu
léger… C'est d'ailleurs aussi l'avis du P. (...) qui avait accepté de prier
pour le père (non orthodoxe) d'un ami qui s'était pendu. J'ignorais alors tout
de la « législation canonique », mais sa première réaction avait été
: « ne porte aucun jugement, Dieu seul sait… » (je ne portais
d'ailleurs aucun jugement…).
De ma propre expérience (puisque j'avais très sérieusement envisagé une
« sortie de vie » de ce genre il y a quelques années), je garde
quelques souvenirs que je vais tenter de vous partager.
On se sent immergé dans une douleur (qu'elle soit physique ou morale)
persistante et jugée insupportable, à laquelle nous ne pouvons envisager aucune
solution de sortie, aucun apaisement. Aucune attention, aucun argument ne peut
entamer durablement cet état douloureux. Je me souviens à ce propos d'un ami
qui m'avait dit : « Tu ne peux pas nous faire ça ! » Je n'avais alors
pas répondu, mais au fond de moi, c'était : « Pourquoi pas. Ce n'est pas à
toi que je le fais. Tu n'as rien à voir là-dedans. Je t'aime bien, mais ce que
je souffre, c'est trop, et tu n'as pas de moyen de supprimer cette
douleur. » Car un apaisement temporaire ne présente aucun intérêt : le
syndrome douloureux revient, et le peu que l'on croyait avoir gagné comme
soulagement, est une perte de plus.
Ainsi, le suicide — autant que je puisse en juger par ma petite expérience —
n'est pas dirigé contre les proches qui n'auraient pas su ou pas voulu aider :
ils ne peuvent pas aider. S'il peut y avoir idée de vengeance, c'est contre la
personne que l'on juge — à tort ou à raison — comme responsable de notre
état, et dans ces cas, on le fait savoir.
Est-ce manque de foi en Dieu ? S'il s'agit du « Dieu immédiat » qui
va tout faire concourir à mon bien, et vite ; probablement. Mais l'image que
l'on a de Dieu varie selon les circonstances, et choisir d'arrêter cette partie
du parcours n'est pas forcément une négation théologique de Dieu, ou de sa
miséricorde. C'est plutôt chercher une bonne bouffée d'air frais alors qu'on
étouffe. En cela, l'exemple de sainte
Pélagie est une bonne illustration d'une « attitude de foi »
possible. Et on n'est pas très loin de Jean, dans
Les saints vont en enfer de Gilbert Cesbron, qui écrit,
avant de passer à l'acte : Mon Christ, j'en ai marre. Je n'en peux
plus. Je vais vers Toi… »
Mais se suicide-t-on réellement délibérément ? Le P. Tesson dans son étude
« Suicide et Droit canonique » (Cahiers Laënnec, 1966) en doute très
nettement. Et de fait, c'est dans le brouillard de pressions intérieures
atteignant nos limites que l'on se résout à cette extrémité. C'est
lorsqu'on pense ne plus avoir d'autre issue, que l'on passe à l'acte. Passage à
l'acte qui ne nous viendrait pas à l'esprit quand ça va bien.
Enfin, en supposant même que tout ce que nos plus rigides théologiens ont
imaginé soit juste (à Dieu ne plaise !), reste cette anecdote du désert (Nau
74) :
Ce que le moine entendit justement comme étant l'annonce du salut de son ami, et il s'en réjouit fort, louant Dieu de tout cœur. Tout ceci étant dit, aucun argument, aucune phrase ne saurait apaiser la douleur de la perte d'un proche, surtout dans ces circonstances. Mais là n'est pas le but de ce courrier. Il n'est pas non plus des vous « informer »… mais de partager avec vous, à ma manière, ce moment. Permettez-moi de terminer cette lettre par une prière.Un moine très pieux avait un ermite pour ami. A la mort de celui-ci, le moine entra dans son ermitage et trouva 50 pièces d'or. Tout surpris, il se mit à pleurer dans la crainte que l'ermite ne soit rejeté par Dieu à cause de cet argent. Comme il priait beaucoup pour lui, il vit un ange de Dieu qui lui dit : « Pourquoi t'inquiètes-tu à ce point pour l'ermite ? Ce que tu désires pour lui, abandonne-le à la bienveillance de Dieu : si tous étaient parfaits, comment se manifesterait la bienveillance de Dieu ?
Je remercie ici l'auteur de cette lettre.
ptit moine



Commentaires
Concernant le suicide, se donner la mort, comme on ne peut pas se donner la vie, est-il possible par contre de s'offrir la mort ? Curieux paradoxe, qui fait un peu penser au choix que Dieu nous a laissé, est-ce réellement un choix ? est-ce réellement possible de décider en toute quiétude "tiens, je vais me donner la mort", comme par exemple un beau jour, une âme se serait dit : "tiens, je vais m'incarner et vivre".
Il y a la Vie, et puis il y a la Mort, il y a la grande mort et plein de petites morts, il y a tous les jours des petites morts qui passent parfois inaperçues et qui pourtant sont bien des morts, chaque fois que quelque chose qui était là disparaît, c'est une mort, un départ, une disparition, tout ce qu'on veut.
Depuis petite fille j'ai toujours pensé à la mort, pas que je sois particulièrement dépressive, simplement c'est là, un jour mon cousin s'est tué volontairement ? en tout cas cela s'appelle un suicide, il avait 18 ans, moi j'étais petite, et toute la famille était bouleversée, la tête à l'envers, le chagrin et le doute voilà, Bernard s'est suicidé et tout le monde se sentait mal, coupable de ne pas avoir vu venir le truc, etc. Bon, moi je sais qu'on peut voir venir : ma tante, la maman de ce cousin par exemple, elle s'est suicidée longtemps après, à l'âge de 85 ans, eh bien on peut dire qu'on voyait venir, seulement si on accepte de regarder. Elle disait : "la vie devient triste, mes amies sont soit mortes, soit gâteuses, soit à l'hôpital, je ne peux plus faire du tennis, maintenant on me prend mon permis de conduire, non la vie n'est pas drôle" — ceci elle disait et d'autres choses qui font que je savais que peut-être bien un jour elle ferait ce qu'on appelle un suicide.
Il y a des personnes qui se tuent sans qu'on puisse dire que c'est un suicide et pourtant qu'en est-il en réalité de celui qui adopte des comportements à hauts risques en voiture par exemple ? est-ce qu'il est totalement inconscient du danger ? est-ce que il s'en fiche ? est-ce qu'il prend pas l'option de se dire : tiens voilà s'il m'arrive un truc, cela m'arrange ?
Chaque matin, je suis étonnée d'être vivante, pas tous les matins contente de ce phénomène comment se fait-il donc que je sois là moi ? pourquoi donc est-ce que Dieu me prête vie ? quand je suis joyeuse et que j'ai fait un truc qui me paraît bien fait propre et net, je me dis là tiens là ce serait super de mourir pouf. Alors je m'assieds un peu, j'attends et non, je suis encore vivante, donc il faut commencer un nouveau truc, un nouveau jour, un nouveau combat.
Quand je suis en difficulté, je pense comme la mort me serait un pratique moyen de sortir de cette douleur, alors là aussi je m'assieds et je me dis bon, si Dieu veut, là il peut venir me chercher, je ne résisterai pas, je serai même bien contente qu'il me sorte de ce guépier.
Et puis non, au bout d'un moment, je remarque que je suis encore vivante donc voilà, Dieu n'a pas décidé de me sortir de ce mauvais pas, alors je me dis : bon hop peut-être quand ce souci sera résolu, si je fais tout bien en prière et que je m'applique à sortir de cettte ornière, alors le Seigneur me laissera le rejoindre ?
Bon, mais qui dit que j'irai le rejoindre d'ailleurs ?
Quand je suis en contact avec une personne qui se suicide, alors je me dis : "voilà, toi tu n'oses pas le faire et lui elle eh bien hop elle l'a fait", je les envie un peu parce que, bon, ils se sont donné la mort comme on prendrait un gros morceau de chocolat sans rien demander à personne et qu'on se le mange tout seul dans son coin sans partager.
Le truc c'est que c'est contagieux ce comportement mortifère, contagieux et c'est tout, on se dit de toute manière, quoi qu'il arrive, la vie n'est pas une longue et interminable chose, peut-être que d'en hâter la fin est une manière de bâcler la fin d'une histoire ? peut-être que c'est écrit et que au Ciel il sait, Lui, quand et pourquoi untel va se donner la mort et tel autre va vouloir vivre en dépit de tout bon sens, il y en a qui s'accrochent à la vie comme des tiques, qui sont vieux moches, méchants sales et dépendants, qui se font pipi dessus et qui n'ont que méchanceté dans la bouche, qui sont une plaie pour tout le monde mais, bon, ils s'accrochent à la vie et ils s'en plaignent à la fois, ils sont exigeants, vindicatifs, jaloux et méchants, ils ne font rien de bon et ils vivent des tas d'années agrippés au monde et finalement, ma foi, ils meurent, ouf, tout lemonde meurt, les gentils et aussi les autres, on peut se dire que quoi qu'il en soit, dans une petite cinquantaine d'année, disons même, comptant large soixante, il n'y aura plus personne voilà on sera morts tous, fini, terminé, oubliés dans un trou de la terre et nos chagrins et nos questionnements n'auront plus aucune importance, d'autres se demanderont si c'est bien ou pas de se suicider, si c'est chrétien ou pas, et je me dis que Dieu là il rigole.
C'est court une vie, même si c'est douloureux, ça passe, c'est le bien de la chose, et bon moi je suis curieuse et je me dis que vraiment j'aimerais bien aller au bout de cette histoire, finir le livre en entier et ne pas me donner la mort, mais je ne sais pas demain c'est demain, aujourd'hui je sais que j'ai un truc à faire et je le fais aujourd'hui une fois de plus j'ai été surprise d'être vivante. Tiens, hier par exemple, j'étais au monastère, il y avait un monde fou, plein de bruit, un baptême et le bébé il criait et il y avait des gens qui papottaient de ci et de là, et moi dans mon for intérieur cela m'énervait, je me disais bon pour le recueillement et la prière, c'est difficile, qu'est-ce que je viens donc faire ici moi qui n'aime pas le bruit, les cris et les bavardages : pas de bol, aujourd'hui il y a plein de distractions, certains sont contents quand il y a du monde à l'église, moi non, ça m'énerve, j'aime quand il y a juste les pères qui chantent et puis c'est tout, un peu j'ai honte je crois bien que je ne suis pas vraiment une bonne chrétienne qui partage et je vais pour communier avec mes frères et sœurs humains et voilà que leur présence me dérange, bon.
Bref, j'ai ramé un peu dans mon cœur pour cherche la tendresse qui s'y cache au fond derrière l'agacement, et puis nous avons communié, et voilà qu'un gros énorme bruit s'est fait entendre — genre un bruit de cailloux qui roule dans la montagne.
"Oui, là chic alors, un éboulement magnifique, avec un peu de bol on va tous mourir là écrasés par un rocher juste après d'avoir communié et hop tous au Ciel, juste avant d'avoir eu le temps de mal penser ou de mal faire ou de mal parler, impeccable voilà un truc qui me va vraiment bien".
Eh bien non, figurez-vous que non, personne n'est mort ou pas que je sache, ce n'était pas un énorme rocher qui venait nous retirer du monde des vivants juste après la communion. Bon, il faut donc reprendre la vie où on l'avait laissée, moi, je comprends parfaitement qu'on soit tenté de se donner la mort, de choisir le moment idéal, celui qui nous convient le mieux, je comprends ceci bien plus facilement que l'idée de la Vie éternelle, là par contre ça me dépasse complètement, non vraiment je ne souhaite pas une vie éternelle au secours Dieu ne me fait pas cela, mais bon c'est Lui qui voit, en tout cas je ne demande pas la Vie éternelle mais je respecte celle-ci de vie, je me dis, bon, je peux bien attendre un peu et faire de mon mieux pour que ce soit le plus intéressant possible, le plus de progrès, le plus de tendresse, le plus d'amour il faut que j'apprenne à aimer avant de mourir voilà ce que je me dis.
Mais le suicide, en fait, je crois que cela blesse et fait souffrir les gens qui sont vivants et pour qui la vie n'est pas plus facile que cela, je crois que cela est contagieux et donne envie à ceux qui se retiennent de le faire, je crois que c'est impossible de faire autrement quand on le fait et effectivement je crois que Deu seul peut comprendre et savoir ce qui est juste et adapté pour mourir, c'est lui qui autorise la mort, on peut la demander, l'attendre, mais c'est Dieu qui décide au final et pour cela, je pense que le suicide pur et dur n'existe pas, c'est toujours avec la permission de Dieu qu'on meurt parce que des fois vraiment il y a tout ce qu'il faut pour tuer et voilà on est vivant, pas mort, parce que Dieu ne l'a pas permis, et d'autres fois on dirait que, bon, on devrait vivre et puis hop voilà c'est fini pour une bêtise un homme meurt ou une femme, c'est pareil, on meurt quand on doit mourir et voilà il n'y a pas de suicide, il y a des vivants qui vivent et des morts qui ont vécu et tous ceux qu'on aime ils meurent et on doit vivre pour parler d'eux et prier pour leur repos.
Voilà, pour les vivants, ce me semble beau et juste de prier pour les vivants. Il est dit quelque part dans la Bible : Laissez les morts avec les morts. Et soyons Vivants en attendant, la douce Mère de Dieu, j'en suis sûre, est là, quelque part, cachée dans un repli de l'esprit, bien plus près, bien plus réelle que simplement une icône. Le dommage, c'est qu'on ne la perçoit pas souvent, alors il nous faut des icônes pour nous souvenir de ce qui est.
Bon, je ne les vois pas les icônes parce que le Seigneur a pensé juste et bien de m'enlever la vision oculaire, on va dire ainsi peut-être bien que mon œil m'aurait fait tomber qui sait ? en attendant parfois physiquement à cause de ceci je tombe, mais c'est vrai je n'ai pas cassé d'os comme dans le psaume.
Le Seigneur veille sur tous leurs os, pas un ne sera brisé.
Voilà, les psaumes, ce sont comme un peu des amis, je les apprends par cœur tout simplement parce que, ainsi, ils peuvent jaillir dedans moi en cas de besoin n'importe où, dans n'importe quelle situation de la vie hop je m'énerve par exemple et voilà qu'il me vient aussitôt : "irritez-vous mais ne péchez pas", du coup je me récite à l'intérieur tout le psaume 4 et je me sens mieux ou, en tout cas, moins mal et surtout je n'ai pas fait sortir mon agacement au dehors et de ce fait je n'ai blessé personne et c'est important parce que les Vivants ont besoin, vraiment besoin, de prières et d'icônes et de manifestation de patience et de beaucoup d'amour.
Depuis que j'ai accès à votre site, chaque jour je vais lire la petite pensée du jour de Maxime le Confesseur, cela m'a aidée à progresser dans le maniement de mon ordinateur, c'est comme une visite que me ferait le Ciel dans ma maison et viendrait chuchoter : Voilà, le Vivant, le toujours Vrai, le Seigneur il passe partout, il traverse le temps, il s'introduit dans les ordinateurs, alors pas de souci.
Je sers le Ciel en prêtant mes mains au soulagement de patients, j'aime mon métier et je l'ai appris parce que mes yeux ont un jour été rendus aveugles, cela d'une certaine manière m'a obligée à regarder le monde autrement, et je le vois bien beau, même si la vie est un truc vraiment difficile et bruyant et plein de difficultés, c'est comme cela que j'ai vu mourir bien des gens dans les hôpitaux, comme cela que je me suis dit que c'est juste quand Dieu permet et qu'il est faux de penser qu'on peut décider du jour de l'heure de sa propre mort, on se fait croire ceci et alors cela blese mais la naissance comme la mort, ce sont des trucs complètement hors de notre pouvoir, comme la météo ou le vent sur les ailes de qui le Seigneur vole, si on voit, on ne peut pas sentir voler Dieu dans le vent dans les branches des arbres, dans les feuilles qui glissent sur le trottoir en chuchotant, il y a des gens qui voient et qui regardent ce sont vous les moines souvent, pas toujours, ce sont ceux qui prient beaucoup et souvent, mais pas comme un bavardage solitaire, qui prient comme on discute avec le Ciel aussi le silence est ami dans ce dialogue là.
Merci petit moine pour votre site, et toutes les belles choses lumineuses que vous partagez avec un tas d'inconnus.
Mon ordinateur est équipé d'un logiciel de synthèse vocale appelé JAWS, je l'utilise un peu au petit bonheur la chance car je n'ai pas encore pris le temps de suivre une vraie formation en informatique. alors des fois j'arrive du premier coup à faire ce que je souhaite, des fois non,le logiciel ne lit que les fichiers textes, alors quand celà tombe sur une image, ca dit "lien image" et il faut attendre pour avoir du texte. il y a des gens qui sont très câlés en informatique et qui utilisent ce logiciel avec beaucoup de talent. Moi, non, juste un peu.
Chez moi, il y a des icones, il y en a même un bon peu, un christ en relief et la Mère de Dieu aussi en relief, autrement pas mal de cartes ou icones collées sur bois, je les aime profondément pour ce qu'elles représentent, et c'est vrai qu'elles ont une odeur celle du bois déjà, et aussi un peu parfois autre chose soit que j'en ai envie, soit que c'est vrai impossi ble de savoir en réalité, mais elles habitent dans ma maison.
Dans ma maison aussi il y a deux chiens, un vieux labrador noir de 15 ans et demie qui est mon premier chien guide et qui reste avec nous tant que le Ciel nous le laissera un bonheur de gentillesse et aussi il y a une petite golden retriver de 5 ans, qui actuellement me sert de guide pour rempolacer le vieux toutou qui ne fait plus que dormir, manger, accueillir les patients, et aussi être tendre, voilà son nouveau job et il le fait bien.
ma maison est une petite maison de ville ave un jardin, en bas, c'est le lieu o'u je travaille le cabinet ^^u je reçois mes patients, et à l'étage un petit logement où je vis. Il y a des icones dans ma salle de soin, St Pantalaimon, St Arsène de Capadoce (et c'est lui qui m'a incitée à apprendre les psaumes) lui, il savait guérire en utilisant les psaumes, moi j'utilise les psaumes et mes mains bon et je ne guéri personne, je prend juste soin de mon mieux des patients que le Ciel m'envoie pour le momoent il n'y a pas eu de guérison chez moi, peut-être un jour ? en attendant il y a plein de douceur qui vient des icones et qui protège ma maison et mes patients aussi mes chiens. Au monastère, quand j'y vais, là je trouve que les icones ont une odeur délicieuse, celà vient sans doute de l'ensens et de ce qu'elles sont chez elles dans leur maison.
Les miennes sans doute sont un peu comment dire hors leur contexte originel en mission spéciale de protection et d'aide toutes ont été bénies lors de liturgies, mais bon elles habitent dans un lieu un peu compliqué pour elles, je me dis que c'est leur travail, aider et adoucir.