fin d'une époque
Par ptit moine le samedi 19 janvier 2008, 11:22 - événements - Lien permanent
La fin d'une époque, c'est aussi le début d'une nouvelle.Aujourd'hui, j'ai reçu la bénédiction pour remplacer mon paraman : de l'ancien, il ne reste que la croix, je l'ai mis sous cadre en souvenir.
Il m'avait été offert par les sœurs du couvent de Lesna...
Le nouveau (voir suite du billet) m'a été donné — providentiellement — l'été dernier par la mère supérieure du couvent du Mont des Oliviers à Jérusalem.
Le texte qui court autour de la croix dit : Je porte sur mon corps les plaies du Seigneur Jésus Christ (Азъ язвы Господа Iисуса Христа на тѣлѣ моемъ ношу).
Attaquons cette année et les suivantes avec cette protection et le souvenir que notre vie de moine est (doit être) comparable à celle des martyrs chrétiens des premiers temps.





Commentaires
Grand merci aux Soœurs et la Mère supérieure du Mont des Oliviers, pour leur attention.
Ne serait-ce pas une allusion à ce que dit l'Apôtre Paul (Galates 6. 17) : "я ношу язвы Господа Иисуса на теле моем" ?
Dans ce cas, il faut être gentil avec Ptit Moine, puisqu'avant ça, Paul a écrit : "Впрочем никто не отягощай меня".
Dites Albocicade, ce serait sympathique de traduire en français...
Allons, allons, Christophoros, on va être bien gentil et prendre sa Bible à l'épître de Saint Paul aux Galates, chapitre six verset dix-sept et ne pas embêter monsieur Albocicade comme ça, c'est juste qu'il a pris aussi une Bible russe !
D'ailleurs, il a retrouvé la version russe moderne de l'inscription que le Moinillon nous a cité en slavon.
Vous voulez une traduction? Qu'à cela ne tienne !
从 今 以 后 , 人 都 不 要 搅 扰 我 。 因 为 我 身 上 带 着 耶 稣 的 印 记 。
Ah, ces néomousquetaires !
), car le texte russe dit... ce
qu'il dit, alors que les traductions françaises s'en écartent :
Le GREC (Greek NT: Byzantine/Majority Text 2000) utilise le mot stigmates :Je pensais intervenir dans un commentaire, mais il faut en créer un nouveau...
Heureusement que DotClear (cette plate-forme de blogs) acceptent les caractères fantaisie.
Je trouve qu'il y a beaucoup de bon sens dans les commentaires d'Albocicade et de Christophoros (de Tertius aussi, bien sûr
του λοιπου κοπους μοι μηδεις παρεχετω εγω γαρ τα στιγματα του κυριου ιησου εν τω σωματι μου βασταζω
EN SLAVON :
Bon...toutes ces histoires de traduction renforcent ma conviction profonde. Puisqu'elles diffèrent toutes, je laisse l'exègèse des textes aux docteurs de la Loi, aux scribes et aux pharisiens et je me contente de la récitation du Notre-Père et du Je Vous Salue Marie...
Un autre exemple de traduction très différentes. Dans le superbe film le grand silence, un phrase du livre de Jérémie était ainsi traduite "Tu m'a séduit, Seigneur , et je me suis laissé séduire !" Dans un roman allemand, je l'ai lue ainsi "Tu m'as convaincu Seigneur et je me suis laissé convaincre" ! ( très différent....)
Certes, le texte russe dit... ce qu'il dit, mais il faut prendre avec précautions le terme grec "stigmata", ou plus exactement, il convient de le traduire, et non de le transcrire. En effet, le terme français "stigmates" provient bien des "stigmata" du Christ, ces "stigmata" étant comprises comme les "plaies" du Christ, dans le cadre de la stigmatisation de St François d'Assise. Néanmoins, en grec, le terme désigne aussi bien la marque d'une piqûre, d'une brûlure, voire même un tatouage (celui-ci étant réalisé en "piquant" la peau), quand il n'est pas employé de manière métaphorique. Bref, le terme peut donc effectivement désigner les "plaies" du Christ (mais, à ma connaissance, aucune tradition ne rapporte que le saint apôtre Paul ait été stigmatisé), soit (par exemple) les cicatrices des coups qu'il a reçu pour avoir témoigné du Christ. C'est d'ailleurs la lecture qu'en fait Chrysostome dans son commentaire de l'épître aux Galates http://www.abbaye-saint-benoit.ch/s...
J'espère, ô moinillon, ne pas vous faire de peine en écrivant cela...
@ Christophoros :
Vous allez encore me ranger parmi "les docteurs de la Loi, les scribes et les pharisiens", j'en suis bien navré.
...euh..non... cher Albocicade... je ne range personne parmi... je m'efforce de ne pas me ranger moi-même parmi... (surtout qu'en "qualité" de juriste j'ai comme une vague tendance aux "coupages" de cheveux en quatre et autres gymnosophismes...)