noire comme un aigle
Par ptit moine le samedi 24 novembre 2007, 22:00 - vlog - Lien permanent
10e anniversaire du décès de la célèbre pianiste chantante, de la religieuse de la chanson française (1930-1997).
Clins d'œil : sa grand-mère était russe (Varvara Brodsky) ; après la guerre elle se retrouve au Vésinet avec sa famille ; elle est enterrée au cimetière de Bagneux.
En 1987 — dix ans avant sa mort — au théâtre du Chatelet.
► Une sélection d'autres vidéos : Barbara.
« C'est un mensonge quand on dit qu'on avance vers la vie, on passe (emphatique) par la vie » (à François Deletraz dans "Opus", sur France Culture en 1993).
L'aigle noir
(Paroles et Musique: Barbara 1970 © Warner Chappell
Music France)
Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,
Lentement, les ailes déployées,
Lentement, je le vis tournoyer,
Près de moi, dans un bruissement d'ailes,
Comme tombé du ciel,
L'oiseau vint se poser,
Il avait les yeux couleur rubis,
Et des plumes couleur de la nuit,
A son front brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné,
Portait un diamant bleu,
De son bec il a touché ma joue,
Dans ma main il a glissé son cou,
C'est alors que je l'ai reconnu,
Surgissant du passé,
Il m'était revenu,
Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi,
Retournons au pays d'autrefois,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Pour cueillir en tremblant,
Des étoiles, des étoiles,
Comme avant, dans mes rêves d'enfant,
Comme avant, sur un nuage blanc,
Comme avant, allumer le soleil,
Etre faiseur de pluie,
Et faire des merveilles,
L'aigle noir dans un bruissement d'ailes,
Prit son vol pour regagner le ciel,
Quatre plumes couleur de la nuit
Une larme ou peut-être un rubis
J'avais froid, il ne me restait rien
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin
Un beau jour, ou peut-être une nuit,
Près d'un lac, je m'étais endormie,
Quand soudain, semblant crever le ciel,
Et venant de nulle part,
Surgit un aigle noir,
Un beau jour, une nuit,
Près d'un lac, endormie,
Quand soudain,
Il venait de nulle part,
Il surgit, l'aigle noir...






Commentaires
Je pensais qu'elle avait plus de fans.
Mais on voit tout de même au premier plan une couronne de fleurs venue de Göttingen avec un drapeau allemand : en souvenir de sa chanson.
Merci aux parents pour la photo !
Göttingen
Bien sûr, ce n'est pas la Seine
Ce n'est pas le bois de Vincennes
Mais c'est bien joli tout de même
A Göttingen, à Göttingen.
Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent
Mais l'amour y fleurit quand même
A Göttingen, à Göttingen.
Ils savent mieux que nous, je pense
L'histoire de nos rois de France
Herman, Peter, Helga et Hans
A Göttingen.
Et que personne ne s'offense
Mais les contes de notre enfance
"Il était une fois" commence
A Göttingen.
Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.
Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l'âme grise de Verlaine
Eux c'est la mélancolie même
A Göttingen, à Göttingen.
Quand ils ne savent rien nous dire
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même
Les enfants blonds de Göttingen.
Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent
Mais les enfants ce sont les mêmes
A Paris ou à Göttingen.
O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime
A Göttingen, à Göttingen.
Et lorsque sonnerait l'alarme
S'il fallait reprendre les armes
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.
chorégraphie de Béjart sur une chanson de Barbara.
Étonnant comme tout à coup sur un blog apparaissent de superbes vidéos (peu connues !)
merci à Jean.