fête du saint archange Michel
Par ptit moine le mercredi 21 novembre 2007, 08:00 - fêtes - Lien permanent
Au Mont-Saint-Michel
Un récit du IXe siècle, la
Revelatio ecclesiae sancti Michaelis, rapporte comment le culte de
l'Archange a été introduit au Mont-Saint-Michel.
Une nuit de l'an 708, saint
Aubert, évêque d'Avranches, vit en songe saint Michel qui lui demandait de
construire un sanctuaire en son honneur sur le rocher. Après avoir hésité,
saint Aubert construisit une église qui devint, sans doute très rapidement, le
siège d'un important pèlerinage. Le plus ancien pèlerin connu est un moine
franc, nommé Bernard, qui au retour d'un voyage au Mont-Gargan, à Jérusalem et
à Rome, en compagnie d'un moine italien et d'un Espagnol, se rendit seul au
Mont vers 867-868.
En 966, la garde du sanctuaire a été confiée par le duc de
Normandie Richard Ier à des moines bénédictins de Fontenelle
(Saint-Wandrille) qui ont réussi à intensifier la dévotion en l'honneur de
l'Archange.
L'abbaye a été transformée en prison pendant la Révolution (française !) et
l'est restée pendant un siècle. Et ce n'est qu'un siècle plus tard (2e moitié
du XXe s.) qu'une communauté monastique a repris possession des lieux !
Illustration : détail du livre d'Heures de Pierre II de Bretagne (XVe
s.).
Quelques chants religieux en français sur des mélodies de la tradition orthodoxe russe sur le site de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel : abbayedumontsaintmichel.cef.fr. (Il me semble que les mélodies byzantines sont mieux adaptées à la langue française que les mélodies russes de tradition plus récente...)
On découvre des trésors sur le site de cette abbaye. Par exemple une bibliothèque des ouvrages des Pères de l'Église en ligne et en français :
abbayedumontsaintmichel.cef.fr/bbth/bibliothequeperes.php




Commentaires
Bravo pour l'écriture en hébreu ! Une toute petite nuance, cependant : מיכאל est une question, non une affirmation : "Qui est comme Dieu ?" (מי "Mi" étant un pronom interrogatif). Le nom du saint archange renvoie donc à la transcendance de Dieu à qui nul ne peut être comparé...
Et même que l'église catholique romaine en a gardé le souvenir, dans ses hymnes et ses images en l'honneur de Saint Michel, sous la forme latine de "Quis ut Deus ?"
Le plus cocasse de l'histoire de la révélation de l'archistratège à l'évêque d'Avranches est qu'après que, comme beaucoup de saints voyants et de prophètes, l'évêque ayant eu peur et hésité, au bout de sa troisième visite l'archange Michel a enfoncé un doigt dans son crâne, laissant un trou que l'on peut encore voir aujourd'hui!
Voilà, le reliquaire du crâne de saint Aubert nous le présente de profil, avec une ouverture bien visible à so sommet...