Hâte-toi de m'ouvrir tes bras paternels
Par ptit moine le dimanche 24 février 2008, 10:49 - quoditien liturgique - Lien permanent
Le deuxième dimanche avant le début du Grand carême est consacré à
la parabole du Fils prodigue (Luc 15, 11–32).
C'est pour les moines plus particulièrement, une sorte de rappel. Car le chant
qui sert d'introduction à la cérémonie de la tonsure
est précisément celui (sedalen après la 3e ode) qui est chanté lors du
canon de
ce jour :
Le texte slavon diffère légèrement dans les deux versions, car c'est, bien sûr, une traduction du grec.« Seigneur, hâte-Toi de m'ouvrir Tes bras paternels, car j'ai follement dépensé toute ma vie ; considère le trésor inépuisable de Ta pitié, Sauveur, ne méprise pas la pauvreté de mon cœur ; vers Toi, Seigneur, je crie plein de componction : Père, j'ai péché contre le ciel et contre Toi. »

Je propose ce chant remarquablement «interprété» par la chorale des sœurs du couvent de l'Entrée au Temple à Ivanovo.
D'autres chants de cette chorale sont disponibles sur ce site : www.inozemtsev.nne.ru/psalms/embrace.htm (cliquer dans la colonne de droite).
Les moines bénédictins de Clerland, en Belgique ont manigancé il y a une dizaine d'années un petit film animé sur le fils prodigue : http://www.dti.be/prodigue/fr/movie2.htm
On n'est pas obligé d'aller jusqu'à la fin... Il sont fous ces Belges !




Commentaires
Un petit sondage en famille m'a convaincu d'une chose : le terme "prodigue" n'est plus vraiment compris. J'ai donc du traduire "le fils dépensier", ou même "gaspilleur".