maxime le confesseurDivulguer, sans céder à la passion, le péché d'un frère, on le peut pour deux raisons : pour le corriger, pour être utile à un autre. Hors ces deux cas, en parler soit à l'intéressé, soit à un autre, c'est le blesser ou médire de lui, sans pouvoir échapper à la déréliction de Dieu ; nous tomberons nous-mêmes dans la même faute ou dans une autre, et les reproches d'autrui, ses médisances sur notre compte, nous couvriront de honte.
Maxime le Confesseur : Troisième centurie

C'est sûrement pour les moines, et pour tous les chrétiens vivant en communauté, un moment difficile : quand faut-il parler des fautes du frère si l'on voit qu'elles se transforment en habitude, quand faut-il se taire ? D'autant que, très souvent, on s'imagine des fautes qui n'existent pas en réalité, mais sont suggérées...