à Bruxelles
Par ptit moine le mercredi 16 janvier 2008, 11:02 - Lien permanent
Père Radu : évêque de Bruxelles ?
Une drôle d'information publiée ici :
http://www.portal-credo.ru/site/?act=news&id=59647&topic=515
Dès que je trouve un peu de temps, j'essaie de mettre mon nez dans
tous ces schismes issus de l'Église hors frontières, car bientôt, il n'y aura
plus moyen de s'y retrouver.
Si je ne me trompe, de la mouvance du métropolite Vitaly sont issus deux groupes : celui du métropolite à Mansonville (Canada) et celui de l'archevêque Lazare en Russie.
Le premier groupe s'est scindé en deux groupes. Le deuxième groupe de ce premier groupe s'est lui aussi scindé en deux groupes (avec leur siège en Russie) ayant chacun son métropolite.
Le premier-premier groupe est apparemment lui-aussi en train de se scinder. Le Père Radu a été fait évêque par un de ces évêques.
Il y a encore le groupe de Mgr Agafangel, qui s'est séparé au moment de la signature de l'Acte de communion avec le Patriarcat, et qui engendre des évêques avec l'aide d'anciens calendaristes grecs.
Sans oublier Mgr Valentin de Souzdal qui a quitté l'Église lorsque celle-ci l'a défroqué, pour fonder sa propre église (normal...).
Bon, cela fait combien tout cela (pour l'instant...) ? : 1+1+1+1+1+1+1+1=8.
C'est clair ? Pas vraiment ? Il va donc falloir constituer une liste recensant tous ces «évêques», car en France, sur les quelques paroisses de l'Église hors frontières, on a trois juridictions, plus celle du patriarcat de Moscou, plus celle de Daru-Constantinople : on y commémore six évêques ou évêques-erzatz différents.
Cela donne quand même le choix aux ceusses qui veulent devenir orthodoxes russes...
Une drôle d'information publiée ici :
http://www.portal-credo.ru/site/?act=news&id=59647&topic=515
Dès que je trouve un peu de temps, j'essaie de mettre mon nez dans
tous ces schismes issus de l'Église hors frontières, car bientôt, il n'y aura
plus moyen de s'y retrouver.Si je ne me trompe, de la mouvance du métropolite Vitaly sont issus deux groupes : celui du métropolite à Mansonville (Canada) et celui de l'archevêque Lazare en Russie.
Le premier groupe s'est scindé en deux groupes. Le deuxième groupe de ce premier groupe s'est lui aussi scindé en deux groupes (avec leur siège en Russie) ayant chacun son métropolite.
Le premier-premier groupe est apparemment lui-aussi en train de se scinder. Le Père Radu a été fait évêque par un de ces évêques.
Il y a encore le groupe de Mgr Agafangel, qui s'est séparé au moment de la signature de l'Acte de communion avec le Patriarcat, et qui engendre des évêques avec l'aide d'anciens calendaristes grecs.
Sans oublier Mgr Valentin de Souzdal qui a quitté l'Église lorsque celle-ci l'a défroqué, pour fonder sa propre église (normal...).
Bon, cela fait combien tout cela (pour l'instant...) ? : 1+1+1+1+1+1+1+1=8.
C'est clair ? Pas vraiment ? Il va donc falloir constituer une liste recensant tous ces «évêques», car en France, sur les quelques paroisses de l'Église hors frontières, on a trois juridictions, plus celle du patriarcat de Moscou, plus celle de Daru-Constantinople : on y commémore six évêques ou évêques-erzatz différents.
Cela donne quand même le choix aux ceusses qui veulent devenir orthodoxes russes...




Commentaires
...donc dans le doute on s'abstiendra de devenir orthodoxe russe...( de peur de se tromper...)...on peut même créer un nouveau slogan publicitaire : "l'orthodoxe russe, méfiez vous des imitations ! Exigez l'authentique !".... ( plus cher que la contrefaçon ??? )
A propos de la diffusion sur le forum « orthodoxierusseoccident »
du communiqué, délivré par portal-credo.ru du 13.01.08
traduit du russe par P. Victorov.
Un mot à propos de la traduction française : elle est dans l’ensemble très correcte. Un seul point laisserait cependant à désirer : l’expression « doyen de l’épiscopat », utilisée à propos de l’évêque Vladimir, pourrait laisser penser à un titre particulier. Or l’évêque Vladimir n’est que « le plus ancien dans l’ordination épiscopale » (il avait été sacré le 6 novembre 2001, et les autres évêques successivement le 11 novembre 2001 et les 28 et 29 juin 2003). Au décès du Métropolite Vitaly, l’évêque Vladimir avait proposé de le commémorer en premier, jusqu’au prochain Concile; cette proposition avait été acceptée par les membres du Synode pour symboliser l’unité de l’Eglise par un évêque, sans lui conférer une fonction distincte par rapport aux autres évêques.
A la lecture de l’information proprement dite, on est en droit de ressentir une grande amertume de tout ce qui peut se passer dans l’Eglise. Une analyse critique de cette information devrait permettre de dissiper quelque peu cette amertume.
Le journaliste titre : « l’évêque Antoine a sacré tout seul des évêques... ». Alors que dans le texte, par. 2, il est écrit : « les nouvelles ordinations... ont été effectuées sans une décision du Synode, ni même l’accord du doyen de l’épiscopat, l’évêque Vladimir ». L’évêque Antoine aurait pu, cependant, procéder au sacre avec le concours d’un autre évêque ; dans ce cas il est tendancieux de titrer : « l’évêque Antoine a sacré tout seul », d’autant plus que dans le par. 1 le cas est évoqué. En effet, l’évêque Antoine s’était assuré du concours de l’évêque Bartholomé, dans une conversation téléphonique enregistrée. L’évêque Bartholomé est membre du Synode, et le sacre a donc été décidé par deux évêques du Synode sur trois. Etant donné que l’évêque Bartholomé ne pouvait se déplacer, et que l’expédition envisagée à Edmonton au Canada n’a pu être réalisée, et que la crise dans notre Eglise s’amplifiait, l’évêque Antoine a pris la décision de procéder au sacre seul avec l’accord de l’évêque Bartholomé. On peut discuter sur la nécessité de la présence physique de deux évêques pour un sacre, mais il n’est pas correct d’affirmer que « l’évêque Antoine a sacré tout seul ».
Dans le deuxième paragraphe, le journaliste affirme que « L'évêque Antoine... ne soutient pas les initiatives des autres évêques pour réunir le Concile des évêques afin de régler administrativement et canoniquement la direction de l'ERHF(V) ». Il faut savoir que la réunion du Concile est précédée d’une décision et d’une élaboration de l’ordre du jour en Synode, ensuite a lieu la convocation au Concile par le Président du Synode. Dans le cas présent, le Synode est sans président. Au décès du Métropolite Vitaly, le Synode comportait les évêques suivants : Vladimir, Antoine, Bartholomé (ce dernier avait déposé une demande de congé du Synode, pour raison de santé, mais aucune décision synodale n’avait été prononcée à ce jour). Un antagonisme apparut presque immédiatement au sein du Synode à propos de l’évêque Anastase. L’histoire de ce dernier est complexe : en juin 2006 il avait milité en faveur des deux évêques qui voulaient s’emparer du pouvoir dans l’Eglise, puis il les avait quittés au moment de leur sécession ; l’évêque Vladimir le considérait comme un ennemi de notre Eglise, mais il tenait à ce qu’il soit invité au Concile. La question de l’invitation de l’Evêque Anastase avait opposé les deux évêques Vladimir et Antoine au point de provoquer une stagnation administrative, puis une impasse. On peut discuter des raisons de l’un et de l’autre, mais on ne peut en aucune façon affirmer que l’Evêque Antoine « ne soutenait pas les initiatives des autres évêques pour réunir le Concile ».
Le journaliste affirme par ailleurs que « des ultimatums à l'évêque Antoine pour qu'il n'empêche pas la réunion d'un tel Concile ont été adressés fin décembre par les participants d'une réunion des paroisses russes et de l'étranger de l'ERHF(V) à Alexin... ». D’abord il faut savoir que cette réunion, qui se voulait interparoissiale, n’avait pas été autorisée par l’évêque responsable, Mgr Antoine. Elle a cependant eut lieu et a réuni quatre prêtres et une dizaine de laïcs. L’Evêque Anastase, dont le message avait été lu au cours de cette réunion, encourageait les « congressistes » à se libérer de leur obédience à l’égard de l’évêque Antoine. Les résolutions de cette réunion largement diffusées, comportent un certain nombre de décisions, par exemple, de ne plus commémorer leur évêque légitime, l’évêque Antoine, de s’adresser à l’avenir à l’évêque Anastase, d’adresser à l’évêque Vladimir un ultimatum en vue de la réunion d’un Concile avant le 1er février 2008, etc., sauf « des ultimatums à l’évêque Antoine pour qu’il n’empêche pas la réunion d’un tel Concile ».
Il est étonnant qu’un journaliste, par ailleurs spécialisé dans les affaires concernant l’Eglise Russe Hors Frontières, ait livré des informations aussi tronquées, contradictoires et tendancieuses.
16 janvier 2008.
Pr. Benjamin Joukoff
Vous dites "Sans oublier Mgr Valentin de Souzdal qui a quitté l'Église lorsque celle-ci l'a défroqué, pour fonder sa propre église (normal...)."
Mais la défrocation était anticanonique et la juridiction de Mgr Valentin se porte on ne peut mieux avec 300 paroisses enregistrées en Russie et plus non enregistrée en dépit des persécutions iniques du Patriarcat de Moscou! Il est difficile d'aborder ce sujet et de dire ensuite je ne veux pas de polémique alors que vous lancez des attaques...